Une fresque incroyable, une tragédie d'action à l'écriture impeccable et à la mise en scène grandiose. Et puis, Leo Dicaprio face à Sean Penn... Que demander de plus ? Une vraie leçon de cinéma.
LE DERNIER COMBAT. La chair de demain dans la semence du fruit pourri. Epatante moisson. Un combat de scorpion pour une idéologie migratoire et révolutionnaire. Une fertilité d'idée, de sons et d'images. Ceux qui vivent sont ceux qui luttent. Il est préférable de mourir debout que de vivre à genoux. Zapata aurait aimé.
Une bataille après l'autre s'impose comme une œuvre cinématographique d'une rare puissance, portée par une mise en scène qui ne laisse aucun répit au spectateur. Le film déploie une narration haletante, construite avec une intelligence dramatique remarquable, où chaque scène vient s'imbriquer dans la suivante avec une fluidité déconcertante. Les performances des acteurs sont absolument magistrales, incarnant avec une vérité troublante des personnages complexes, habités par leurs contradictions et leurs blessures. La photographie, d'une beauté saisissante, sublime chaque instant, tandis que la bande originale accompagne l'émotion avec une discrétion et une justesse admirables. Le réalisateur fait preuve d'une maîtrise formelle impressionnante, osant des choix audacieux qui repoussent les frontières du genre. Au-delà du spectacle, c'est un film profondément humain qui interpelle, émeut et questionne, laissant une empreinte durable dans la mémoire du spectateur. Une œuvre ambitieuse et accomplie.
Qu’il est difficile de ne pas apprécier un film ou les acteurs jouent admirablement bien. Seulement voilà l’histoire est vraiment cas pieds, je préfère ne pas me lâcher car je suis énormément déçu.
Je l’avoue, je n’ai tenu qu’une heure devant Une bataille après l’autre. Avec des notes pareilles, je m’attendais à des frissons, à être transporté, mais rien de tout ça n’est vraiment arrivé. Et ce qui a fini de me sortir du film, c’est cette musique insupportable : on a l’impression que quelqu’un s’acharne sur une seule touche de piano, en boucle.
Je ne comprends pas pourquoi le film est encensé par la Presse. il n’est pas mauvais mais ne mérite pas autant d’étoiles : la première heure pourquoi pas mais après ça devient juste de la caricature : dommage j’adore ces acteurs.
Une Bataille après l’autre est ce genre de film qui est fait pour que le spectateur se déplace au cinéma.
Après une mise en place de son récit, Paul Thomas Anderson nous embarque dans une course folle afin de sauver la fille de Léonard Di Caprio. Le scénario est juste dingue ; les rebondissements sont excellents et cette pléiade d’acteurs emmène ce film dans la stratosphère. Car au-delà de Di Caprio (encore un rôle sur mesure) ; la jeune actrice Chase Infinityi crève l’écran ; Sean Penn dans l’un de ses meilleurs rôles depuis longtemps et enfin Bénicio del Toro en vieux protecteur de migrants est parfait.
Le rythme est dingue, la caméra de PTA est parfaitement maitrisée surtout dans la dernière course poursuite en voitures. Nous ne subissons pas les près de trois heures du film et Une Bataille après l’Autre restera pour moi le plus grand coup de cœur de l’année 2025.
Déçu, mes critiques presse disent le contraire, mais je n'ai pas aimé, l'histoire est trop simple, irréaliste, aucune surprise,. J'ai perdu deux heures
Si nous devions résumer le film en un seul mot, nous dirions sûrement : intense.
Un blockbuster américain aussi dramatique que (quasi) réaliste avec une touche politique et humoristique réalisé par Paul Thomas Anderson : « Une bataille après l’autre ». Ce long métrage vous agrippe dès la première minute et ne vous lâche pas pendant 2h40.
Le film met en scène un groupe armé d’antifas appelé les French 75 qui lutte contre le fascisme américain incarné par un groupe de suprémacistes blancs néonazi. Dès la première scène, nous sommes plongés dans le monde révolutionnaire de la belle Perfidia Beverly Hills incarnée par Teyana Taylor. Une bande de militants qui multiplient les actions pour les droits des femmes, les discriminations raciales et contre les camps de rétention de clandestins mexicains rappelant l’ICE actuelle et sa politique d’immigration radicale. Un des protagoniste du groupe est interprété par Léonardo Di Caprio, le spécialiste des explosifs. Dans ce chaos rempli de haine et d’espoir, une histoire d’amour naît entre les deux militants et une petite fille, Charlène, voit le jour. Une routine et une réalité dure à accepter pour la mère qui souhaite continuer cette lutte comme sa mère et sa grand-mère auparavant. Dépassé par les évènements, Di Caprio est caricaturé comme un père dépressif, alcoolique et accro au cannabis. Une vie paisible pour sa fille et un stress permanent pour lui, c’est Sean Penn qui va venir le chercher par la peau des fesses dans sa bicoque américaine. Menacé par ce groupe d’oligarques néonazi, ce long-métrage devient une course contre la montre où Léo se transforme en Jack Nicholson mélangé à Big Lebowski tandis que Sean devient le véritable Satan. Entre humour burlesque et action, on se demande où va nous mener Anderson. On retrouve tout de même un happy end à l’américaine dans un style western à la Sergio Leone où la fille marche dans les pas de sa mère et son père qui la regarde d’un oeil fier tandis que Sean Penn se prend toujours pour Terminator à ne pas vouloir mourir.
Ventre noué de rage et de colère dès le début puis un soulagement et de l’espoir qui finit en éclats de rires, ce film nous a fait passer par toutes les émotions. Si le panel d’acteur a été choisi avec brio, Michael Bauman a fait un excellent travail en tant que directeur de la photographie aux côtés du réalisateur.
Malgré ce chaos visuel, le film a été pensé de manière photographique. Nous avons aimé son côté esthétique de désordre organisé avec des plans larges comme celui du couvent des soeurs. Et comment ne pas mentionner la scène de fin ? What a fun ride ! La caméra suit le mouvement de la route de manière fluide, à tel point que nous avons cru rendre nos popcorns dans la salle. Un plan visuellement plaisant où trois voitures se suivent, le souffle coupé, l’envie d’accélérer et pourtant la scène est au ralenti à la Wes Anderson.
Nous tenons à souligner la performance des acteurs et spécialement de Sean Penn avec sa démarche qui nous hantera à vie. Durant tout le film, nous avions envie de lui donner un laxatif pour qu’il se relâche enfin. Un personnage qui s’inspire d’Hitler avec ses mimiques, son postiche de cheveux et sa mort « drôle ».
Ce qui reste perturbant, c’est le manque de temporalité. Anderson souhaite troubler le présent et le passé en mélangeant une période révolutionnaire de lutte pour les droits américains des années 50-60 avec un présent technologique. Cela montre certes que la révolution n’est jamais finie mais la situation temporelle du film reste dérangeante. Léo ne lâche pas sa veste de chambre durant une bonne partie du film et on se surprend presque à vouloir acheter la même grâce à sa durabilité exceptionnelle.
Malgré tout, Anderson savait ce qu’il faisait : un Blockbuster. Les scènes d’actions comme les poursuites sont très bien tournées et rythmées avec une bande son signée Johnny Greenwood du groupe Radiohead mixée à des chansons politiques des sixties comme celle de Fleetwood Mac. Nous devons aussi lui laisser le sens du détail avec des références pointues dans le domaine révolutionnaire et américain : comme le slogan de 1971 « The Revolution Will Not Be Televised » de Gil Scott-Heron utilisé dans le mouvement Black Lives Matter. L’humour lourdingue mais présent permet au film de ne pas devenir ultra plombant, on remercie Léonardo Di Caprio et son téléphone.
Ce film offre tout de même une morale prometteuse : le combat ne s’arrête jamais, il évolue. La ligne n’a cessée de reculer pour atteindre nos pieds, nous sommes désormais en frontline. Alors, même si « l’enfer » est sur terre depuis des années et que les guerres révolutionnaires perdurent, l’espoir ne meurt jamais. Il se transmet de génération en génération. Une histoire certes profonde mais en surface, elle reste basée sur une fascination sexuelle d’un homme blanc masculiniste à une femme noire caractérielle.
Vu hier soir, sans rien savoir à son sujet... A certains moments, j'ai l'impression que ça ressemble à du Tarantino. Sean Penn est excellent et inattendu !! Leo, j'adore en général, il est toujours à fond dans ses rôles. C'est le cas dans ce film. L'histoire...bah là ça m'a un peu désarçonné...je pensais voir un film sur des révolutionnaires, mais c'est plus une traque...j'ai eu quelques moments de flottements qui ne me captivaient plus...ça devient caricatural par moment... Pas mauvais, mais pas bon non plus (aurait pu être écourté de 25-30 minutes).
Autant l'oeuvre dans son ensemble tient la route, autant le film a mis une plombe à m'intéresser. J'ai trouvé la première demi-heure d'un ennui abyssal, inintéressante, des personnages sans queue ni tête. Une fois que l'histoire démarre vraiment, avec les enjeux bien établis, le rythme est parvenu à m'intéresser mais que ce fut long. Heureusement qu'il y a DiCaprio sinon je n'aurai pas donné cher du long métrage. Très (trop?) politisé, un Sean Penn qui joue un personnage à peine crédible, des ellipses qui m'ont dérangé, une musique omniprésente et peu harmonique, un montage brouillon. La seule mise en scène et l'acteur DiCaprio aident à relever le film, le reste est selon moi raté.
Film totalement raté et pénible à regarder dans lequel tout est raté. Le scénario est d'une pauvreté tellement abyssal que j'ai passé toute la durée du film à attendre que le film démarre. Les acteurs sont presque tous fades à l'exception de Sean Penn qui est extraordinaire. La morale du film fait peur. Les ressorts dramatiques sont grotesques, caricaturaux et manichéens. La musique est insupportable de début à la fin. A éviter.