Excellent . L'effet rétroactif de l'intrigue est magnifiquement mise en scène . 2 ados pleins d'émotions , d'énergie ; de faiblesses inavouées , cachées . Réalisé d'une main de maître .
spoiler: C'est l'histoire d'un tremblement de terre trop pourri y'a pas d'effet spéciaux. Rendez-moi San Andreas, les biceps de The Rock et Mickael Bay !!!
- Cette critique contient des spoilers -
Je ne connaissais au film que sa palme, ses excellentes notes (96% RT & 4,0 sur Allocine) et son réalisateur dont je n'avais pas noté qu'il avait dirigé le déjà habile, nuancé et émouvant "Une affaire de famille". "l'Innoncence" porte ces mêmes qualités.
Une Palme d'or du scénario japonaise de 2H10... autant vous dire que je ne m'attendais pas à un rythme aussi soutenu et à une telle richesse d'actions. L'innocence est en fait un véritable thriller lors duquel on ne voit pas le temps passer. Dommage d'ailleurs que ce type de film qu'on imagine chiant (contemplatif à minima) soit markété / vendu comme "masterpiece" "deeply moving" "heartbreaking" alors qu'il est aussi un film "facile". Vraiment. Il a d'ailleurs quelques défauts de ses qualités grand public : - Il se base sur le très utilisé effet Rashōmon (Gone Girl, The last dual...) - La cabane (ou presque) dans la forêt comme refuge des enfants - La BO est aussi ostentatoire que dans une série Netflix - Le scénario et les quiproquos amenant le drame ne sont possible que grâce à l'invraisemblable incapacité des personnages à se parler - le film débute à nouveau avec une prolo esseulée victime d'injustice qui se heurte à une administration insensible - le cœur de l'intrigue se révèle à nouveau être la honte d'être homosexuel
Personnellement j'ai aussi toujours du mal à rentrer / comprendre les personnages asiatiques habité par le sens de l'honneur ou l'expression d'un respect de façade qui n'est en fait qu'un refus de se livrer. Cela parait tellement anachronique dans nos sociétés occidentales où l'on place le dialogue et l'expression des sentiments (le consentement mais pas que) comme une pierre angulaire des relations sociales. En 2023 son utilisation m'apparait moins comme l'expression d'une culture japonaise qu'un artifice scénaristique bien commode pour faire monter la sauce. J'ai aussi trouvé qu'Hori surjouait, notamment dans le final, avec des courses et gesticulations ridicules. J'ai enfin été très surpris du peu de place donné aux écrans et réseaux sociaux dans le processus de harcèlement.
J'ai adoré tout le reste. J'ai été happé dès les 40 premières secondes et la succession des trois plans qui s'élargissent progressivement : les pas dans l'herbe en plan rapproché, le camion de pompier saisi en surplomb et le panorama lointain sur la ville de nuit. Il existe bien quelques temps mort mais le rythme est très soutenu, le dévoilement progressif de l'intrigue maintient le suspense ininterrompu et à l'exception du père ivrogne, les personnages sont suffisamment nuancés pour qu'on s'y attache.
J'ai aussi aimé l'innocence parce que j'ai l'impression de l'avoir compris, j'ai anticipé certains événements et ai aimé découvrir des détails que j'avais loupé (la photo sur le bureau de la directrice, le ridicule du gay en pub télé...).
Enfin j'ai aimé ce film parce qu'en parallèle de sa sombre enquête policière, il parvient à être un chatoyant film sur l'amitié. Il m'a rappelé le bonheur de l'enfance et la magie d'un wagon abandonné. Mais Kore-eda m'a aussi touché en tant que parent car il nous rappelle à quel point le dialogue avec les enfants nécessite attention et interprétation : "j'ai un cerveau de porc" = "je suis attiré par les garçons".
Chacun décidera de l'issue d'une fin dans laquelle la barrière du chemin de fer a disparu car finalement peu importe, on est ému quelque soit le destin de ces deux enfants qui viennent de comprendre qu'il n'y a pas de réincarnation. Cette vie est la seule que nous avons.
Dans une environnement culturel pudique et un contexte familial monoparental, l'histoire d'un pré-ado qui exprime difficilement ses émotions. Un sujet universel ... Le film plein de délicatesse parle de la complexité relationnelle vécue par 3 personnes au même moment. Un film qui fait réfléchir ... Bonair
Très beau film. La même histoire vécue différemment par trois personnages, la mère, l'enseignant et le jeune garçon. Les parties sont inégales mais la dernière, celle du jeune garçon est absolument exceptionnelle.
J'ai beaucoup apprécié le film L'Innocence de Kore-eda. C'est un film complexe et nuancé qui explore des thèmes tels que l'innocence, la responsabilité et la justice.
Le film commence par une bagarre entre deux enfants, Minato et Ryota. L'incident est rapidement transformé en une affaire nationale, et les deux garçons sont accusés d'actes graves. La mère de Minato, Asako, est convaincue de l'innocence de son fils, et elle se lance dans une quête pour prouver sa culpabilité.
Au cours de son enquête, Asako découvre que le système scolaire japonais est souvent cruel et injuste. Elle voit comment les enfants sont facilement stigmatisés et marginalisés, et comment les adultes peuvent être prêts à sacrifier l'innocence des enfants pour protéger leurs propres intérêts.
Le film est magnifiquement réalisé et interprété. Les acteurs sont tous excellents, en particulier Andō Sakura dans le rôle d'Asako. La musique de Ryūichi Sakamoto est également magnifique et contribue à créer une atmosphère de tension et d'incertitude.
Film sublime dans sa construction et sa sensibilité. Un immense Kore-Eda après une Histoire de famille. Un film avec des points de vue polyphoniques qui renouvellent le genre, avec un faux suspense final exceptionnel. A voir absolument
Une histoire de harcèlement ? Un scénario subtil.Un triptyque hypnotique qui , crescendo, nous plonge dans la psyché de l' enfance .Nous rappelle la force de l'amitié, mais peut-être aussi et surtout que le sentiment amoureux dépeint , ici ,avec délicatesse et pudeur n'a pas d'âge.
Un vrai questionnement sur l'amitié, l'amour, la violence, l'interprétation, le mensonge, etc ... On en prends plein la vue et les oreilles ! Et en plus ça fait réfléchir. Même sur le dernier plan, on se demande si la vie continue ou si c'est un autre monde qui s'ouvre. D'ailleurs si quelqu’un à un avis, je suis preneur. A voir de mon point de vue.
Le titre porte très bien son nom : on change sans cesse de regard et les soupçons sur chaque coupable s'effacent pour se poser sur un autre personnage. Une forte critique sur l'harcèlement scolaire, mais aussi un beau film sur l'amitié et l'amour maternel.
Vaillante blanchisseuse, elle s'inquiète du comportement de son fils qu'elle élève seule depuis la mort de son père. Il revient blessé du collège. Harcèlement entre élèves, problème avec un prof ? Courbettes, humiliations, mensonge, préjugés et enfance ... Superbe