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Un visiteur
1,0
Publiée le 5 février 2008
George Jung est le premier dealer de coke des Etats Unis. Ce film nous narre donc son ascension, dans un premier temps. Cool attitude, hippie way of life et bande-son type des seventies: le film enchaîne les procédés stylistiques usés jusqu'à la moelle. On ne sent aucune résistance-ou presque- à l'ascension de Jung, le gros de l'histoire étant filmé à l'aide de ralenti sur fond de rock'n'roll... Le procédé n'oblitère pas une certaine efficacité mais ne creuse jamais le fond du problème. Dans un second temps, le film se fait moralisateur et sentimentaliste: le dealer passe par la case prison, se découvre papa poule et voit sa vie se finir hanté par le regret de ne pas avoir mené une vie morale. Super. Après la cool attitude, donc, la déprime. Depp est toujours aussi minimaliste dans son interprétation, mais ici la sauce ne prend pas. Contrairement au long bad trip de Las Vegas Parano, son jeu semble en parfait décalage avec l'ambiance du film. Bref, un film à oublier pour son usage intempestif de gimmicks usants et son moralisme bête.
Certainement l’un de mes films préférés qui me touche à chaque fois que je le revois. Tout petit déjà, George Jung comprend rapidement l’importance de l’argent dans la vie par le biais de sa mère qui ne supporte plus de vivre dans la misère (selon son point de vue). Le jeune George va donc rapidement se donner comme objectif d’avoir une vie pas comme les autres. Il décide fin des années 60 de s’envoler pour la côte Ouest de la Californie où il va commencer à vendre de l’herbe. Les années passent est l’ambitieux George connaîtra la richesse mais aussi les trahisons. Tiré d’une histoire vraie, on suit avec grand intérêt le périple de George en quête de son rêve américain. Ce film est l’un des plus grands sur le trafic de drogues. Il marque aussi la fin de l’apogée de Johnny Depp artistiquement parlant (malgré quelques bons films, ces choix sont de plus en plus critiquables) qui marque d’ailleurs selon moi, sa meilleure performance avec celle du biopic d’Ed Wood. Pénélope Cruz est également excellente dans son rôle de diva dépensière et égoïste. Autre point à souligner, la bande originale qui est l’une des meilleures du cinéma (deux chansons me viennent en tête, That Smell de Lynyrd Skynyrd qui se marient très bien avec une scène excellente, la naissance de sa fille et enfin Rumble de Link Wray qui marque la découverte de la Californie psychédélique). Il y a tout de même des reproches à faire à ce film. Premièrement, il est dommage que le film ne suit que George, certes c’est un biopic, mais il aurait été intéressant de nous montrer l’entourage, je pense surtout au père qui possède une aura importante dans le film mais aussi cette affrontement des idéologies avec son épouse. Et enfin le deuxième reproche, le film est un peu court selon moi, il nous en faut plus, pour traiter la vie d’un des plus grands trafiquants de drogues de tous les temps. Pour conclure un film émouvant déjà culte à voir et revoir.
Certes, le scénario est tiré d'une histoire vraie mais bon ce film est sûrement trop court pour qu'on puisse s'imprégner des personnages. Les différentes périodes s'enchainent sans franchement nous atteindre même si cette histoire est plutot intéressante.
Rien de grandiose. Un film biographique trés classique dans sa conception. Le scénario est bon, sans plus. Les acteurs sont trés bons aussi. La fin est plutôt ratée. Pas indispensable.
« Blow » raconte la vie de George Jung, petit trafiquant de marijuana ambitieux, qui à la fin des années 70 est devenu l’un des plus gros importateurs de cocaïne colombienne aux USA. Le film souffre clairement de la comparaison avec les classiques du film de gangster, « Goodfellas » en tête, dont il reprend plusieurs éléments. Un protagoniste ambitieux et déconnecté des réalités, qui enchaîne les mauvais choix, les fréquentations douteuses, et les passages en prison. Une voix off qui fait la narration sur plusieurs décennies. On a même la présence (assumée ?) de Ray Liotta en figure paternelle ! Néanmoins, « Blow » n’a rien de déplaisant. La mise en scène tient la route et n’ennuie aucunement pendant ces deux heures. Et même si son personnage n’est pas follement attachant, Johnny Depp est très bon dans le rôle. C’est d’autant plus appréciable que le film se centre pleinement sur lui, reléguant les combines narcotiques au troisième plan. On a même quelques ellipses étonnantes (sa première arrestation ?). Parmi les seconds rôles, on repèrera Franka Potente dans son premier film anglophone, ou Penelope Cruz. Et en bonus, une toute jeune Emma Roberts ! Malheureusement les deux actrices sont quelques peu sous-employées… Il y a aussi des choix très étranges pour évoquer le temps qui passe. Tel que celui d’avoir pris Rachel Griffiths pour jouer la mère de Jung, l’actrice ayant en réalité 5 ans de moins que Depp ! Ou ces perruques, vêtements, et prothèses improbables, pour évoquer le vieillissement de nos personnages… qui gardent pourtant des minois très élégants ! Pas toujours adroit, « Blow » n’a donc rien d’un classique du film de gangster, mais se laisse regarder sans déplaisir.
Très classique dans son cheminement narratif avec les différentes étapes de l'ascension (traitée sur un mode léger, badin, presque burlesque) puis de la chute (au registre tragique) d'un baron de la drogue, ce biopic pâtit d'une mise en scène plate alourdissant le rythme malgré la multiplicité des péripéties. Porté par un Johnny Depp plutôt fade, surtout face à Pénélope Cruz, volcanique, le récit manque d'émotion - seul Ray Liotta insufflant de l'humanité à son personnage alors que les autres souffrent de superficialité et de caractères très stéréotypés, à l'instar des événements certes tirés d'une histoire vraie mais empreints de clichésspoiler: (l'associé qui trahit, la rédemption par la paternité, le voisin de cellule dealer à Medellin...) . Bien que le propos sur la distribution de cocaïne revête un aspect historique ou social intéressant et que les ficelles du métier montrent le manque de surveillance des autorités, l'emballage manque d'éclat et d'habileté. Décevant.
Tiré d'une histoire vraie, ce film raconte l'ascension et la chûte du plus gros revendeur de Pablo Escobar aux USA. On a pourtant un joli casting mais une fois le pitch établi, rien de vient transcender cette narration plutôt banale malgré le charme de Johnny Depp.
Racontant l’ascension et la déchéance du dealer de drogue « Blow » n’est en tant que tel pas un film criminel mais un portrait à échelle humaine d’un homme cherchant à tout prix à faire fortune. On regrettera le maniérisme de la mise en scène et un récit au final très platonique que seul relève la qualité de l’interprétation.
Biopic romancé sur un baron de la drogue américain, le premier à avoir inondé le marché américain de marijuana et de cocaïne, Blow vaut surtout le détour pour la prestation de Johnny Depp dans le role principal, qui fait des pieds et des mains pour donner une consistance et des aspérités à son personnage. Car l'ensemble, malgré une reconstitution d'époque honnête, reste très factuel, peu inspiré dans ses dialogues et dans les relations qui unissent les différents personnages, et moyennement réalisé par rapport aux références du genre. En bref, divertissant, mais loin de constituer la meilleure oeuvre du genre.