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Arthur Debussy
189 abonnés
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4,0
Publiée le 10 octobre 2025
Une bataille après l'autre met du temps à démarrer, mais devient bien assez vite le film complètement fou et jubilatoire tant vanté par un good buzz mérité.
Encore une fois, Paul Thomas Anderson démontre qu'il est l'un des tous meilleurs réalisateurs américains en activité, jamais là où l'attend.
Je suis surpris de lire parfois que PT Anderson n'est pas assez, voire pas du tout politique avec ce film. Au contraire, c'est certainement son long métrage le plus politique, et les références nombreuses à l'Amérique trumpiste d'aujourd'hui sont évidentes. Le souligner davantage aurait été too much. Et pardon, mais ça fait du bien de voir un réalisateur qui fasse confiance à son public pour comprendre ce qui se passe à l'écran.
Le film est un festival de séquences d'action haletantes et drôlissimes, servies par un excellent casting. Big up à Leonardo DiCaprio, magistral en père looser et sensible, dépassé par les événements, mais très attachant. Mention spéciale à Chase Infiniti, jeune actrice prometteuse. Et bien sûr, je n'oublie pas Sean Penn, inoubliable en militaire suprémaciste complètement barge.
Tout comme Licorice Pizza, mais en beaucoup moins léger (Une bataille après l'autre est plutôt un thriller), ce long métrage est un grand moment de cinéma complètement réjouissant et virtuose. Qu'est-ce que ça fait du bien de voir de tels films !
"Une bataille après l'autre" plébiscité par la critique, est une comédie d'action moyenne dans l'ensemble. Je dois avouer que le nouveau film de Paul Thomas Anderson m'a laissé sur ma faim. Je l'ai trouvé trop long (quasiment 2h50), et le scénario finit par se répéter sans véritable progression, donnant un résultat assez ennuyeux. C'est dommage, car le début était captivant. La disparition rapide de Perfidia Beverly (interprétée par Teyana Taylor) a vraiment nuit à la tension de l’histoire. Bien que le casting soit de qualité avec Leonardo DiCaprio, Sean Penn, Benicio del Toro et Regina Hall, le film aborde tout de même des thèmes intéressants comme la politique de Trump, la suprématie blanche et les divisions qui traversent les États-Unis. Malgré sa moyenne qualité, le film a le potentiel de se faire une place aux Oscars l'année prochaine.
Du cinéma grand public comme on en voit de moins en moins.
Une course-poursuite de 2h40 sans temps morts, filmée avec virtuosité et une très belle photographie. Un casting cinq étoiles impeccable, mention spéciale à Sean Penn qui interprète un antagoniste mémorable.
Le film porte un regard très critique sur les États-Unis actuels. D’un côté, un pouvoir répressif obsédé par l’immigration et la « pureté ethnique » ; de l’autre, des révolutionnaires utopistes usant des mêmes méthodes que leurs adversaires pour arriver à leurs fins, dont la recherche de « pureté morale » est tout aussi tournée en ridicule.
Seule une bande-son parfois pénible (coucou le piano) et un manque de développement des relations intimes entre les personnages empêchent le film d’atteindre le statut de très, très grand film.
Une actrice principale tête à claques, avec en plus une couche de dialogues ridicules, lourds et ampoulés pour achever vos nerfs. Une minestrone de phrases provoc des années 90 qui ne provoquent plus que de la gêne. Les dialogues sont un enfer de clichés ressucés et too much. Le scénariste, quant à lui, devait être en congé parental ou en prison, visiblement. Ça explose, ça court, ça parle cru. Rien n’est crédible.
Seule performance ! Avoir réussi à donner à Sean Penn un charisme d’œuf au plat. Chapeau !
Mais que fout ce pauvre Di Caprio dans cette galère ?
Si vous avez d’autres batailles à mener, ou même : si vous voulez juste vous faire une partie de bataille (fermée) avec votre neveu, allez y avant cette bataille la, croyez-moi.
Waouh, c'est donc cela le grand cinéma américain qui semblait avoir disparu corps et biens dans l'industrie hollywoodienne du divertissement. Une bataille après l'autre renoue avec les grands opus des années 70 et 80, des films audacieux, tonitruants, engagés et sérieusement allumés, à l'occasion. PTA délivre une classe de maître, dans l'écriture et dans la mise en scène, aux frontières de l'insensé, dressant un portrait schizophrène d'une Amérique empêtrée dans ses oppositions frontales, son goût de l'accueil, de la liberté et de la tolérance se heurtant à des forces conservatrices, pour employer un euphémisme, xénophobes et suprémacistes. La violence contestataire qui en résulte emporte le film avec une puissance invraisemblable dès son démarrage et la tension ne retombera pas 160 minutes durant, riches en densité et en intensité. Même ses excès, de jurons, de coïncidences et de raccourcis narratifs ne comptent plus devant un récit implacable et phénoménal. Et puis, choisir American Girl de Tom Petty en générique de fin ne témoigne-t-il pas d'un bon goût évident ? Les moindres petits rôles sont peaufinés et l'interprétation globale est grandiose, à commencer par celle de Leonardo DiCaprio, qui a hérité d'un rôle à sa démesure. Mais c'est vrai que le personnage le plus dingue dans l'histoire, c'est ce bon vieux Sean Penn qui en a hérité et il est hallucinant en militaire névrosé. Tout en adressant un pied-de-nez gigantesque au locataire actuel de la Maison Blanche et, partant, à tout un pan des Etats-Désunis, Une bataille après l'autre n'oublie jamais que tout message peut facilement s'accommoder d'une bonne dose de divertissement, d'humour, d'action et de tendresse, filiale, en l'occurrence. CQFD.
Sur la proposition assez farfelue d’une organisation révolutionnaire, intitulée French 75 (d’où ça sort ce nom!?, de Paris ?!!), qui serait capable de mettre en échec tous les services de sécurité des USA ainsi que les terribles complotistes suprémacistes, le film doit s’armer d’un Casting Colossal pour embarquer le spectateur dans sa loufoquerie questionable mais assez divertissante . Les actrices et acteurs s’en donnent à coeur joie dans l’excès
Rarement un film m’aura donné envie de fuir avant le générique. Oui, j’avoue : j’ai quitté la salle après 1h30 de supplice… m’épargnant ainsi presque une heure supplémentaire de calvaire. Et croyez-moi, ce n’est pas faute d’endurance. D’habitude je ne commente jamais (c’est même mon premier avis !), mais là, impossible de garder ça pour moi.
La bande-annonce aurait dû être honnête : spoiler: Car ce film n’est rien d’autre qu’une ode à la gauche radicale : les révolutionnaires y sont les héros lumineux, tandis que les militaires sont dépeints comme une bande sans cervelle. Subtilité : zéro.
Je comprends mieux, du coup, les critiques dithyrambiques de la presse.
Et pour ne rien arranger, la bande-son est une véritable torture : répétitive, assommante, consternante.
Une bataille après l’autre, c’est typiquement le film qui avait tout pour être grand… et qui finit par s’effondrer sous son propre poids. Paul Thomas Anderson derrière la caméra, Leonardo DiCaprio en tête d’affiche, Benicio Del Toro, Sean Penn, Regina Hall… sur le papier, c’est un rêve. Mais à l’écran… c’est interminable.
Deux heures quarante. Oui, deux heures quarante d’un scénario qui tourne en rond. On commence avec un pitch accrocheur : un ancien révolutionnaire qui doit retrouver sa fille disparue, et régler ses comptes avec un ennemi juré. On s’attend à un thriller tendu, nerveux. Mais au lieu de ça, on a des dialogues qui s’étirent, des scènes qui n’en finissent pas, et une intrigue tellement alambiquée qu’on perd vite le fil.
Les personnages ? Des caricatures. DiCaprio en paranoïaque, qui cabotine et grimace. Benicio Del Toro, réduit à un cliché de “sensei” grotesque. Sean Penn, qui cabosse chaque réplique comme s’il jouait dans un autre film. Même Regina Hall, pourtant excellente actrice, est coincée dans un rôle mal écrit, mal dirigé.
Et puis, la musique. Assourdissante. Constante. Elle recouvre tout. Elle n’accompagne pas, elle écrase. Au lieu de créer du suspense, elle fatigue. C’est comme si Anderson n’avait pas confiance dans son récit, et qu’il avait décidé de nous assommer de sons pour compenser.
Le plus gênant, c’est le ton idéologique. À force de vouloir appuyer son propos, le film devient lourd. Tout est martelé, démonstratif, sans nuance. On sent plus le manifeste que le cinéma.
Alors oui, visuellement, Anderson reste un grand technicien. Il sait composer ses plans, il sait jouer avec la lumière. Mais quand la mise en scène devient une démonstration vaine, quand tout le reste s’écroule, ça ne suffit pas.
Au final, Une bataille après l’autre ressemble à son titre : une suite de combats inutiles. Trop long, trop bruyant, trop pesant. Et au lieu d’un grand film, on a un pensum.
J’avais découvert ce réalisateur en Janvier 2022, à l’occasion de la sortie de "Licorice Pizza", et j’avais été agréablement surpris par sa patte pleine de fantaisie, de culot, de créativité et de fraîcheur. Ici encore, Paul Thomas Anderson nous propose une plongée un peu décalée dans les tréfonds d’une Amérique révolutionnaire à tous les niveaux : il y a ceux qui veulent mettre le feu au système, ceux qui veulent purifier le pays, et bien sûr, l’autorité classique. Tout ce petit monde va se télescoper dans plusieurs chassés-croisés savoureux et de nombreuses courses-poursuites haletantes sur une période de 16 ans. Leonardo DiCaprio est génial, Sean Penn est magistral, ils offrent des performances d’acteurs impressionnantes, à la fois nuancées et incandescentes, comme souvent. Le scénario est très prenant malgré les 2h42 que je n’ai pas vu passer. Côté mise en scène, c’est du très bel ouvrage, ample et précis, captant l’énergie des personnages en lutte permanente. Explosif, audacieux, loufoque et souvent déjanté : à voir ! Site CINEMADOURG . free . fr
Visiblement les critiques parisiens et les spectateurs lambda ne vivent pas sur la même planète et c'est pour cela que nous ne voyons pas la même chose ! Je suis allé voir ce film, uniquement devant la déferlante de critiques dythirambiques sur ce film. Et là plouf ! Le scénario ne tient pas debout une seule seconde ! Ca part dans tous les sens ! Il y a une scène d'amour entre un militaire obtus : Lockjaw et une terroriste (?) Ben voyons ! Les invraisemblances sont Légion dans ce film, notamment dans la dernière scène du film où tous les protagonistes se retrouvent tous sur la même route ! Comment ? Par quels moyens ? Avec quels renseignements ? Bref ce film se résume à beaucoup de fusillades et de tôles froissées...( cela explique le coût du film ?) mais c'est tout , Bref cela vole très bas !
"Une bataille après l'autre" est le dernier film de Paul Thomas Anderson avec Leonardo DiCaprio dans le rôle principal. Il raconte l'histoire d'un ancien révolutionnaire d'extrême-gauche qui doit faire face à son ancien ennemi, un colonel masculiniste, afin de protéger sa fille. Durant presque trois heures, le film parvient à installer à la fois une tension incroyable, notamment dans des séquences de courses-poursuite haletantes, mais aussi un humour décalé qui passe très bien, notamment grâce à des personnages hauts en couleur comme Paul Thomas Anderson sait les écrire. Le casting est une des grandes forces du film, avec DiCaprio, donc, mais aussi Sean Penn, Benicio Del Toro, ou encore la jeune Chase Infiniti. Le film est d'autant plus percutant qu'il s'inscrit parfaitement dans l'actualité, probablement encore plus que ce que pouvait imaginer son auteur. "Une bataille après l'autre", même s'il est parfois déconcertant, ne laisse pas indifférent et reste marquant pour ses spectateurs.
Dans le paysage cinématographique saturé d'aujourd'hui, où les blockbusters d'action se succèdent comme des clones mal inspirés, "Une Bataille Après L'Autre" émerge comme un exemple flagrant de ce qui ne va pas dans l'industrie : une longueur inutilement étirée et un manque criant d'originalité. Ce film, qui promettait une épopée guerrière épique, se transforme rapidement en un exercice d'endurance pour le spectateur, où l'ennui l'emporte sur l'excitation.
Malgré tout, il y a quelques lueurs : les performances des acteurs principaux sont correctes, et certaines scènes d'action isolées offrent un frisson fugace. Mais ces moments sont noyés dans l'océan de redondance. "Une Bataille Après L'Autre" n'est pas un mauvais film en soi, mais un produit formaté qui gaspille le temps du spectateur.
Il est loin le temps de Magnolia, un pur chef d'oeuvre du réalisateur. Ici on mise sur la notoriété des acteurs, mais avec un scenario très convenu, très loin de l'originalité qui faisait la patte du réalisateur. Des longueurs, des musiques agacantes et un final attendu, bref, rien ne sauve réellement ce film.
Dans une fresque tendue et vertigineuse, "Une bataille après l’autre" dresse le portrait d’une Amérique en plein combat intérieur, où chaque conflit renvoie à un antagonisme plus tenace encore. Le film résonne aujourd’hui comme un écho frappant à l’ère Trump : un divertissement somptueux, grave et mordant à la fois. Jamais le cinéma hollywoodien contemporain n’a investi tant d’envergure pour livrer une œuvre à ce point engagée. Le film fascine par son souffle, sa construction audacieuse et ce perpétuel jeu de contradictions : une implacable rigueur doublée d’une ivresse contrôlée, l’ironie qui côtoie le tragique, le lyrisme mêlé au grotesque. Brillant.