Note moyenne
3,9
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Malgré son ambition affichée, le film déçoit une partie du public par une narration brouillonne, où les pistes dramatiques semblent se superposer sans jamais réellement se répondre. L’ensemble souffre d’un manque de cohérence : les enjeux se diluent, les scènes paraissent juxtaposées plutôt que construites, et l’accumulation de thèmes, de tonalités et de messages finit par créer un sentiment de saturation. À cela s’ajoutent des scènes érotiques jetées là sans nécessité, gratuites, embarrassantes, dont la fonction narrative ou esthétique demeure un mystère total.
L'histoire est originale. Une très bonne surprise pour une grosse production hollywoodienne, même si la fin est en dessous du reste du film..
Enfin du vrai cinéma.
Maitrise de la narration et de la mise en scène.
Paul Thomas Anderson réussit à redonner du souffle à un cinéma hollywoodien qui avait tendance à nous décevoir depuis une quinzaine d’années.
Maitrise de la narration et de la mise en scène.
Paul Thomas Anderson réussit à redonner du souffle à un cinéma hollywoodien qui avait tendance à nous décevoir depuis une quinzaine d’années.
Sur la forme: musique disparate (classique, pop, tout en vrac) sans ligne claire, juxtaposition de petites scènes sans grande cohérence, aucun grand plan. aucun décor digne de ce nom, pas de costume ni maquillage, les personnages sont globalement moches et insipides.
sur le fond: gloubi boulga d'idéologies politiques caricaturées, des black power jusqu'au racialistes, tous absolument detestables,tous autant pitoyables les uns que les autres, scéniario inexistant, les scenes s'enchainent sans raconter la moindre histoire ni péripéties si ce n'est une pseudo chasse a l'homme plutot meh. Sans compter l'absence de réalité historique rendant le truc absolument pas plausible, sans aucune profondeur.
J'ose imaginer que c'était censé etre parodique. c'est juste un mauvais nanar.
sur le fond: gloubi boulga d'idéologies politiques caricaturées, des black power jusqu'au racialistes, tous absolument detestables,tous autant pitoyables les uns que les autres, scéniario inexistant, les scenes s'enchainent sans raconter la moindre histoire ni péripéties si ce n'est une pseudo chasse a l'homme plutot meh. Sans compter l'absence de réalité historique rendant le truc absolument pas plausible, sans aucune profondeur.
J'ose imaginer que c'était censé etre parodique. c'est juste un mauvais nanar.
Je m'attendais à voir un film bien joué, bien tourné, bien soigné en fait. La réalité est tout autre. Di caprio se prend pôur jack sparow en beaucoup moins bien, senn pean est d'un ridicule qui fait de la peine à voir, le scénario a du être fait sur un coin de table, et encore, il tient sur un timbre...la musique est nulle voire ridicule. Bref ne perdez pas votre temps ni votre argent
Je ne comprends pas la hype autour de ce film. Personnellement j'ai trouvé l'histoire totalement irréaliste, je n'ai pas réussi à rentrer dedans, et la longueur dj film m'a achevé. Grosse déception pour moi.
changer le monde - bataille après bataille - les forces progressistes contre les conservateurs - un vieux thème - traité de façon un peu violente, un peu caricaturale - le thème mérite plus de finesse - reste une distribution hors pair
Incroyable à quel point tous les grands acteurs d'Hollywood semblent être dans ce film
certaines parties m'ont déplu mais globalement c'est un bon film qu'on ne voit pas passer malgré la durée de 2h30
certaines parties m'ont déplu mais globalement c'est un bon film qu'on ne voit pas passer malgré la durée de 2h30
Un film inégal surévalué à mon goût par la critique de la presse . Certes les acteurs sont vraiment géniaux ( di caprio et sean penn) mais je trouve que le film n’a rien de vraiment exceptionnel , que ce soit sur le sujet traité comme pour le rythme , bien mais bien en deçà de ce à quoi je m’attendais au vu des critiques dithyrambiques reçues ( je précise de la presse )
Je ne m’attendais pas à un film aussi nul …
Grand fan de DiCaprio j’ai du mal à comprendre les louanges de la presse
Grand fan de DiCaprio j’ai du mal à comprendre les louanges de la presse
Bon, un ancien révolutionnaire recherché par la police se cache avec sa fille Willa et vit en banlieue du monde réel. Mais tout change lorsqu’un policier les retrouvent et kidnappe sa fille. Il remue alors ciel et terre pour la retrouver.
Un bon film à voir.
Un bon film à voir.
Du cinéma XXL, typiquement "américain" -- dans le sens où l'on perçoit le luxe de moyens mis à disposition du réalisateur, et également dans le sens où le film comporte son lot de scènes d'action pan-pan et vroum-vroum. Mais en dehors de ça (par ailleurs fort bien réalisé et parfaitement employé au service du film), j'ai vu un film totalement maîtrisé, superbement joué, d'une ampleur et d'une audace folles (il met en œuvre une multitude de genres du cinéma pour traiter une multitude de thèmes). J'en suis sorti abasourdi, non à cause d'un traitement tonitruant des scènes d'action comme trop souvent au cinéma ces dernières années, mais par l'ampleur de la fresque qui venait de se dérouler sous mes yeux.
Du grand cinéma.
Du grand cinéma.
Mais oulala Léo ou tu as atterri ? Au milieu de ce couple tordu Perfidia et le colonel, tu cours pour t'échapper en peignoir et mal rasé, avec un fond sonore trop présent (les touches du piano ont été très sollicitées...), t’essaie de sauver ta fille
spoiler:
qui n'est pas ta fille, chienne de vie
. L'histoire m'a parue un peu anachronique (la French 75, la révolution ?). Cela dit le film se regarde bien, il y' a une qualité cinéma.
. L'histoire m'a parue un peu anachronique (la French 75, la révolution ?). Cela dit le film se regarde bien, il y' a une qualité cinéma.
Bien sûr, idéologiquement, c’est une œuvre courageuse à l’ère de Trump. Mais c’est justement pour cela que c’est d’autant plus dommage que ce soit mal réalisé… Je suis sorti très déçu : les personnages sont en carton, traités au premier degré, sans nuances, presque caricaturaux. On dirait un film créé par une IA tant tout sonne faux… Il y a bien quelques moments vaguement sympas grâce à DiCaprio, que j’aime beaucoup, mais impossible de sauver l’ensemble. C’est vraiment très dommage : au final, ça dessert plutôt la cause, je dirais.
Qui est le film ?
Paul Thomas Anderson a toujours été pris dans un paradoxe : filmer l’Amérique en s’installant loin d’elle, dans le passé, dans les soubassements de ses récits. Avec Une bataille après l’autre, PTA accomplit enfin ce geste inattendu : filmer l'Amérique de « maintenant », mais en continuant d’y déplier les mêmes obsessions. Il pose sa caméra dans une Amérique immédiatement reconnaissable, traversée de tensions raciales et idéologiques, mais comme vue à travers un verre dépoli. Le film raconte le parcours de Bob Ferguson, militant radical embourbé dans des idéaux qu’il comprend mal, et celui de Perfidia, jeune activiste pour qui la politique est un vecteur de désir, d’identité et d’héritage.
Que cherche-t-il à dire ?
Le projet du film n’est pas d’expliquer l’état politique de l’Amérique ni de cartographier les extrêmes. PTA tente d’aborder la politique comme un terrain dramatique, mais celle-ci se dérobe sous ses pas et retourne vers son obsession première : les liens qui façonnent une existence. Le film avance ainsi une thèse implicite : la politique n’est pas une structure idéologique, mais un système d’affects, un ensemble de pulsions, de désirs, de fantasmes.
Par quels moyens ?
Le film installe des symboles ostensiblement politiques : groupuscules marxistes, milices suprémacistes, nouveaux Black Panthers, agitation militante racisée. Pourtant, jamais ces forces n’acquièrent une existence autonome. Ces signes deviennent décoratifs, comme des panneaux indicateurs placés trop près du visage, des surfaces qui reflètent les angoisses de Bob bien plus qu’elles n’éclairent l’état du pays.
L’interprétation de Leonardo DiCaprio cristallise cette tension. Son corps de star mondiale contredit son rôle de militant radical, créant un décalage que le film n’essaie jamais d’effacer. DiCaprio ne peut jouer un marxiste déclassé sans que son image publique n’infiltre le cadre. Cette inadéquation produit une vérité involontaire : la politique est costume, masque, rôle temporaire. Ce n’est pas une faiblesse d’acteur, mais la signature d’un film qui ne parvient pas à concilier engagement et spectacle.
Le film retrouve sa cohérence dès lors qu’il lie politique et libido. Perfidia incarne le seul véritable engagement, non parce qu’elle milite, mais parce que son investissement circule dans son corps. La réussite du film tient à l’opposition sexuée et affective entre Bob (DiCaprio) et Perfidia (Teyana Taylor). Lui incarne l’abandon progressif de la cause, absorbé par la paternité, hébété par la vie domestique ; elle incarne la jubilation de l’action révolutionnaire.
Le fusil devient phallus, le danger devient excitation, l’affrontement devient pulsion. La guerre est un opérateur de fantasmes. Cette équivalence permet au film de dire que la politique est souvent structurée par des affects que les discours rationalisent ensuite. Perfidia, excitée par la lutte, excitée par l’ennemi, excitée par l’idée de mourir pour une cause, concentre une puissance que Bob n’a jamais eue. Elle est le cœur politique du film, sa flamme vive. Et c’est précisément pourquoi sa trahison finale est un effondrement philosophique : toute la charge politique se dissipe, remplacée par l’instinct de survie.
Après une ellipse de seize ans, le film abandonne explicitement tout pour se redéploier vers son véritable centre : l’origine, la filiation, la dette des pères envers les enfants. L’Amérique y apparaît alors comme une caverne généalogique où les identités se demandent à qui elles appartiennent. Willa devient littéralement le champ de bataille : l’enfant de Marx et de Marx… ou l’enfant de Marx et d’Hitler. Ces deux spectres ne sont pas là pour être pensés, mais pour être brandis. PTA ne construit pas un film dialectique ; il construit un film spectral. Les corps noirs sont observés par des regards blancs, les luttes sont reprises par des imaginaires qui ne leur appartiennent pas. Ce déséquilibre est le cœur du film, son impensé constitutif, sa limite.
Anderson joue les hybrides : comédie noire, thriller politique, film d’action routier, mélodrame familial. Sur le plan formel, le film est souvent splendide : compositions chorales, plans larges sur routes américaines, bascules de rythme où la poésie coupe la fusillade. Et c’est finalement dans le cinéma d’action que PTA retrouve sa pleine puissance. Loin des débats, loin des slogans, il revient à ce qu’il sait faire : faire bouger des corps dans un espace, faire circuler des affects dans un montage, faire vibrer un récit par la musique.
Où me situer ?
On pourrait résumer mon rapport au film ainsi : il m’intéresse précisément là où il avoue ses limites. Tout ce que j’ai décrit en amont converge vers une même idée : le film veut parler politique, mais ce qu’il réussit vraiment, c’est de décrire l’impossibilité même de cette parole. Et c’est pourquoi, malgré son caractère profondément inégal, j’ai aimé ce film. Parce qu’il devient poignant lorsqu’il renonce à commenter le monde. Lorsqu’il accepte que la politique lui échappe, qu’il n’a pas les outils pour la saisir. Lorsqu’il revient, presque timidement, au tremblement des liens, à ces êtres qui tentent de se rejoindre malgré les rôles, malgré les slogans, malgré la mécanique des récits.
Le film avoue alors ce qu’il est : je ne sais pas filmer la politique. Je sais filmer des êtres qui vacillent.
Quelle lecture en tirer ?
Dans cet aveu d’impuissance, quelque chose pourtant s’énonce : la lassitude militante, la fuite devant l’engagement, la gêne de parler depuis un confort invisible, la quête d’une filiation comme ultime refuge quand le monde devient trop vaste. PTA y filme une Amérique réduite à une famille dysfonctionnelle, où l’action devance toujours la pensée et où les révolutions avortent dans un mélange de désir, de peur et de tendresse.
Paul Thomas Anderson a toujours été pris dans un paradoxe : filmer l’Amérique en s’installant loin d’elle, dans le passé, dans les soubassements de ses récits. Avec Une bataille après l’autre, PTA accomplit enfin ce geste inattendu : filmer l'Amérique de « maintenant », mais en continuant d’y déplier les mêmes obsessions. Il pose sa caméra dans une Amérique immédiatement reconnaissable, traversée de tensions raciales et idéologiques, mais comme vue à travers un verre dépoli. Le film raconte le parcours de Bob Ferguson, militant radical embourbé dans des idéaux qu’il comprend mal, et celui de Perfidia, jeune activiste pour qui la politique est un vecteur de désir, d’identité et d’héritage.
Que cherche-t-il à dire ?
Le projet du film n’est pas d’expliquer l’état politique de l’Amérique ni de cartographier les extrêmes. PTA tente d’aborder la politique comme un terrain dramatique, mais celle-ci se dérobe sous ses pas et retourne vers son obsession première : les liens qui façonnent une existence. Le film avance ainsi une thèse implicite : la politique n’est pas une structure idéologique, mais un système d’affects, un ensemble de pulsions, de désirs, de fantasmes.
Par quels moyens ?
Le film installe des symboles ostensiblement politiques : groupuscules marxistes, milices suprémacistes, nouveaux Black Panthers, agitation militante racisée. Pourtant, jamais ces forces n’acquièrent une existence autonome. Ces signes deviennent décoratifs, comme des panneaux indicateurs placés trop près du visage, des surfaces qui reflètent les angoisses de Bob bien plus qu’elles n’éclairent l’état du pays.
L’interprétation de Leonardo DiCaprio cristallise cette tension. Son corps de star mondiale contredit son rôle de militant radical, créant un décalage que le film n’essaie jamais d’effacer. DiCaprio ne peut jouer un marxiste déclassé sans que son image publique n’infiltre le cadre. Cette inadéquation produit une vérité involontaire : la politique est costume, masque, rôle temporaire. Ce n’est pas une faiblesse d’acteur, mais la signature d’un film qui ne parvient pas à concilier engagement et spectacle.
Le film retrouve sa cohérence dès lors qu’il lie politique et libido. Perfidia incarne le seul véritable engagement, non parce qu’elle milite, mais parce que son investissement circule dans son corps. La réussite du film tient à l’opposition sexuée et affective entre Bob (DiCaprio) et Perfidia (Teyana Taylor). Lui incarne l’abandon progressif de la cause, absorbé par la paternité, hébété par la vie domestique ; elle incarne la jubilation de l’action révolutionnaire.
Le fusil devient phallus, le danger devient excitation, l’affrontement devient pulsion. La guerre est un opérateur de fantasmes. Cette équivalence permet au film de dire que la politique est souvent structurée par des affects que les discours rationalisent ensuite. Perfidia, excitée par la lutte, excitée par l’ennemi, excitée par l’idée de mourir pour une cause, concentre une puissance que Bob n’a jamais eue. Elle est le cœur politique du film, sa flamme vive. Et c’est précisément pourquoi sa trahison finale est un effondrement philosophique : toute la charge politique se dissipe, remplacée par l’instinct de survie.
Après une ellipse de seize ans, le film abandonne explicitement tout pour se redéploier vers son véritable centre : l’origine, la filiation, la dette des pères envers les enfants. L’Amérique y apparaît alors comme une caverne généalogique où les identités se demandent à qui elles appartiennent. Willa devient littéralement le champ de bataille : l’enfant de Marx et de Marx… ou l’enfant de Marx et d’Hitler. Ces deux spectres ne sont pas là pour être pensés, mais pour être brandis. PTA ne construit pas un film dialectique ; il construit un film spectral. Les corps noirs sont observés par des regards blancs, les luttes sont reprises par des imaginaires qui ne leur appartiennent pas. Ce déséquilibre est le cœur du film, son impensé constitutif, sa limite.
Anderson joue les hybrides : comédie noire, thriller politique, film d’action routier, mélodrame familial. Sur le plan formel, le film est souvent splendide : compositions chorales, plans larges sur routes américaines, bascules de rythme où la poésie coupe la fusillade. Et c’est finalement dans le cinéma d’action que PTA retrouve sa pleine puissance. Loin des débats, loin des slogans, il revient à ce qu’il sait faire : faire bouger des corps dans un espace, faire circuler des affects dans un montage, faire vibrer un récit par la musique.
Où me situer ?
On pourrait résumer mon rapport au film ainsi : il m’intéresse précisément là où il avoue ses limites. Tout ce que j’ai décrit en amont converge vers une même idée : le film veut parler politique, mais ce qu’il réussit vraiment, c’est de décrire l’impossibilité même de cette parole. Et c’est pourquoi, malgré son caractère profondément inégal, j’ai aimé ce film. Parce qu’il devient poignant lorsqu’il renonce à commenter le monde. Lorsqu’il accepte que la politique lui échappe, qu’il n’a pas les outils pour la saisir. Lorsqu’il revient, presque timidement, au tremblement des liens, à ces êtres qui tentent de se rejoindre malgré les rôles, malgré les slogans, malgré la mécanique des récits.
Le film avoue alors ce qu’il est : je ne sais pas filmer la politique. Je sais filmer des êtres qui vacillent.
Quelle lecture en tirer ?
Dans cet aveu d’impuissance, quelque chose pourtant s’énonce : la lassitude militante, la fuite devant l’engagement, la gêne de parler depuis un confort invisible, la quête d’une filiation comme ultime refuge quand le monde devient trop vaste. PTA y filme une Amérique réduite à une famille dysfonctionnelle, où l’action devance toujours la pensée et où les révolutions avortent dans un mélange de désir, de peur et de tendresse.
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