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Fiers R.
206 abonnés
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3,5
Publiée le 6 février 2025
Après avoir mis en scène le retour à l’essentiel et la nature d’un grand entrepreneur en plein burn-out dans les vallées montagnardes avec « Les Choses simples » puis l’ouverture du premier restaurant de l’Histoire française durant la monarchie dans la ruralité parisienne de l’époque avec « Délicieux », Éric Besnard semble boucler une trilogie champêtre et bucolique qui lui va très bien avec ce « Louise Violet ». Ici, il nous narre les débuts de l’école républicaine, laïque et obligatoire dans les campagnes auvergnates sous la République. Et pour ces trois films, de loin ses meilleurs après le magnifique film tendresse « Le Goût des merveilles » qui était déjà situé loin des villes, il s’allie avec Grégory Gadebois. Voilà donc un comédien qui lui réussit donc autant que les étendues du terroir et loin des villes pour un combo cinéma parfait. Trois long-métrages plaisants et hors du temps où la nature, les choses de la terre et les charmes du terroir sont rois. Ce troisième opus ne déroge pas à la règle sans pour autant tomber dans la répétition.
On y suit l’histoire de la Louise Violet du titre donc, une institutrice fictive qui sera le vecteur d’un scénario créé à partir de morceaux d’histoires vraies et ancré dans la véritable Histoire de la naissance de l’école en France (un peu comme « Délicieux » le faisait avec la naissance de la restauration via son auberge. Et, surtout, l’arrivée de ladite instruction dans les campagnes les plus reculées avec l’enseignement républicain, laïque et gratuit. Si cette ligne directrice est ce qui lance le film, c’est surtout une histoire d’hommes et de femmes paysans d’un village qui va être bousculé par la modernité de cette femme venue de la capitale. Une chronique paysanne entre drame, douceur et quelques pointes de tendresse et de rire. On y parle du travail de la terre et des réalités économiques de l’époque mais aussi de mariage, d’instruction bien sûr, et de réticence face aux révolutions sociales de l’époque. Les dialogues et les situations sont aussi justes qu’instructifs et bien mis en bouche par un duo au charme certain et bien choisi : Gadebois donc et une Alexandra Lamy encore une fois excellente.
On est loin d’un téléfilm de luxe aux accents bucoliques faciles et passéistes voire même d’une œuvre aux contours surannés destinés à raviver une certaine mélancolie chez les plus âgés ou de la nostalgie chez les plus jeunes n’ayant forcément pas connu ne serait-ce une once de cette époque (le film se déroule en 1889 et plus personne ne peut en témoigner). « Louise Violet » est un vrai beau film de cinéma qui ravive cette période simplement avec un beau travail de cinéma. Éric Besnard n’a pas son pareil pour filmer son pays et sa ruralité, loin du côté pub Herta d’un Jean Becker dans des films comme « Les Enfants du marais ». Ses images sont belles et il filme les saisons de ce village perdu au fin fond de la campagne avec beaucoup de goût, ses cadrages et ses plans ressemblant à des tableaux d’antan. Le film enchaîne les séquences avec fluidité et tous les sujets abordés le sont avec beaucoup de délicatesse et de justesse. C’est à la fois simple et beau, on est donc conquis sans que ce soit le film de l’année, c’est juste un bon moment de cinéma à l’ancienne.
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film très émouvant et jeu d'acteurs extraordinaire grande qualité de lumière et photo, et cadrage parfait autnat dans les scènes d'intérieur que dans les paysages, par ailleurs très beaux véracité et crédibilité historique sur les conditions de mise en oeuvre de l'école laïque obligatoire dans les petites communes rurales à la fin du 19ème siècle véracité avérée via une grande émotion personnelle, car faisant ressurgir mes souvenirs d'enfance lorsque ma grand mère m'a raconté sa vie de toute jeune institutrice en 1916 à 18 ans, dans un tout petit village du fin fonds de la Bretagne. classe unique, les plus grands élèves ayant quasi le même âge qu'elle ... et .. la quasi totalité des élèves ne parlant que breton et très peu le français !
ce film magnifique et parfaitement dans son élément, il mérite beaucoup plus de reconnaissance que ce qu'il a eu. c'est bien joué il n'y a aucune fausse note d'époque. parfaitement dans l'histoire. un excellent moment. des dialogues memoreaux. À ne pas raté
Film qui montre les difficultés à imposer l'école, à l'époque où elle est devenue obligatoire, aux enfants et surtout à leurs familles, dans les campagnes. Très belle prestation de l'actrice Alexandra Lamy, magnifique dans ce rôle de femme forte et combative.
Très beau film, j aimerai voir plus souvent des réalisateurs me parler de mon cher pays, du courage de ses femmes et de ses hommes qui ont fait la France mais aussi de ses premiers professeurs qui vivaient leur nouveau métier comme une vraie "mission ". Beaux paysages de mon auvergne, belle gens. Merci aux acteurs et au realisateur
Une piqûre de rappel salutaire sur l'évolution des femmes dans le monde du travail, par le biais de Louise Violet, institutrice de la capitale venue enseigner en milieu rural. L'opposition entre l’instauration d'une loi et sa mise en application est une notion démocratique intéressante à explorer. Ici, il s'agit de la Loi Jules Ferry.
Par ailleurs, la Commune de Paris – événement historique majeur, dont les livres d'Histoire parle peu – sert de nappe politique à un récit féministe. Être une femme à une époque machiste et bourrue n'est déjà pas un cadeau. Venir de la ville n'aide pas. Avoir des idées communistes finit de faire de vous, aux yeux des paysans, une personne infréquentable.
Or, l'enseignement se décorrèle des idées politiques personnelles. Louise Violet montre, par sa persévérance et sa pédagogie, son engagement envers l'éducation et la jeunesse.
Sur le plan technique, ce film n'est pas révolutionnaire, mais son sujet se fait trop rare pour ne pas mériter une attention particulière.
Louise violet est une institutrice envoyée dans un petit village de paysans, au moment où l’école devient obligatoire. Elle va devoir convaincre chaque habitant de l’importance d’envoyer les enfants à l’école. Une très belle histoire incarnée par Alexandra Lamy. Si l'histoire est intéressante et touchante, le récit manque de relief et de nuance et ne parvient pas vraiment à surprendre le spectateur.
Pitoyable, tout y est faux. Les dates de l'enseignement féminin, la vie paysanne au XIXème, la mixité de l'école, le matériel négligemment sous la pluie d'une école en bois alors que le programme d'état non seulement finançait les bâtiments et fournissait les plans types. Des-informer le public est d'une responsabilité grave. Le cinéma ce n'est pas seulement raconter des histoires inventées qui nous font rêver, c'est aussi raconter l'Histoire quand on choisi un sujet réel, donc éduquer.
Intéressant découvrir la première expérience scolaire au milieu du XIXe siècle. Désavantage : la révolte des paysans forçant leurs enfants à travailler avec eux plutôt que de suivre l'enseignement.
Représentation d'un moment de l'histoire de l'éducation en France, une tranche de vie dans les campagnes au début du 19e siècle. Très bon jeu des acteurs et beau traitement au niveau de l'image.