Super film, avec une petite mamie qui réussit à se mettre dans des situations cocasses et absurdes, le tout ponctué par des scènes touchantes et réalistes, ce qui rend le film très agréable à visionner.
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3,0
Publiée le 24 juillet 2024
Le début de "Thelma" m'a beaucoup fait penser au film hongrois "Az unoka" avec cette même arnaque subie par deux personnes âgées. La différence, c'est que le film de Kristóf Deák est plus un thriller avec le petit-fils qui prend les choses en main tandis qu'ici, il s'agit d'une comédie avec la grand-mère qui se lance elle-même à la recherche des escrocs. Dans les deux cas, l'histoire est cousue de fil blanc avec la piste qui est facilement remontée. On va dire que l'intérêt est ailleurs, mais les péripéties sont moyennes et le rythme inégal. Cependant, il reste un duo attachant qui fait de son mieux pour compenser des seconds rôles très en retrait. L'écriture des personnages des parents est par exemple totalement ratée. Bref, un petit film oubliable, mais sympathique, charmant et parfois amusant.
Vu en avant-première. Comment un film de vieux peut-il être filmé comme un film d'espionnage ? Voilà sûrement la question que s'est posé le réalisateur et qui a réellement un casting de rêve. June Squibb est extraordinaire d'énergie et de drôlerie, elle porte le film sur ses épaules. Comment une vieille dame qui vient de s'être faite arnaquer par téléphone part à l'aventure pour récupérer son argent. Les dialogues sont ciselés et contrastent entre les vivants qui prennent des risques et les superficiels qui vivent confortablement mais ne prennent aucun risque (les échanges de banalités sont énormes, il y a une réelle critique sociale virulente). Beaucoup de détails sont vraiment drôles et l'humour noir est forcément présent (la mort, les pertes de mémoire, l'état de santé, la lenteur des vieux), même s'il y a aussi des scènes émouvantes. Chaque personnage est soigné et est montré sous un visage faillible, touchant, fragile. En un mot : humain.
Intéressant d'aller jusqu'au bout pour constater la différence abyssale entre les humours américains et français. Tout tombe à plat : les parents naïfs benêts, le petit-fils benêt et immature, l'arnaqueur cacochyme (excellent de retrouver le célèbre McDOWELL de Orange Mécanique), cette très vieille dame spoiler: qui peut faire du scooter dans un établissement médical et qui arrive à faire un transfert de banque à banque et qui met en joue des gangsters (situations totalement invraisemblables),… A pleurer !
On a enfin trouvé le pendant féminin de Richard Farnsworth, l’inoubliable nonagénaire du film le moins « lynchien » de David Lynch, le chef-d`œuvre « Une histoire vraie » et son papi traversant le Midwest en tondeuse à gazon. Ici, point de drame fraternel ou de road-movie à la lenteur inégalée mais une mamie voulant récupérer son dû après avoir subi une arnaque téléphonique. Deux univers cinématographiques aux antipodes mais qui ont pour point commun un personnage principal non pas du troisième âge mais du quatrième! On pourrait citer aussi le « Nebraska » d’Alexander Payne dans ce type rare de film avec un protagoniste titre ayant dépassé les soixante-quinze voire les quatre-vingt printemps. Et si Bruce Dern jouait le rôle principal, sa femme était déjà interprétée par June Squibb, géniale incarnation de la Thelma du titre.
Et c’est peu dire que la comédienne de plus de quatre-vingt-quatorze ans (!) nous en met plein la vue dans ce « Thelma » qui lui doit beaucoup. Alors bien sûr, elle n’effectue pas de cascades pas plus qu’elle ne s’illustre dans des séquences agitées mais sa forme olympique, sa gouaille et son énergie durant l’heure et demie que dire le film impressionne. On peut assurément dire qu’elle porte le long-métrage sur ses vieilles mais solides épaules. À tel point que « Thelma » perd en intérêt et en rythme dès lors que le script s’égare à donner du temps d’écran aux seconds rôles qui l’entourent, pourtant incarnés par Parker Posey (reine du ciné indépendant US) ou Clark Gregg (illustre figure du Marvel Cinematic Universe). Le narratif parallèle les voyant partir à la recherche de notre mamie vengeresse sont parfois amusantes mais souvent futiles et guère palpitantes. On se dit que « Thelma » aurait dû se concentrer sur l’enquête de notre vieille dane pour obtenir réparation et par la même occasion, densifier l’intrigue policière ici un peu trop légère.
En effet, tout le sel du film se trouve dans cette mini-intrigue de polar qui voit Thelma et l’ancien interprète de Shaft, feu Richard Roundtree, partir en goguette pour découvrir qui a arnaqué notre nonagénaire. Et Josh Margolin, avec une mise en scène apprêtée mettant bien en valeur les pérégrinations du personnage principal et le soleil de cette banlieue californienne, de nous offrir pas mal des passages obligés des films d’action, d’arnaque ou d’enquête policière passée à la moulinette gériatrique. Courses-poursuites en scooter électrique, filature grabataire ou encore face-à-face armé entre personnes du troisième âge, le film s’amuse de et avec le personnage titre. Tout cela s’avère délicieusement caustique et cocasse et il y a pas mal de séquences vraiment rigolotes (même s’il faut avouer que l’on s’attendait à davantage de rires). Mais cela est compensé par quelques jolies réflexions sur la vieillesse et l’âge au sein de quelques passages presque nostalgiques. En tout cas, c’est sympa et ça prouve que, peu importe l`âge, un film peut être porté par une nonagénaire que ce soit en mode drame ou, comme ici, par le prisme d’une comédie policière.
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Comédie qui démarre bien, mais qui malheureusement s'essouffle très vite. Cette histoire part d'un bon sentiment, ne pas sous-estimer les capacités des personnes âgées, mais elle n'arrive à aucun moment à relever le niveau, qui est somme toute assez mince. C'est un film tout public du style "téléfilm de l'après-midi". Vous ne ratez rien si vous ne regardez pas ce film. Mignon, sympa, mais nullement indispensable.
Un film plutôt original et bien joué, en particulier le personnage de Thelma et son petit fils. Leur duo final est d'ailleurs très touchant. Mais le tout manque tout de même de rebondissements et de rythme et à tendance à se trainer un peu.
Une comédie familiale sympathique Une dame agée partie à la recherche de petits escrocs du web pour récupérer son argent Pas un grand film, mais un bon moment de détente
Des bonnes idées de mise en scène, un scénario original (le genre du thriller ré-adapté au 3ème âge, il fallait oser), des moments hilarants, on passe un bon moment devant Thelma mais le film restera pour moi assez oubliable.
C’est plus une comédie qu’un film d’action, mais c’était plutôt cool, simple, mais c’est toujours drôle de voir une vieille personne vouloir faire des choses qu’elle n’est plus censée pouvoir faire. C’est un peu The Beekeper avec une mamie dans le rôle de Jason Statham.