Une bataille après l'autre
Note moyenne
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1 564 critiques spectateurs

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legend13
legend13

289 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 septembre 2025
Je n’avais encore jamais vu de film de Paul Thomas Anderson. Une lacune, assurément, quand on sait que le cinéaste a tout de même été nommé trois fois à l’Oscar du meilleur réalisateur. Ce n’est pas rien !

Je me suis donc laissé tenter par Une Bataille après l’autre, en grande partie grâce à son casting (j’adore Leonardo DiCaprio) mais aussi grâce aux excellents retours que j’avais entendus. Bien sûr, il y a toujours des voix discordantes, mais dans l’ensemble, le film semble largement plaire.

Et je dois dire que je l’ai apprécié moi aussi ! Même si sa longue introduction m’a vraiment surpris. Pas dans le mauvais sens, mais je ne m’attendais pas à un tel choix narratif. L’exemple le plus marquant reste la toute première apparition du personnage joué par Sean Penn : une scène complètement déjantée, à la limite de la gêne, mais qui donne le ton.

Les acteurs sont tous excellents, jusqu’aux seconds rôles qui apportent une vraie consistance à l’ensemble. Leonardo DiCaprio confirme une fois de plus son talent en incarnant un looser, dans la lignée de ses prestations mémorables dans Once Upon a Time… in Hollywood et Killers of the Flower Moon. La jeune Chase Infiniti impressionne également : elle joue avec une justesse remarquable alors que son personnage constitue le véritable cœur émotionnel du film. Quant à Sean Penn, il est savoureusement terrifiant, au point que, selon moi, son interprétation mériterait carrément un Oscar. On sent bien là tout le savoir-faire de Paul Thomas Anderson, redoutable directeur d’acteurs, qui parvient à tirer le meilleur de chacun.

Ce qui déroute aussi, c’est qu’il est difficile de ranger Une Bataille après l’autre dans une seule case. Film d’action ? Thriller ? Drame familial ? Comédie ? C’est en réalité un mélange de tout cela, mais aussi un film politique. Anderson ne prend pas vraiment position : il se moque autant des excès de la gauche que de ceux de l’extrême droite, avec une ironie mordante qui risque de surprendre plus d’un spectateur.

Pour le reste, le film ne souffre d’aucun temps mort. Je n’ai jamais ressenti ses 2h30 tant Paul Thomas Anderson maîtrise le rythme avec brio. Et que dire de sa mise en scène ? Elle est tout simplement formidable. La course-poursuite du climax est, à elle seule, une leçon de cinéma.

Au final, Une Bataille après l’autre est une expérience cinématographique singulière. Paul Thomas Anderson livre un film ambitieux, à la fois drôle, touchant, spectaculaire et surprenant, porté par des acteurs remarquables. Entre son mélange de genres, sa mise en scène soignée et son humour politique subtilement ironique, le long-métrage m’a vraiment captivé, m’a donné très envie de découvrir le reste de la filmographie du cinéaste, et mérite selon moi d’être dans la course aux Oscars, et ce dans plusieurs catégories.
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2025
"Une bataille après l’autre" est un véritable shoot de cinéma, un concentré de codes et de références cinéphiles comme on n’en avait plus vu depuis longtemps sur grand écran. En tant que fan de . Anderson, on peine parfois à retrouver sa patte auteuriste et clinique dans cette œuvre plus grand public, taillée pour l’efficacité et l’adrénaline. Mais avec un peu de recul, on y retrouve bien sa précision d’orfèvre : des scénarios millimétrés, des cadrages emblématiques et une mise en scène d’une rigueur implacable. Sortir de sa relative confidentialité pour toucher un public plus large semble, finalement, lui réussir à merveille. Le film se présente comme un mélange de genres : action, western, satire sociale, le tout sur fond de révolution, d’enlèvement et de milices racistes, avec des courses-poursuites, des fusillades, de l’humour grinçant et une Amérique profonde en toile de fond. On pense à Tarantino, aux frères Coen, au western classique… Ce côté « fourre-tout » pourrait inquiéter, mais Anderson en garde une maîtrise totale : le récit est rythmé, musical, fluide, jamais grotesque malgré ses accents comiques et cartoonesques. Et derrière l’énergie, le film fait écho à l’Amérique « trumpienne » contemporaine, traversée par le racisme, les fractures sociales et les réseaux parallèles. Côté casting, DiCaprio brille dans un registre humoristique et cabotin, son duo avec B. Del Toro fonctionne à merveille, et Sean Penn, grimé et inquiétant, offre un retour inattendu et magistral. Dommage toutefois que le film manque d’émotion : la force du trio d’acteurs, dans une surenchère jubilatoire, finit par écraser les personnages secondaires et par priver l’ensemble d’une profondeur plus intime. En somme, "Une bataille après l’autre" est un plaisir de cinéma pur, jubilatoire, et un spectacle à ne rater sous aucun prétexte pour quiconque aime le grand écran.
HUBERT D
HUBERT D

3 abonnés 15 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 septembre 2025
Film très très décevant, scénario loufoque , mal ficelé, aucune crédibilité des personnages, les quinze premières minutes sont tellement absurdes....que tout le film est pendant 2h30 du même tonneau
Simoun
Simoun

18 abonnés 135 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2025
Je m'attendais à mieux vu les critiques. Les personnages sont tout de même hauts en couleurs (quoique légèrement caricaturaux) et au final, on suit l'histoire avec intérêt jusqu'au bout.
Maria75
Maria75

8 abonnés 64 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 septembre 2025
Le scénario ne tient pas la route. Pas crédible. Le mouvement révolutionnaire aux Usa ? Plutôt des anarchistes. Il n'y a ni pourquoi ni comment. Les personnages sont grossiers et caricaturaux à souhait. On ne sait plus faire de films d'action sans dire le F...ck tous les 3 mots. C'est genre Tarantino sans Tarantino, du coup ça tient pas la route. Grosse déception vu le casting.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 octobre 2025
Paul Thomas Anderson aime filmer les délires de l'Amérique, ses relations sociales codifiées, ses rapports compliqués à la réussite, au sexe, à l'amour et la violence sur laquelle s'est bâti le rêve inaccessible d'un nouvel Eden.
Cette nouvelle œuvre s'attaque à l'Amérique contemporaine. Non pas une mais deux Amériques. Deux Amériques qui ne se comprennent plus, qui déchirent une société qui ne fait plus nation et qui aspirent toutes deux à la violence, jusqu'aux pieds du Capitole. Alors Paul Thomas Anderson choisit de filmer deux radicalités, deux combats, deux projets, qui s'opposent et cherchent à s'éliminer au sens métaphorique comme au sens littéral.
C'est très bien joué, moins subtil et plus brutal que le récent « Eddington » de Ari Aster portant sur le même thème, mais incroyablement bien filmé. Restera probablement cette mémorable scène finale de course poursuite en voiture dans le grand Ouest américain, en mode zoom.
Une leçon de cinéma.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2025
Foisonnant, labyrinthique, finalement assez difficile à résumer tant il regorge d’idées d'arcs narratifs, ce blockbuster épate par son propos, sa richesse, ses acteurs, sa mise en scène, offrant un plaisir de cinéma total. Assez rare dans une année de cinéma pour être signalé.
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Cédri T
Cédri T

25 abonnés 233 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 octobre 2025
Extrêmement décevant bien que Leonardo soit un peu drôle dans ce rôle … je n’aime absolument pas le message qu’essaye de passer le réalisateur ! À oublier rapidement
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2025
Ne soyez pas effrayés par la durée, "One Battle After Another", c'est 2h40 de plaisir. Le film n'ennuie jamais, il est parfois tendu, parfois drôle, et toujours ultra politisé. Paul Thomas Anderson pointe du doigt les 2 extrêmes du spectres politiques.
D'un côté les suprémacistes blancs, leur entre-soi, et leur violence implacable. De l'autre, les révolutionnaires anarchistes, qui prônent la paix et la liberté mais pratiquent une violence mal canalisée. Les deux camps font preuve d'une vraie paranoïa, et d'une véritable (et inattendue) bureaucratie pour les révolutionnaires, qui donne lieu à plusieurs scènes très amusantes.
En tout cas cela fait du bien de voir une œuvre aussi engagée, et surtout aussi appropriée au vu du contexte actuel aux Etats-Unis. Les descentes des militaires chez les migrants font évidemment écho à la sinistre besogne de ICE. De même que la violence et la polarisation qui augmentent dans le spectre politique. Les comparaisons avec l'esprit du Nouvel Hollywood sont plutôt pertinentes !
Et les acteurs sont au top. Sean Penn vole la vedette à Di Caprio, en officier fasciste détraqué bourré de tics. Leonardo Di Caprio campe un ex-révolutionnaire devenu camé, embarqué malgré-lui dans une traque. Son personnage s'avèrera étonnamment plutôt passif (son accoutrement "dudesque" n'est pas là pour rien !). Surtout bon à ne pas se faire capturer et à attirer les ennuis chez les autres. Mais il laisse la place à l'excellente Chase Infiniti, en fille paumée mais pleine de caractère.
Tandis que la mise en scène est au top. Des séquences amples et fluides, des montages parallèle, le tout à un rythme soutenu. De la richesse et de la profondeur visuelle, permises par l'utilisation du format VistaVision ? (un ancien format délaissé, remis au goût du jour par "The Brutalist")
Je souligne notamment une incroyable poursuite dans la dernière ligne droite. Et un petit clin d'oeil à "Goodfellas" (je n'en dirai pas plus).
Par contre il faudra m'expliquer le budget de près de 150 millions de dollars, largement plus important que les autres films de PTA... et que ses box offices habituels ! Cela pourrait coûter très cher à son réalisateur et à la Warner, qui a néanmoins eu le courage de sortir une telle oeuvre.
tupper
tupper

190 abonnés 1 568 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 octobre 2025
Je me retiens rarement de mettre les 5 étoiles que je réserve à un chef-d’œuvre et là je me retiens vraiment tant on tient pour sûr un des films de l’année et peut-être même plus. Paul Thomas Anderson livre un film engagé, nerveux, explosif, bourré d’humour. 2h40 de grand cinéma, dès le premier plan puis en enchaînant les mises en scène ingénieuses, surprenantes, spectaculaires. Pas de temps mort. On ne peut s’empêcher d’y voir du Tarantino, du Eastwood. On fait pire comme référence. Et bien sûr le casting, parfait, DI Caprio en tête, habité, façon Le loup de Wallstreet. Un film généreux, génial, grandiose.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2025
Excellent film de Paul Thomas Anderson que cette libre adaptation du Roman Vineland ( 1990 ) de Thomas Pynchon en offrant un spectacle époustouflant grâce à un Leonardo DiCaprio intrépide et évoque le chaos idéologique mortifère qui ronge l’Amérique d’aujourd’hui à travers une poursuite ébouriffante , loufoque et virtuose !
Lachainemusic
Lachainemusic

22 abonnés 420 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2025
Paul Thomas Anderson signe avec Une bataille après l’autre une œuvre ambitieuse, à la croisée du thriller, du drame familial et de l’action radicale. Le film retrace l’histoire de Bob Ferguson (Leonardo DiCaprio), ancien membre d’un groupe révolutionnaire, qui vit reclus depuis seize ans, jusqu’au jour où son pire ennemi ressurgit et que sa fille est kidnappée. Il doit alors abandonner sa vie cachée et affronter ses vieux démons pour la retrouver. 

La mise en scène est somptueuse. Anderson ne se contente pas de filmer des fusillades ou des courses-poursuites : il construit des ambiances, multiplie les cadres larges pittoresques, joue avec la lumière, avec le bruit, avec le silence. Chaque plan semble pesé, réfléchi. Les séquences historiques, où l’on voit Bob et ses camarades militer, faire exploser le statu quo, sont pleines de fièvre et d’adrénaline, contrastant fortement avec la deuxième moitié du film, plus introspective, plus sombre, où le poids des années, de la désillusion, frappe fort. 

D’ailleurs, les personnages sont bien campés : DiCaprio fait preuve d’une crédibilité troublante en homme usé, toujours droit malgré tout ; Teyana Taylor en Perfidia apporte une flamme, une rage, et Sean Penn en colonel Lockjaw est un antagoniste glaçant dans sa détermination. Chase Infiniti, dans le rôle de Willa, est la révélation du film : le regard porté sur la transmission entre générations, sur l’engagement et ses conséquences, fonctionne grâce à elle. 

Mais le film n’est pas sans défauts. Sa durée impose parfois des longueurs : certains passages peinent à justifier leur place, l’action semble se diluer à des moments où la narration aurait gagné à aller droit au but. L’équilibre entre intensité dramatique et spectacle est souvent brillant, mais l’émotion pourrait parfois être plus directe, plus frappante. Et si certains choix esthétiques ou symboliques font sens, d’autres peuvent paraître trop ostentatoires ou déconnectés du ressort narratif.

En fin de compte, Une bataille après l’autre est un film qui impressionne : par son ampleur, par la maîtrise de sa mise en scène, par ses performances. Ce n’est pas un chef-d’œuvre parfait, mais c’est une expérience marquante, riche, un spectacle intelligent qui mérite qu’on s’y investisse pleinement.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2025
 UNE BATAILLE APRÈS L'AUTRE - Paul Thomas Anderson | ⭐ 9/10

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Une Bataille après l’autre s’impose comme l’un des événements cinématographiques de l’année. Paul Thomas Anderson livre une fresque ample et virtuose, mêlant film d’action et satire politique.

Le film impressionne par son énergie débordante, son rythme haletant et son souffle visuel qui captivent sans relâche : 2h40 que l'on ne voit jamais passer, grâce à un sens aigu de la mise en scène, une science du montage et une direction d’acteurs d’une précision chirurgicale.

Ambitieux mais très accessible, il surprend par sa capacité à conjuguer l’énergie d’un blockbuster et l’exigence d’un cinéma d’auteur.

L’action, toujours relancée, se nourrit de rebondissements incessants. Mais derrière le divertissement, se dessine un portrait féroce de l’Amérique contemporaine, minée par cette polarisation entre deux camps qui semblent décidément irréconciliables. À l'instar du dernier film de Ari Aster, Eddington, PTA décrit le chaos idéologique post-Trump dans lequel se retrouve le pays et se révèle tout aussi féroce tant dans sa critique des dérives fascistes que lorsqu'il pointe du doigt les travers de l'engagement révolutionnaire. Deux camps qui rejouent indéfiniment les mêmes affrontements, comme le laisse entendre le titre du film.

Si DiCaprio et Del Toro sont absolument brillants, c'est Sean Penn qui trouve ici l'un de ses meilleurs rôles. Il remportera à n'en pas douter l'Oscar du meilleur second rôle, et raflera probablement tous les prix dans l'ensemble des cérémonies.

Une bataille après l’autre apparaît à la fois comme un spectacle total, un geste politique fort mais surtout un très grand moment de cinéma.

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Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 septembre 2025
Je ne savais rien de ce nouveau film de Paul Thomas Anderson, mis à part quelques affiches, dont celle d’une femme enceinte, fusil d’assaut en main, qui avait piqué ma curiosité. Et, en effet, le réalisateur sort ici de sa zone de confort pour livrer un film fascinant, où se croisent thriller, comédie noire, drame familial, western et satire politique. Ce mélange des genres fonctionne à merveille et donne naissance à son œuvre la plus « grand public », sans jamais céder à la facilité.

La première partie, d’une intensité quasi révolutionnaire, dresse le portrait d’une Amérique contemporaine violente et fracturée, opposant militants radicaux et suprémacistes blancs. Puis le film bascule ensuite dans une course-poursuite haletante, atteignant parfois des sommets de virtuosité.

Pendant 2h40, aucun temps mort : Anderson alterne tension extrême et respirations ironiques ou absurdes. La mise en scène millimétrée et le montage chirurgical sont magnifiés par une bande-son omniprésente. Fidèle à lui-même, le réalisateur réinvente sans cesse son cinéma, offrant des plans d’une puissance rare. Je pense notamment à cette poursuite automobile hallucinante condensant tout ce que PTA sait faire de mieux : tension, chaos, beauté plastique.
Le recours au VistaVision confère au film une ampleur visuelle spectaculaire, magnifiant les paysages et renforçant l’aspect “post-western” du récit. Chaque plan est travaillé comme une photographie, et la texture de l’image donne une profondeur rare, qui rend le visionnage en salle presque indispensable.

Côté casting, Anderson est une fois de plus un directeur hors pair. Comme souvent, Leonardo DiCaprio est formidable, oscillant entre maladresse, rage et névrose. Il déploie avec une palette émotionnelle impressionnante, combinant intensité dramatique et complexité psychologique.

Sean Penn n’est pas en reste et incarne un des antagonistes les plus marquants de ces dernières années. Transformé physiquement pour le rôle, et impose sa présence à chaque apparition. À la fois fascinant et répugnant, son personnage représente le côté sombre et violent de l’Amérique contemporaine. L’acteur apporte une fragilité inquiétante qui rappelle par moments le tueur implacable de NO COUNTRY FOR OLD MEN.

Mais la révélation film, c’est Teyana Taylor. Magnétique, énergique et vulnérable, elle porte littéralement le premier acte du film. Son personnage de militante radicale, à la fois déterminée et moralement ambiguë, est interprété avec une intensité rare, alliant puissance brute et fragilité émotionnelle. Taylor confère au récit une dimension humaine et tragique, qui fait écho aux dilemmes contemporains et personnels que le film explore.

UNE BATAILLE APRÈS L’AUTRE est un mélange audacieux de genres, porté par une mise en scène exceptionnelle, un sens du rythme impeccable, et des performances d’acteurs d’une intensité rare. C’est à la fois un spectacle visuel, un thriller haletant et une réflexion sur l’Amérique contemporaine, confirmant Paul Thomas Anderson comme l’un des cinéastes les plus inventifs et ambitieux de sa génération.
Lil Sprite
Lil Sprite

65 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2025
Avec Une bataille après l’autre, Paul-Thomas Anderson signe son grand retour derrière la caméra, et offre à Leonardo DiCaprio l’occasion de revenir au premier plan. Sa dimension comique, souvent sous-estimée, éclate ici à l’écran et fait de lui la véritable star du film. Il est brillamment épaulé par un casting secondaire éclatant surtout par Teyana Taylor, qui magnétise chaque scène malgré une présence trop brève. Si l’ensemble souffre d’une légère tendance à s’étirer, on ressort séduit par ce mélange d’énergie, d’humour et de cinéma de grand spectacle.
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