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LouiseK.
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4,0
Publiée le 6 septembre 2023
Il faut accepter le rythme (contemplatif) et la durée (2h30) du film. Une fois envouté(e), on ne peut qu'admirer la puissance de cette oeuvre, bien loin des standards du box-office habituels, et heureusement que ce cinéma-là existe encore (pour longtemps ?) "Fermer les yeux" interroge, subjugue, émeut, on n'en sort pas indemne et depuis deux jours que je l'ai vu je ne cesse d'y repenser. Une expérience intense.
Un film très mélancolique du cinéaste erice . Fermer les yeux est une déclaration d amour, un hommage au 7 eme art. L histoire d un réalisateur rate qui a la fin du tournage de son 2 eme film,son meilleur ami et acteur principale du film disparaît sans laisser de trace. 22 ans après le cinéaste est contacté par un journaliste qui mène l enquete, et au fur et à mesure des recherches il va peu a peu ressurgir des souvenirs qui va lui permettre peu à peu de dénouer le fil et dusqu a cette dernière scène poignantebdont je m en souviendrais longtemps
ce film porte bien son titre : il ne m'a pas fallu longtemps pour fermer les yeux pour échapper à un ennui abyssal (Histoire de me faire mon propre film onirique). Au bout d'une heure, j'ai rouvert les yeux et décidé d'arrêter de m'infliger ce spectacle qui patauge dans un univers sinistre et sans intérêt ; un alignement d'acteurs et actrices amorphes, au bout du rouleau qui n'ont pas grand chose ni à dire ni à ressentir. Je passe les poncifs de la boîte à secrets, la guitare sur la plage, le piano désaccordé à côté de la cheminée, la pluie qui tombe au bon moment, sans compter l'affiche cliché à la Bergman (ou Almodovar) etc...et pourtant ça avait bien commencé avec cette histoire de détective privé acceptant la mission d'un sage séfarade parlant chinois pour retrouver une femme à Shangaï. Mais non c'était un leurre du cinéaste, histoire de nous appâter pour mieux ensuite nous enfoncer. Je ne connaîtrai jamais la fin mais au fond je n'en ai que faire. Le plus déroutant ce sont les critiques dithyrambiques autour de ce film, qu'aurait tourné un grand génie du cinéma. Un bien grand mystère aussi incompréhensible que le film lui-même !
Film long, bavard et prétentieux qui aurait mérité une heure de moins pour être supportable. Dommage, car il y a manifestement une grande maîtrise cinématographique mais qui s'enlise dans la dépression.
Jamais réussi à entrer dans ce film. Je n'ai pourtant aucune problème avec les films lents et contemplatifs. Mais là, de quoi me parle ce film??? De cinéma ? Du rapport à la mémoire ? A l'oubli? De nostalgie? D'amour? Mais je n'ai jamais rien ressenti! J'ai essayé de trouver du sens, du charisme aux acteurs, de l'émotion mais en vain. La dernière partie m'a fait espérer Mais non. Cela tend vers cinéma paradiso mais sans l'émotion et avec prétention. Jusqu'à la dernière imagine attendue et donc banale. D'autant moins pardonnable que le film hésite entre l'es genre, n'assume pas d'être lent en essayant de faire un faux suspense , une fausse piste de thriller. Je me suis beaucoup ennnuyée. Je ne comprends pas l'engouement autour de ce film.
Je me suis profondément ennuyé à la vision de ce film. 2 h 49 min c'est excessivement long ... Quand bien même eut-il été réduit de moitié, je n'aurais pas accroché à ce rythme d'escargot, à ces mimiques (ou plutôt absences de mimiques) de déprimés chroniques, à cette histoire qui se dilue dans une quête dont même le final reste obscur Bref, heureusement que j'ai pu faire de courtes siestes sans rien rater du récit. C'est trop intelligent pour moi. Je dois être un béotien.
Un film testamentaire fort qui livre un nouveau bel hommage au pouvoir du cinéma, mais dans un style beaucoup plus sobre et radical que Babylon ou The Fabelmans.
Le film est en effet très exigeant et reste, selon moi, réservé aux cinéphiles initiés et avertis.
La première moitié du film, essentiellement composée de longues scènes de dialogues entre le personnage principal et différents protagonistes, est interminable. Le moins que l'on puisse dire est que le film prend son temps et il m'a fallu déployer toute mon énergie pour ne pas céder à l'action suggérée par son titre.
Les images sont toutefois très belles et un soin tout particulier est apporté aux cadrages, à la lumière, aux mouvements de caméra et à des détails de mise en scène. L'idée du film dans le film fonctionne assez bien.
La deuxième moitié se révèle nettement plus passionnante, sublime quête désespérée de la vérité et réflexion très intéressante sur la mémoire, la permanence des choses et sur les potentielles vertus thérapeutiques du cinéma, meilleur remède contre l'oubli. Le personnage de Gardel se révèle très attachant et sa confusion est magnifiquement interprétée par José Coronado, troublant d'ambiguïté.
Le film se termine par une superbe scène dans un cinéma et par un plan final aussi beau que bouleversant.
Miguel Garay, un réalisateur recherche désespérément son ami Julio, acteur disparu depuis une vingtaine d’années. Une émission de télévision va le mettre sur la piste d’un homme et l’encourager à replonger dans son passé pour faire émerger des souvenirs. C’est touchant, et très joliment réalisé malgré la longueur du film.
Cinéaste rare, Víctor Erice surprend avec ce retour tardif, à plus de 80 ans, et avec un style plus classique et accessible que celui de L'Esprit de la ruche, son film le plus connu. Au programme : du romanesque au long cours et à tiroirs, "à l'ancienne", autour d'une disparition mystérieuse ; un hommage au cinéma, sous forme de mise en abyme ; et une dimension testamentaire (le film dans le film s'intitule Le Regard de l'adieu). Erice donne le temps au temps (un peu trop peut-être, mais avec science) pour évoquer le passé de ses personnages principaux, entre mémoire et oubli, pour laisser couler spleen et tristesse, pour questionner le "savoir-vieillir", "sans peur et sans espoir". Si l'on passe outre quelques incohérences (notamment les écarts d'âges mal gérés entre les protagonistes), le maquillage moyennement réussi pour vieillir Manolo Solo et certaines scènes pas forcément nécessaires, on se laisse agréablement embarquer par ce récit qui tire sa force, sa beauté, son émotion de sa simplicité, de sa teinte crépusculaire, de son parfum d'antan. Avec à la clé quelques jolies scènes, dont une, très chaleureuse, qui semble improvisée, un soir, autour d'une table, entre quelques amis qui entonnent une chanson de cow-boy, accompagnée à la guitare.
"Il n'y a plus de miracle au cinéma depuis la mort de Dreyer" déclare - à juste titre - un des personnages. La nostalgie qui parcourt ce - trop - long film ne débouche malheureusement pas sur la grâce espérée.
Un film puissant , très intense qui aborde des thèmes de fond : la perte de mémoire, les affres de la création culturelle , la perte d'identité, le vieillissement. Mais par contre le rythme est très lent , loin de la tradition habituelle du cinéma espagnol. On est presque dans du contemplatif : dans le style du cinéma iranien , de Ozu, ou même de Terrence Malick. Les 3 heures de film sont parfois un peu longues. Mais l'émotion est toujours là . La mise en abîme aussi, avec ce démarrage de film, dans le film , qui n'en est pas un , avec la disparition de cet acteur ( de tous les acteurs qui s'identifient à leur personnage ?) , puis les retrouvailles sur la côte andalouse, sauvage et très bien filmée, pas celle des "touristes" .Il y aussi le questionnement , sur la paternité, sur les médias à la recherche du sensationnel, sur la fin de vie. Toujours traité avec délicatesse et finesse. La dernière partie est sublime , avec la fin du film, mise en abîme une 2ème fois , le personnage rêve , se retrouve, Avons- nous rêvé avec lui, ? reconnaît il le réel ? . Victor Erice frappe vraiment très fort.
Canne auraiit-il raté ce chef d’œuvre ? spoiler: Ce film a pourtant tous les ingrédients pour une Palme d’Or ! La mise en scene, le scénario, la camera, les acteurs… Tous les sujets abordés le sont avec douceur et profondeur, une puissance des sentiments et une bienveillance incroyable qui nous replonge dans le grand cinéma. Et il n’est même pas dans la sélection officielle !!! Quel dommage ! Je préfère fermer les yeux…
Un film rempli de poncifs, on ne comprend pas l'intérêt, la raison d'être, de beaucoup d'éléments. L'avancée du film est tellement attendue, sans tension, sans éclat.
Aucune idée d'où peuvent venir toutes ces bonnes notes (de fermes à clics ?) nous avons pour notre part le sentiment d'avoir perdu deux heures (nous sommes partis avant la fin tellement l'intérêt du scénario nous est passé au-dessus, à moins qu'il n'y en ait pas, ce qui est le plus probable) et qu'en plein milieu le réalisateur n'avait plus de pellicule et est passé au numérique (qualité de l'image : zéro). Bref, passez votre chemin et allez plutôt voir Reality !