Quatrième film de l'univers twisted childhood, cette fois-ci centré sur le faon le plus populaire du septième art, Bambi : La Vengeance, réalisé par Dan Allen, est un mauvais long-métrage mais est, paradoxalement, la proposition la plus regardable par rapport à ses trois prédécesseurs. L'histoire nous fait suivre une mère et son fils qui, pour passer Thanksgiving en famille, prennent un taxi. Seulement, en chemin, le véhicule est attaqué par Bambi qui compte bien se faire justice après que sa mère eut été tuée par un chasseur et que la biche qu'il a rencontrée et donné naissance à leur petit se soit fait renverser par un camion transportant des déchets toxiques qui ont contaminé une rivière et transformé Bambi en une créature vorace après en avoir bu l'eau. Ce scénario s'avère loin d'être captivant à visionner tout du long de sa durée d'une heure et quart, mais contrairement aux versions de Winnie l'ourson et de Peter Pan, il a au moins le mérite d'être un minimum divertissant. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue basique mais plutôt fun détournant de façon horrifique le personnage mondialement connu imaginé par l'auteur Felix Salten. Déjà, le métrage a le mérite d'avoir un minimum de fond avec un message écologique, certes peu poussé, mais qui existe tout de même. Après, en soi, le récit n'est qu'un slasher bas de gamme avec pour seule particularité d'avoir un animal comme tueur en série. Tout cela donne lieu à une traque inversée puisque le chasseur devient le chassé et la proie devient le bourreau. Des chasseurs d'ailleurs représentés de façon extrêmement clichée. En découle une succession de scènes de mises à mort faisant toujours plus dans la surenchère au niveau de la violence et du gore qui en découle. L’intérêt est donc limité. Le ton dramatique et l'ambiance horrifique sont pour leur part moyennement bien retranscrits à l'écran. L'ensemble est porté par des personnages fades et peu attachants, ce qui fait qu'on se moque bien de leur sort. Des rôles interprétés de façon peu convaincante par une distribution de parfaits inconnus comprenant Roxanne McKee, Tom Mulheron, Nicola Wright, Samira Mighty, Alex Cooke ou encore Russell Geoffrey Banks. Mais la véritable tête d'affiche, c'est bien ce Bambi sous stéroïdes complètement enragé, à la taille impressionnante. Tous ces individus entretiennent des rapports ne procurant aucune émotion, si ce n'est de l'amusement tant tout est grotesque. Des échanges soutenus par des dialogues inconsistants au possible. Sur la forme, la réalisation du cinéaste britannique s'avère correcte. Sa mise en scène n'est pas très élaborée mais elle parvient à nous immerger dans cet univers improbable. De plus, elle évolue au sein d'un environnement boisé appréciable avec cette forêt plongée dans la pénombre qui sert de terrain de jeu mortel. Les effets spéciaux permettant de donner vie à la créature sont pour leur part risibles et dignes d'une série B. Ce visuel sanglant est accompagné par une bande originale de bonne facture grâce à ses compositions renforçant l'action et ayant un impact sur les images, sans pour autant être mémorables. Reste une fin acceptable annonçant comme toujours une suite pas vraiment désirée. En conclusion, Bambi : La Vengeance est un film ratant une nouvelle fois le coche, car si voir ces figures emblématiques de contes à la sauce horrifique est alléchant sur le papier, dans les faits, c'est raté.