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Après "Edvard Munch, la Danse de la Vie" (2005) qui est un biopic austère, réaliste et classique voici ce nouveau projet dont le style et la mise en scène renvoie plutôt à "I'm Not There" (2007). Ainsi Munch est un biopic à la construction narrative tout aussi originale, découpée en autre période précise de sa vie, en quatre mise en scène légèrement différente et incarné par quatre acteurs différents. Le concept n'est donc pas si nouveau ni si singulier, bien que le réalisateur ose mélangé les époques dans un récit non linéaire mais qui reste lisible de par le style visuel, en couleur ou en Noir et Blanc. Visuellement c'est donc beau et attrayant, on est même assez fasciné par le jeu des acteurs surtout à l'étape du crépuscule de sa vie. Par contre, si on sait que l'artiste a connu (comme quasi tous les peintres) plusieurs périodes artistiques différentes, ces quatre dates chapitrées ne sont pas très probants sur ce point, l'art est finalement secondaire dans le récit qui s'attarde par exemple sur une déception amoureuse ou sur la pression nazie. Mais surtout on a bien du mal à comprendre le segment "29 ans" complètement anachronique et dont on ne comprend jamais l'approche.
Site : Selenie.fr
Site : Selenie.fr
Ce biopic est un maelstrom foutraque, inintéressant au possible. Le montage est désopilant. Terriblement ennuyeux.
Exit le biopic traditionnel. Avec Munch, le cinéaste norvégien Henrik Martin Dahlsbakken signe un portrait peu orthodoxe et multiple du peintre, très déstabilisant mais passionnant à suivre, même s'il y a quelques redites dans le récit, voire même des longueurs. Le film saisit l'artiste à 4 âges de sa vie, avec des comédiens différents, et l'un d'eux, qu'il serait dommage de révéler, ajoute encore à l'audace de cette évocation fragmentée d'une existence entièrement vouée à l'art (30 000 œuvres ont été léguées à la postérité). A corps et à cri (voyez-vous l'allusion ?), Munch raconte un homme au bord de la déraison, ou même aux prises avec la folie, laquelle entretient parfois, nul ne l'ignore, des caractéristiques communes avec le génie. Évidemment, dans un long-métrage constitué de parties aussi distinctes, en couleurs ou en noir et blanc, et sans aucune linéarité chronologique, le danger est de se confronter à une histoire à l'intérêt inégal, un écueil que le réalisateur réussit le plus souvent à contourner grâce à une mise en scène virtuose, sans afféteries marquantes cependant, et avec quelques trouvailles spectaculaires. Faut-il connaître la peinture de Munch pour apprécier pleinement le film ? Disons que cela aide à en saisir des nuances subtiles mais ce n'est pas indispensable. Ce qui est certain, c'est qu'un deuxième visionnage peut permettre d'améliorer encore l'expérience car le film en est définitivement une.
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