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karpathakis y
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2,0
Publiée le 11 décembre 2019
C'est supposé etre un film comique mais je n'ai jamais ri ou souris. Et non je ne l'avais pas vu à sa sortie (heureusement ?). Très bonne interprétation de tous, très bonne caméra, mais on n'accroche pas. Un peu mieux que les Bronzés, ou autres Babas-cool et Elle voit des nains partout plus ou moins de la même époque. De plus c'est long plein de scènes inutiles, une histoire inintéressante a la limite incroyable. J'ai hésité entré très mauvais et pas terrible, donc c'est pas terrible pour le casting qu'on est heureux de retrouver et pour la musique de Jonasz.
Ne vous fiez pas au début, un peu long à démarrer. Sitôt que ce film démarre, c'est frais, défendant. Cette comédie est servie par des acteurs qui ont fait les beaux jours des meilleures comédies françaises. Marianne Sergent ou Christophe Bourseiller sont géniaux. Les dialogues sont savoureux. Un bond en arrière qui fait du bien au moral.
Clara et les chics types est un film que l’on a envie d’aimer. Un titre prometteur, des acteurs prometteurs, et puis un sujet qui sur le papier rend bien. Dans les faits, les choses sont malheureusement plus hasardeuses. Le métrage est intéressant par certains aspects, notamment dans sa volonté de mêler humour et sérieux, et de saisir avec une certaine justesse des tranches de vie diverses. Mais le traitement n’est pas vraiment au niveau. Le récit est peu fluide, le mélange humour-sérieux n’est pas vraiment maitrisé comme il devrait pour fonctionner pleinement, et je crois qu’il y a trop de personnages à gérer pour un réalisateur qui semble un peu dépasser. L’ambition est là, il y a de bons moments, mais globalement on s’ennuie un peu, et on peine à prendre un plein plaisir devant ce film inégal aux séquences qui s’enchainent sans grand liant. Le casting fait des efforts, mais c’est insuffisant. On retiendra une Balasko au top, un Daniel Auteuil solide, globalement des interprètes convaincants, bien qu’Isabelle Adjani m’a paru un peu en retrait en dépit de sa beauté rayonnante. Ils tendent quand même à se marcher sur les pieds par moment, et il est difficile de pleinement s’attacher à eux. Du moins, pas à tous. C’est dommage, car il y avait des rôles plutôt plaisant, mais les errances du scénario ne permette pas pleinement aux interprètes de se donner à fond, et je crois que l’humour moins loufoque que de coutume à un peu endimanché la troupe du Splendid. Visuellement c’est moyen. Quelques beaux plans, à l’image de la fin, mais un ensemble un peu daté, qui ne cache pas complètement un manque de moyens bien visible. J’ai été un peu déçu des prestations scéniques du groupe, peu mémorables niveau mise en scène. Bref, Monnet ne s’est pas franchement fait un nom, et on peut le comprendre. En revanche, la bande son n’est pas déplaisante, mais là aussi, peut-être pas aussi bonne qu’on pouvait l’attendre vu les noms derrière. En clair, Clara et les chics types suscitera l’attention des spectateurs qui seront capables de louer l’ambition du projet et les bonnes choses sous un vernis de maladresses un peu trop épais. On sourit par moment, on ressent de l’émotion à d’autres, mais globalement on peine à rire et à pleurer, et c’est dommage. Dans le registre doux-amer il y a beaucoup mieux à cette époque. 2.5
Autre brin de nostalgie avec ce film typique des années Splendide. Clara et les chics types, sorti en 1981, mise à 100% sur la rétrospection d’une décennie bien marquée par le boum économique, les difficultés financière et la recherche d’emploi. Une troupe d’acteurs aussi soudés dans la vraie vie que derrière leurs rôles respectifs. Une amitié fraternelle à fleur de peau, sans fioriture, dans la simplicité d’une vision cartésienne de la vie. Les tendances carpe diem des 70’s s’en ressentent fortement. Si ce film n’a plus rien d’exceptionnel en 2016, les trais juvéniles d’une troupe de comédiens ayant grandement influencé la comédie française d’aujourd’hui a un effet purement collector. De plus, les jeux dynamiques et naturels de Christian Clavier, Thierry Lhermitte ou Isabelle Adjani reste un réel plaisir intemporel. Une histoire sentimentale en pente douce entre rock de garage et aigreur mélancolique. 3/5
Ce n'est pas très bien foutu et le fil de l'intrigue est mince, ce qui fait que nous avons presque plus droit à une suite de scènes logiques les unes avec les autres qu'à une vraie histoire. Reste que si l'on accepte ce côté assez « décontracté », il n'est vraiment pas interdit de prendre un certain plaisir à cette comédie légèrement dramatique, s'appuyant avant tout sur la qualité des dialogues de Jean-Loup Dabadie et une belle brochette d'acteurs populaires tous très convaincants (allez, petite préférence pour Josiane Balasko et évidemment la somptueuse Isabelle Adjani, idéale pour faire tourner la tête de n'importe qui). L'occasion d'assister à quelques scènes vraiment drôles et parfois inattendues spoiler: (la petite plaisanterie routière qui tourne mal) , l'ambiance très 80's dégageant un agréable parfum de nostalgie. Loin d'être le film du siècle donc, mais un spectacle agréable et attachant : c'est toujours ça de pris.
Truffé de jeunes pousses en devenir aujourd'hui installées dans le cinéma français (Clavier, Lhermitte, Balasko, Adjani, Auteuil...), ce film recevait à sa sortie d'indulgentes critiques. Il est vrai à qu'à l'époque, ces comédiens talentueux insufflaient un vent nouveau, une certaine fraîcheur. Ils représentaient une jeunesse un peu je-m'en-foutiste bien sympathique. De purs produits de leur époque, en somme. Mais cela masquait un scénario pauvre et une mise en scène niveau téléfilm. En 2015, le film est complètement daté. Difficile d'adhérer aux dialogues faussement drôles, au style décousu, ou même à la bande originale, pourtant écrite par le génial Michel Jonasz et Manu Katché. Voilà l'exemple type d'un film démodé. Il était passable hier, il est mauvais aujourd'hui. Heureusement, le casting sauve le film de la nullité.
Dans un pays qui a fait de "Bienvenue chez les chtis" son plus gros carton et plus récemment un triomphe à "Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu?", est-ce finalement si étonnant que ce petit bijou de comédie intelligente y soit complètement oublié et mésestimé?
Premier film de Jacques Monnet, qui n'a plus jamais retrouvé cet état de grâce par la suite, ce film de potes a placé la barre tellement haut en 1981 qu'on n'a jamais fait mieux depuis, dans un genre pourtant devenu très à la mode ces dernières années. Si on excepte "Mes meilleurs copains" et ses quarantenaires post-soixante huitards (qui avait fait un four en salle en 1989….), aucun film de cette catégorie n'est parvenu à atteindre ce niveau d'écriture, parfait alliage de finesse et de drôlerie, enchaînant des dialogues imparables, signés Dabadie. Effectivement, il doit y avoir quelques dialoguistes aujourd'hui qui vendraient leur mère pour avoir le talent d'écrire autant de répliques absolument irrésistibles, placées par une bande de comédiens dans la fraîcheur de leurs débuts, dont Auteuil, Clavier, Lhermitte ou le génial Christophe Bourseiller. Aucun personnage n'est ici bâclé ou sacrifié. Aucun temps faible, ce qui est assez rare pour être précisé (même "Mes meilleurs copains" n'évitait pas ce défaut). De nombreuses scènes cultes (l'"accident" en mini-bus, Bertrand (Lhermitte) coincé en haut de l'immeuble, l'interrogatoire dans l'appartement-témoin, l'altercation avec les flics…) alternent subtilement avec de purs moments de douce mélancolie, comme la rencontre entre Clara et Bertrand. Car il y a quelque chose de particulièrement touchant dans l'itinéraire de Clara (Adjani, lumineuse) croisant celui de ce groupe de musicos en tournée, ayant en commun de fuir une cellule familiale dysfonctionnelle. Comme un nuage de nostalgie qui flotte au-dessus de ces personnages décalés et leur irrépressible envie de zigzaguer sur une route trop droite, à la recherche d'idéaux qu'une étouffante petite bourgeoisie est incapable de leur offrir. La dernière image du film est d'ailleurs parfaite d'éloquence, vignette poétique magnifiquement soulignée par la musique de Michel Jonasz: la bande au complet se retrouvant par hasard devant un miroir déformant, regardant avec une tendre lucidité leurs étranges reflets. Reflets de vies qui passent trop vite.
"Clara et les chics types" est le premier (et meilleur) film de Jacques Monnet. C'est une bonne comédie, légère sur la forme, beaucoup moins sur le fond. Elle utilise l'humour pour aborder le besoin de liberté (en amour, en choix de vie) que pouvaient ressentir les jeunes dans les années 80 (et sans doute encore aujourd'hui), mais a un arrière-goût mélancolique. En effet, derrière leur apparente joie de vivre, les personnages du film ont tous des fêlures : Thierry Lhermitte interprète ainsi un père incapable de communiquer avec ses enfants; Josiane Balasko joue le rôle d'une fille voulant à tout prix quitter des parents se disputant continuellement; Isabelle Adjani tient le rôle de Clara, qui veut aimer sans les contraintes qui vont avec; Christian Clavier joue un homme éperdument amoureux de sa compagne, mais qui ne se sent pas assez bien pour elle et a peur de la perdre; Daniel Auteuil interprète un homme qui a choisi le métier de policier par défaut et n'a aucune autorité sur les enfants de sa conjointe; quant au trop rare Christophe Bourseiller, derrière ses bons mots et son sens du verbe, il cherche vainement l'amour... La jolie musique de Michel Jonasz (magnifique générique de fin notamment) contribue au climat mélancolique de ce film. A noter une chanson sympa qui ouvre le film et pour laquelle Thierry Lhermitte a été doublé.
Encore une bonne comédie de la bonne epoque....Ca change des comedies fades et sans saveurs d'aujourd' acteurs tous aussi bons les uns que les autres,doublés un bon scenario,ca cree un bon moment.
Sans être une des comédies les plus marquante de l'histoire du cinéma ,Clara et le chics types possède un capital fortement sympathique. Jean-loup Dabadie signe le dialogue et le scénario ce qui donne de bons personnages avec Christophe Boursseilier,et de bons, voir de très bons passages notamment celui avec les ouvriers qui est le meilleur moment du film.
"Clara et les chics types" est l'une de ces comédies qui nous fait retrouver avec plaisir certains acteurs connus tels que Auteuil, Lhermitte, ou Balasko dans leur jeunesse. Idéal pour une petite soirée détente.
Une comédie douce/amer avec des répliques marrantes et des acteurs qui ne faisait pas encore du Clavier ou de Lhermitte. Plusieurs jolies scènes mais le film est tout de même un peu long.