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Dreamolution
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5,0
Publiée le 8 juin 2024
Ne vous fiez pas à la note, qui, on peut le supposer, été abaissée en grande partie par les anti-wokes. Magnifique et poignant documentaire, vous en sortirez ému, c'est juste incroyable... Ces femmes (oui ce sont bien des femmes !) sont des guerrières à leur façon dans ce monde qui ne les accepte pas. Leur force, leur bonheur de vivre leur vraie identité nous irradient littéralement. Certains trouvent que c'est mal filmé, mais c'est un parti pris qui correspond à la fragilité du sort de ces personnages, souvent rejetés par leur entourage et par la société, et cela ne gêne en rien la lisibilité et la force du propos. A voir absolument !
Documentaire tourné à Tel-Aviv avant l'attentat du 7 octobre 2023. Portraits et parcours de femmes transgenres arabes de Gaza à Tel-Aviv. On les suit dans leur intimité, leurs transformations et leurs relations avec les hommes, leurs familles. Tourné exclusivement la nuit. Pas d'une très grande qualité d'images.
Tel-Aviv, métropole israélienne cosmopolite et tolérante accueille les transsexuels d'origine palestinienne, menacés de mort par leurs familles à cause de leur orientation sexuelle. La réalisatrice noue une relation confiante avec les actrices de cette transition difficile. C'est douloureux et lumineux à la fois!
Yolande Zauberman est une réalisatrice chevronnée qui, depuis plus de trente ans a sillonné le monde pour touner des fictions et des documentaires. Sa toute première œuvre, "Classified People", filmée dans l’Afrique du sud de l’apartheid en 1987, vient de ressortir dans une version restaurée. Elle n’a pas pris une ride. "La Belle de Gaza" est le troisième volet d’une trilogie qu’elle a tournée ces dix dernières années en Israël. Après "Would You Have Sex with an Arab ?" qui questionnait le racisme anti-arabe de la population juive israélienne, "M", César 2020 du meilleur documentaire, levait le voile sur la pédophilie qui sévit dans les milieux juifs orthodoxes.
Dans "La Belle de Gaza", Yolande Zauberman s’est intéressée aux prostituées transgenres qui racolent rue Hafnuta à Tel Aviv. Elle a réussi à gagner la confiance de cinq d’entre elles qui ont accepté de témoigner face caméra : Talleen, resplendissante Miss Trans Israël, dont la famille a accepté la transition, Israela, son aînée, qui raconte avec humour son mariage avec un rabbin qui ignorait tout de son changement de sexe, Nadine, Danielle et Nathalie.
"La Belle de Gaza" a un fil rouge : la recherche d’un garçon dont la rumeur voudrait qu’il soit venu à pied de Gaza quelques années plus tôt pour vivre à Tel Aviv en femme. Cette quête n’est qu’un prétexte à une enquête somme toute banale. D’improbables créatures, outrageusement maquillées, juchées sur de vertigineux talons aiguilles, y font naître un trouble. On admire leur courage à s’affirmer en femme dans une société qui les tolère mais les marginalise. Certes, rappelle Talleen, dans d’autres pays, elles auraient été lapidées, jetées vivantes d’un immeuble, comme Daech le fit pour les personnes suspectées d’être homosexuelles. Mais le sort des transgenres filmées par Yolande Zauberman, dans cette rue obscure et dangereuse, où elles vendent leur corps, au risque d’être attaquées par des clients sadiques ou homophobes, ne semble guère plus enviable.
J’ai préféré nettement « M ». « La Belle de Gaza » me permet de faire la connaissance de la première miss trans Israël : Talleen Abu Hanna. Le parcours de « La Belle de Gaza » et sa légende qui l’entoure ne m’a pas tant emballé que ça. Les entretiens poignants soient-ils avec d’autres trans dans un quartier sordide de Tel-Aviv où elles sont constamment menacées, maltraitées n’ont rien de surprenants. Il en est ainsi partout dans le monde. Cela ne signifie pas que je banalise le mal dont ces trans sont victimes, je demeure toujours indigné. Là où c'est surprenant, ces trans qui errent la nuit dans Tel-Aviv sont israéliennes, palestiniennes, arabes, juives, musulmanes, chrétiennes. J’aurais aimé que les entretiens menés par Yolande Zauberman ne tournent pas qu’autour de leur sexualité, de leurs désirs et de leur peur.
Nous sommes en Israël, ce n’est pas n’importe quel pays : berceau des trois religions ; pays où cohabitent israéliens et palestiniens ; pays des colons qui se sont appropriés des terres palestiniennes en toute impunité ; pays où des israéliens n’approuvent pas les colons ; où des israéliens n’adhèrent pas nécessairement à la politique de Benyamin Netanyahu. J’attendais le moment où ces trans aborderaient leur sororité non pas par rapport à leur corps transformés qui les unissent mais par rapport à Israël.
Si elles ont le même ennemi commun, les mêmes galères, quid des relations entre les communautés ? Ces trans palestiniennes ou arabes qui viennent se réfugier en Israël ce n’est pas anodin. Qu’en est-il de leurs relations avec les juives ? Et vice-versa ? Sujet considéré comme tabou pour Yolande Zauberman ? J'en doute.
A la « La Belle de Gaza », il y manque le caractère géopolitique. Alors me direz-vous : 1 - ce n’était pas le sujet. 2 - si je réfléchis bien, la dimension politique est traduite par l’élection de Talleen Abu Hanna, première miss trans Israël. Et ça devrait me suffire… M’ouais…
Dans les nuits de Tel Aviv, la réalisatrice accompagne ( plus qu’elle ne les interview ) ces femmes autrefois garçons, et qui assument pleinement leur transition dans un monde qui leur reste encore hostile. Celui des préjugés, de la morale sociale, et des conflits humains auxquels elles échappent d’un territoire occupée via une ville lumière qui leur parait plus accueillante. Tel Aviv , telle une ville lumière où les ombres demeurent toujours inquiétantes. Certaines femmes ne sont pas en règle et le renvoi dans leur pays, c’est une condamnation à mort. Elles racontent des histoires de garçons gays jetés depuis les toits, puis décapités. « Je rentre chez moi aujourd’hui, mon père me tue. » Ces portraits sensibles de femmes transsexuelles en Israël, la réalisatrice les accroche avec une proximité étonnante. Tellement vrais, si proches et pourtant constamment sous le regard du tragique et de l’affirmation de soi. Ce qu’elles revendiquent pleinement, elles sont devenues femmes ! AVIS BONUS Une rencontre avec la réalisatrice Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
La documentariste Yolande Zauberman est à la recherche d’une légende, un homme parti à pied de Gaza devenant femme à Tel Aviv. Elle rencontre en chemin des dames qui nous parlent de leurs parcours, de leurs joies et de leurs peines, de leurs familles qui les acceptent ou qui préféreraient les savoir mortes plutôt que reconnaître leurs nouvelles identités. C’est un film poignant et éminemment politique comme tout ce qui touche à cette partie du monde mais qui se sertie de fanfreluches arty pas toujours réussies ni nécessaires.
En remontant le fil de l’histoire d’une prostituée qui serait venue à pied de Gaza jusqu’à Tel-Aviv, la réalisatrice française Yolande Zauberman dresse un émouvant portrait de femmes transgenres dans le contexte si singulier de l’État d’Israël. Relativement court (1h15), son film documentaire nous embarque dans les nuits agitées des quartiers interlopes de Tel-Aviv, au cœur d’une communauté bien souvent condamnée à une forme de marginalité, avec toute les violences physiques et symboliques que ces femmes peuvent endurer. La Belle de Gaza porte aussi la voix forte de Tallen Abu Hanna qui devint en 2016 la première Miss Trans Israël.
On reste sur un mystère sur le passage (à tabac) de Gaza vers Israël mais on retient du parcours chaotique d'une personne Trans la tragédie culturelle des musulmans que de vivre librement en s'installant dans la seule démocratie du coin. Non sans difficultés. Un documentaire fiévreux.
Ce film donne à voir les nuits des marges à Tel Aviv, creuset des possibilités et des impasses. C'est intéressant, mais ça tourne un peu en rond, certains plans sont étirés, un peu poseurs ou peut-être parce que le propos ne dépasse pas celui d'un format qui aurait gagné à être plus court. Merci pour cette petite lucarne.
La belle de Gaza raconte la vie nocturne à Tel Aviv des femmes trans, dont l’une aurait fuit Gaza pour effectuer sa transition sans craindre pour sa vie. C’est touchant, sincère, magnifique. Une ode à la tolérance et à la paix.
ellesnGaza, ville totalement détruite, des milliers de palestiniens sans nourriture, sans toit, sans soins. Et il nous est proposé une analyse de l'angoisse de jeunes femmes de Gaza face à leur identité sexuelle. Elles estiment avoir trouvé la liberté à Tel Avil. Tant mieux pour elles !
Un doc juste magnifique et bouleversant sur les femmes trans arabes à Tel-Aviv et la recherche d’une mystérieuse Nathalie, femme trans qui serait arrivée là à pied depuis Gaza. Plein de super moments lents et contemplatifs en plus des superbes témoignages qui font réfléchir autour de ces thématiques incroyables (l’identité, destin, la religion, l’acceptation de soi, la sexualité, le regard des autres, la famille etc). Hyper puissant, gros coup de coeur.
le sujet est captivant, les portraits et les témoignages sont forts et poignants. mais le montage est mauvais et un enfants de 4 ans aurait fait de meilleurs images, dommage.
La réalisatrice filme les bonnes personnes aux bons endroits mais filme très mal et ne pose pas les bonnes questions. Du coup, il y a la magie des lieux et des personnes, de la nuit, mais un côté brouillon qui plombe pas mal le documentaire. Le résultat vaut malgré tout le coup d’être vu.