Derniers Avis : Une bataille après l'autre - Page 23
Une bataille après l'autre
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Marcstarf
37 critiques
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4,0
Publiée le 23 décembre 2025
Un film haletant du début à la fin! Un très bon moment... certains personnages souffrent néanmoins d'un manque d'arc narratif (néanmoins je trouve que dire que ce film est le meilleur de 2025 montre selon moi que cette année n'a pas été une grande année de cinéma)
Il est loin le temps de Magnolia, un pur chef d'oeuvre du réalisateur. Ici on mise sur la notoriété des acteurs, mais avec un scenario très convenu, très loin de l'originalité qui faisait la patte du réalisateur. Des longueurs, des musiques agacantes et un final attendu, bref, rien ne sauve réellement ce film.
Un très bon divertissement, caricatural à souhaits, grinçant, ce film ne restera pas dans les annales du ciné mais on ne voit pas passer les deux heures 40 de durée. Du rythme, des dialogues coupés à la hâche, des acteurs déjantés, une mention particulière à Sean Penn, hilarant. A voir durant une crise de grosse flemme.
A fuir. Le film cumule les représentations sexistes et racistes. C'est une véritable insulte aux révolutionnaires. Les personnages sont creux, aucune pensée stratégique, aucune consistance, tout comme l'intrigue. Si ce film aborde l'enjeu très sérieux de la fascisation aux Etats Unis, il n'a pour autant rien de gauche. Il est imprégné d'un male gaze puant et dépeint une vision de la révolution qui n'est ni désirable ni crédible.
Il est assez rare de voir ce genre de film rater autant de choses alors même que le sujet est éminemment sérieux : les personnages révolutionnaires sont tirés des pires fantasmes protofascistes (la meuf racisée sexy nymphomaniaque qui abandonne sa famille et sa gosse), le père (di Caprio) shooté au crack et à la beuh incapable de comprendre un projet politique (ne serait ce que d'un niveau collège) et des rapports sociaux absurdes inspirés de théories conspirationnistes loufoques. Le scénario est tellement lisible qu'on comprend tristement la fin de ce trop long métrage au bout de 15 minutes. Aussi, on se croirait dans une parodie qui s'ignore, c'est d'une tristesse affligeante. Le manichéisme de ce film (la police néo nazie versus le groupe révolutionnaire) scénaristique est finalement la plus heureuse des maladresses de cette horreur non maîtrisée
Une bataille après l’autre n’est peut-être pas le chef-d’œuvre de l’année que certains annoncent un peu trop vite, mais il reste indéniablement l’un des films les plus ambitieux et stimulants de 2025.
Paul Thomas Anderson livre ici un mélange audacieux de thriller politique, chasse à l’homme paranoïaque et drame générationnel, porté par une mise en scène constamment en mouvement. Les nombreux décors, la variété des situations et le rythme maîtrisé font que l’on ne s’ennuie pas une seule seconde, malgré la densité des thèmes abordés.
Le film explore avec intelligence des sujets lourds racisme, révolution, paranoïa contemporaine sans jamais tomber dans le didactisme. L’intégration de personnages issus de la nouvelle génération, notamment autour de la fille du personnage principal, ancre clairement le film dans son époque. Ce choc entre idéaux révolutionnaires vieillissants et nouvelles identités fonctionne très bien et donne au récit une vraie résonance actuelle.
L’humour, souvent discret mais toujours bien dosé, permet d’alléger la tension sans la désamorcer. Mention spéciale à Sean Penn, impressionnant : son personnage paie très cher ses mensonges dans une séquence d’une grande force visuelle et morale, sans doute l’un des sommets du film, portée par une mise en scène remarquable.
Si l’ensemble peut parfois sembler excessif dans ses ambitions et légèrement inégal, Une bataille après l’autre reste un film riche, audacieux et profondément contemporain, qui mérite d’être vu, discuté et probablement revu.
Le réalisateur Paul Thomas Anderson change quelque peu de registre avec ce long-métrage fou d’ingéniosité mais aussi généreusement bordélique. Ce récit sur l’antifascisme et lutte contre la xénophobie qui est bien évidemment le reflet de l’Amérique « trumpienne » actuelle et de la polarisation extrême de la société américaine est aussi percutant que filmé de façon virtuose par un cinéaste au top de technicité. Usant de caméra grand angle, il donne à cette succession d’images une allure folle procédant également d’un sens du découpage affuté à l’image de cette hallucinante course-poursuite finale. Porté par une distribution luxueuse avec en tête d’affiche l’acteur Leonardo DiCaprio hauteur d’une prestation pleine de contrôle avec en face de lui Sean Penn dans l’excès et dans une forme de roue libre contrôlée qu’il maitrise à la perfection. Ponctué d’humour, « Une bataille après l’autre » est une leçon de cinéma et un moment fort de l’année cinématographique.
Avouons le de prime abord ce n'est pas un chef d'œuvre qui marquera le cinéma mais je pense que le film ne prétend pas du tout à cela. Par contre c'est un film pétri de qualité avec un scénario original et qui dénote dans le mode aseptisé d'Hollywood.
On suit donc ce père tentant de protéger sa fille suite à son appartenance dans un groupe de rebelles anarchiques. Les personnages sont intéressants notamment celui de Dicaprio , sa fille et le sergent joué par Sean Penn. Je n'ai pas vraiment accroché sur le personnage de Perfidia que j'ai trouvé assez caricatural et vite gonflant heureusement qu'on ne la voit pas beaucoup. Celui joué par Benicio del Toro est intéressant mais trop peu fouillé et arrive trop tard, comme un cheveu sur la soupe, pour que l'on puisse réellement l'apprécier.
L'humour et le burlesque sont présents, malgré la durée du film ( 2h40) on ne s'ennuie pas malgré un début un peu poussif et qui tarde réellement à se mettre en place. Les scènes d'action sont très bien filmées tout comme la poursuite en voiture aucun doute Paul Thomas Anderson sait se débrouiller quel que soit le style. Alors oui le sujet est brulant et d'actualité, mais rien non plus de tellement transgressif et révolutionnaire. C'est certain qu à l'heure où Hollywood est aseptisé comme jamais et la liberté d'expression de moins en moins tolérée, voir ce film est intéressant mais je me dis que s'exatsier devant l'audace du film qui pour moi n'est pas non plus un pamphlet très virulent est encore plus inquiétant et montre à quel point les libertés sont menacées.
J'ai toujours l'impression d'être passé à côté d'un film quand les critiques presse le qualifie de "chef d'oeuvre" et que moi je n'y voit qu'une énorme bouse sans aucun intérêt. Cela m'ai arrivé plusieurs fois dans le passé (There will be blood, the Brutalist, ...). Mais là quand même il y a Leonardo Dicaprio, Benicio del Toro, et Sean Penn ! Mais non. Toujours pas. Le film est minable. Scénario minable, dialogues minables, personnages stupides, 5 mn d'action sur 2h40. Un navet. Du coup maintenant la prochaine fois que la presse est unanime sur un film, je préfère ne pas le regarder. Je gagnerai du temps...
Paul Thomas Anderson prouve une fois encore qu’il est un cinéaste capable de prendre des formes casse‑tête et d’en faire de l’art cinétique avec "Une bataille après l’autre". On y suit Leonardo DiCaprio en ancien révolutionnaire désabusé qui vit hors‑système avec sa fille jouée par Chase Infiniti. Leur monde est bouleversé quand l’ennemi juré interprété par Sean Penn refait surface après 16 ans. S'en suit une course folle où passé et présent s’entrechoquent dans un mélange de thriller, de comédie noire et d’action existentialiste. La mise en scène d’Anderson est, comme souvent, une exploration sensorielle : il mêle des dialogues ciselés à des séquences d’action étonnamment fluides pour un film de ce calibre.
Ce film prétentieux est maladroit, son histoire improbable, ses personnages caricaturaux. Militant? C'est aussi militant qu'un épisode de l'agence tous risques. Les gentils mercenaires qui affrontent les méchants soldats pour défendre les pauvres migrants. Spoiler: La scène d'ouverture érectile est vraiment d'une débilité profonde, confondant féminisme engagé et domination S&M. Le tout se regardant le nombril, l'air de dire "regarder comme je vais loin dans le politiquement incorrect". Et tout le film est comme ça.
De l'action, du suspense, de l'émotion, de l'humour... un Leonardo et un Sean au top...un bande son incroyable..tous les ingrédients sont là... Seul bémol, le message du film est un peu diffus, pas facile à cerner.
Un film d'action épique et malaisant qui met en scène une Amérique fracturée idéologiquement et en proie au chaos. Du grand cinéma, tourné et joué avec virtuosité, à l'ancienne.