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lardouille
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3,0
Publiée le 15 mars 2025
Film agréable à suivre, mais l'histoire est tellement convenue avec un scénario tirée par des ficelles grosses comme des cordes. Les personnages sont classiques mais assez attachants. Enfin les deux personnages principaux, car les autres sont interchangeables et sont juste là pour meubler le décor, qui lui est vraiment très beau. Mais ce qui gâche un peu le tout, c'est les stéréotypes sur la campagne et ses habitants, avec un fond de discours politique en sous-texte.
La Commune de Paris sera au centre de l’intrigue, époque méconnue du début de la IIIème République. LAMY, spoiler: au passé d’activiste sur les barricades , est une institutrice diplômée de l’Ecole Normale ; est-ce normal qu’une femme épouse ce sacerdoce ? Mais l’école vient de devenir obligatoire ! Et elle sera affectée dans ce village auvergnat, dont GADEBOIS est un maire sans instruction et analphabète. Il faudra 30 mn pour commencer à découvrir quel est le passé de Louise. « Les enfants des paysans, ça doit faire les foins ! » Les affrontements entre les paysans, le maire, le bedeau, les conseillers municipaux et l’institutrice sont parfaitement crédibles et très instructifs d’une mentalité qui évolue. Grâce à une bonne action, elle obtiendra la reconnaissance des villageois, et les élèves arriveront. La palme reviendra au paysan joué par LOPEZ, caractéristique de la paysannerie de père en fils, rustre et qui ne voit pas en l’enseignement pour son fils de solution efficace à sa pauvreté (« Avec le progrès, les paysans se transformeront en agriculteurs et devront donc savoir lire et écrire »). Très intéressant et magnifiquement filmé !
Excellent! Très bien joué. Des répliques intéressantes. Décors tellement réalistes. Le fond renvois une très bonne moral, le sujet est excellent. J ai adoré. Ca vaut le coup de le voir au ciné. Et les paysages impressionnistes.
Oeuvre très touchante et réaliste, qui m'a transportée en 1889 dans les contrées rurales françaises où se déroule ce récit d'une grande richesse et bouleversant. La reconstitution historique est incroyable et les acteurs sont tous vraiment convaincants.
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2,0
Publiée le 7 mars 2025
« Comment bâtir une société meilleure si personne ne veut apprendre. » À la fin du XIXe siècle, l'éducation française a connu un grand changement avec l'école qui est devenue obligatoire, gratuite et laïque. Un changement, mais pas un bouleversement et surtout pas dans les campagnes où l'éducation passait après le travail. Les paysans avaient besoin de leurs enfants pour les tâches quotidiennes et se nourrir. Alors qu'elle se pensait attendue, Louise Violet va découvrir que les gens ont des priorités différentes. Éric Besnard dresse à la fois le portrait d'une époque pleine de changements avec des réformes sociales, d'une communauté qui a du mal à se tourner vers l'avenir avec un présent déjà difficile, et d'une femme au lourd passé. L'histoire n'est pas inintéressante, mais elle est racontée de façon monotone avec des enjeux finalement assez faibles malgré quelques sous-intrigues sur les personnages secondaires. Le cadre est superbe avec de très jolis plans notamment la salle de classe ouverte sur la nature, mais la mise en scène est sacrément plate. Les intentions sont louables, mais j'ai eu l'impression de regarder un simple téléfilm. Bref, un film qui ne m'a pas du tout passionné.
J'ai bien aimé ce film qui retrace la réalité des campagnes, il n'y a pas encore si longtemps. Ce que j'ai bien aimé, c'est entre autres que les acteurs ne parlent pas avec un accent soi-disant campagnard qui est le plus souvent très éloigné de l'accent réel. Il n'y a pas de manichéisme comme c'est souvent le cas dans les films français. Je suis breton (la Bretagne profonde) et je retrouve bien tout ce qu'ont vécu et raconté mes grand-parents et même mes parents.
Une magnifique création d'Eric Besnard. De la même veine que Délicieux qui m'avait déjà beaucoup plu. Des répliques qui collent aux personnages. Des acteurs et actrices habités. Une histoire dans l'Histoire de France, trés justement posée. Un sans faute dans la reconstitution rurale de 1889. Le tout très bien filmé. Bravo.
très belle histoire, d'une autre époque qui paraît être de tellement si loin alors que.!?! les comédiens, ils jouent merveilleusement bien. Merci un très bon moment de cinéma.
Après avoir mis en scène le retour à l’essentiel et la nature d’un grand entrepreneur en plein burn-out dans les vallées montagnardes avec « Les Choses simples » puis l’ouverture du premier restaurant de l’Histoire française durant la monarchie dans la ruralité parisienne de l’époque avec « Délicieux », Éric Besnard semble boucler une trilogie champêtre et bucolique qui lui va très bien avec ce « Louise Violet ». Ici, il nous narre les débuts de l’école républicaine, laïque et obligatoire dans les campagnes auvergnates sous la République. Et pour ces trois films, de loin ses meilleurs après le magnifique film tendresse « Le Goût des merveilles » qui était déjà situé loin des villes, il s’allie avec Grégory Gadebois. Voilà donc un comédien qui lui réussit donc autant que les étendues du terroir et loin des villes pour un combo cinéma parfait. Trois long-métrages plaisants et hors du temps où la nature, les choses de la terre et les charmes du terroir sont rois. Ce troisième opus ne déroge pas à la règle sans pour autant tomber dans la répétition.
On y suit l’histoire de la Louise Violet du titre donc, une institutrice fictive qui sera le vecteur d’un scénario créé à partir de morceaux d’histoires vraies et ancré dans la véritable Histoire de la naissance de l’école en France (un peu comme « Délicieux » le faisait avec la naissance de la restauration via son auberge. Et, surtout, l’arrivée de ladite instruction dans les campagnes les plus reculées avec l’enseignement républicain, laïque et gratuit. Si cette ligne directrice est ce qui lance le film, c’est surtout une histoire d’hommes et de femmes paysans d’un village qui va être bousculé par la modernité de cette femme venue de la capitale. Une chronique paysanne entre drame, douceur et quelques pointes de tendresse et de rire. On y parle du travail de la terre et des réalités économiques de l’époque mais aussi de mariage, d’instruction bien sûr, et de réticence face aux révolutions sociales de l’époque. Les dialogues et les situations sont aussi justes qu’instructifs et bien mis en bouche par un duo au charme certain et bien choisi : Gadebois donc et une Alexandra Lamy encore une fois excellente.
On est loin d’un téléfilm de luxe aux accents bucoliques faciles et passéistes voire même d’une œuvre aux contours surannés destinés à raviver une certaine mélancolie chez les plus âgés ou de la nostalgie chez les plus jeunes n’ayant forcément pas connu ne serait-ce une once de cette époque (le film se déroule en 1889 et plus personne ne peut en témoigner). « Louise Violet » est un vrai beau film de cinéma qui ravive cette période simplement avec un beau travail de cinéma. Éric Besnard n’a pas son pareil pour filmer son pays et sa ruralité, loin du côté pub Herta d’un Jean Becker dans des films comme « Les Enfants du marais ». Ses images sont belles et il filme les saisons de ce village perdu au fin fond de la campagne avec beaucoup de goût, ses cadrages et ses plans ressemblant à des tableaux d’antan. Le film enchaîne les séquences avec fluidité et tous les sujets abordés le sont avec beaucoup de délicatesse et de justesse. C’est à la fois simple et beau, on est donc conquis sans que ce soit le film de l’année, c’est juste un bon moment de cinéma à l’ancienne.
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film très émouvant et jeu d'acteurs extraordinaire grande qualité de lumière et photo, et cadrage parfait autnat dans les scènes d'intérieur que dans les paysages, par ailleurs très beaux véracité et crédibilité historique sur les conditions de mise en oeuvre de l'école laïque obligatoire dans les petites communes rurales à la fin du 19ème siècle véracité avérée via une grande émotion personnelle, car faisant ressurgir mes souvenirs d'enfance lorsque ma grand mère m'a raconté sa vie de toute jeune institutrice en 1916 à 18 ans, dans un tout petit village du fin fonds de la Bretagne. classe unique, les plus grands élèves ayant quasi le même âge qu'elle ... et .. la quasi totalité des élèves ne parlant que breton et très peu le français !
ce film magnifique et parfaitement dans son élément, il mérite beaucoup plus de reconnaissance que ce qu'il a eu. c'est bien joué il n'y a aucune fausse note d'époque. parfaitement dans l'histoire. un excellent moment. des dialogues memoreaux. À ne pas raté