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Un super maso
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2,5
Publiée le 15 janvier 2025
Vu en avant-première dans le cadre du festival de films de Poitiers qui consacrait son année au cinéma lithuanien contemporain, Slow reconduit tous les mécanismes d'une romance banale. Le problème tient au fait que nous marchons en terrain balisé. Rien n'est imprévu. Le fond se veut original mais la forme ne l'est pas. On passe un bon moment cependant car les scènes globalement prennent leur temps, comme les personnages, ce qui permet quand même de voir du réel, de bien l'étudier, surtout que les acteurs sont très bon et que les comportements des personnages ainsi que les dialogues sont toujours crédibles. Le film est peu sonore, il sollicite davantage la vue, qui est aidée par une certaine économie de plans, relative mais remarquable face au gloubi-boulga dominant. Malgré ses qualités, la puissance du film ne va pas plus loin. Aucune scène n'est mémorable, si bien que le film s'oublie vite, car toutes ont déjà étés vues. Rien ne sort de l'ordinaire... m'a-t-il semblé.
Tres belle romance autour de l’asexualité d’un personnage qui est tres bien représentée ! J’ai adoré le rythme et le scénario qui aborde d’autres sujets tout aussi importants !
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3,5
Publiée le 6 avril 2024
La relation entre Elena et Dovydas est mise à l'épreuve lorsque ce dernier confie qu'il est asexuel... Après tous ces films sur la liberté sexuelle pleins de moments de plaisir sans amour, Marija Kavtaradze propose un film où il y a des sentiments, mais pas ou peu de sexe. Un film sur l'asexualité qui est aussi simple que profond tout en étant intéressant avec ces nombreuses discussions pour déterminer ce que cela implique pour les deux au sein de leur relation, mais aussi dans une société qui dicte les codes. Pour Elena, est-ce que les sentiments sont suffisamment forts pour se passer de sexe ? Quant à Dovydas, est-ce que cela affecte sa masculinité ? En réalité, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de vivre une relation. Si le développement peut être frustrant à cause d'une répétition dans le propos, ce regard sur l'intimité, leur intimité, est subtil et plein de tendresse. Cela est principalement dû à l'excellente performance des deux têtes d'affiche qui ont une parfaite alchimie. En somme, un beau moment avec une excellente Greta Grineviciute, une jolie photographie et une bonne bande-son.
Elena est une danseuse moderne qui enchaîne les plans sexe. Elle fait la connaissance d'un interprète de langue des signes Dovydas et tombe amoureuse de lui. Il lui explique qu'il est asexuel, et qu'il ne peut donc pas éprouver de désir pour Elena. Elle va tenter de vivre son amour platonique pour lui sans ressentir le manque de contact charnel avec son homme. En salle le.
spoiler: Slow est un film intéressant qui traite d'un sujet peu connu : l'asexualité. On parvient assez bien à nous faire comprendre et ressentir le point de vue d'Elena par l'enchaînement de scènes d'amour et de scènes de danse montrant le caractère très tactile et animal de la protagoniste. Elle lutte pour ne pas montrer son manque à Dovydas mais telle une vague, elle ne parvient pas à réfréner ses désirs. Malgré tout, l'intrigue tourne un petit peu en rond et on aurait aimé d'autres images que les nombreux plans les yeux dans les yeux des deux amoureux.
C'est à une très belle rencontre amoureuse que nous convie Marija Kavtaradze (Lituanienne, avec des origines géorgiennes) dans Slow, celle d'une danseuse et d'un interprète du langage de signes, montrée avec une fantaisie et une élégance qui séduisent. La question de l'asexualité n'a été que peu abordée au cinéma et elle l'est ici accompagnée de beaucoup de finesse, avec sous-jacente cette question : comment le désir, ou son absence, contribue ou empêche un couple de s'inscrire dans la durée ? La réalisatrice n'a pas peur d'installer des silences qui font partie intégrante de l'incertitude d'une histoire d'amour qui commence et dont il est difficile de prévoir la progression. Slow parle de l'intime dans une relation, sans pour autant négliger la vie sociale de ses deux personnages principaux, très impliqués dans leurs métiers respectifs et qui permettent à la cinéaste de filmer de jolis moments déconnectés de son intrigue sentimentale. L'accompagnement musical du long-métrage constitue par ailleurs l'un de ses points forts, lui conférant une légèreté et un charme évidents, qui rejaillissent sur le thème central, en évitant de le dramatiser. A un moment donné, certainement que le film perd un peu de sa douce efficacité, en commençant à tourner en rond, mais sa pertinence et sa subtilité sont assez peu mis en défaut sur la longueur.