Note moyenne
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le quotidien d'un réfugié Guinéen en attente de la delivrance de sa carte de résident. pendant 1h30 nous suivons Souleymande, dans son monde dystopique. POIGNANT
Franchement même si l'acteur joue bien, je n'ai pas aimé. Je ne comprend pas pourquoi ils ont voulu nous laisser en suspens sur la fin du film. Je ne comprend pas les avis élogieux sur ce film. Certes le film est touchant mais ça manque de quelque chose je trouve. Cela ne suffit pas pour en faire un bon film, c'est mon ressenti.
J'ai vu le film lors de l'avant-première parisienne. C'est un chef-d'œuvre, on est pris dans le tourbillon de la vie de Souleymane. Cela passe par l'image, très belle, et beaucoup aussi par le son qui nous plonge dans son univers et nous donne accès à son intériorité. Ce qui est fascinant c'est qu'on est pris dans l'histoire du début à la fin, sans pouvoir réellement expliquer pourquoi. Probablement, le passé de documentariste du réalisateur lui permet d'atteindre une justesse qui nous happe.
Un histoire dans laquelle un immigré clandestin fait des livraisons uber eat pendant 90% du film ça vous paraît un bon scénario potentiel ?
Et ben pourtant c'est du grand cinéma. Extrêmement bien filmé, bien joué, bien monté. Touchant, explicite, humain, révoltant, émouvant.
Et ben pourtant c'est du grand cinéma. Extrêmement bien filmé, bien joué, bien monté. Touchant, explicite, humain, révoltant, émouvant.
Accroché à une réalité terrifiante et actuelle, le long métrage de Boris LOJKINE est un vrai et difficile brûlot moderne sur l'immigration, pas toujours subtil, mais vraiment brillant et impactant de bout en bout
Une histoire touchante, triste, qui fait relativiser sur le malheur.
Les acteurs sont bons, le scénario minimaliste et le propos est beau.
Les acteurs sont bons, le scénario minimaliste et le propos est beau.
Le livreur en vélo comme figure d'un capitalisme sauvage et mondialisé concentrant aussi les questions des migrations et plus généralement des rapports Nord-Sud devient ici le héros d'un film qui puise aussi bien aux sources du documentaire qu'à celles du film social et du thriller.
Le réalisateur Boris Lojkine a fait ses preuves dans des projets tournés au loin (Vietnam ou Afrique) et filme pour la première fois Paris vu au travers des yeux de Souleymane, jeune guinéen sans papier, qui loue un compte pour exercer son activité de livreur et doit passer dans 48 heures un entretien en vue d'obtenir l'asile et les papiers qui vont avec;
L'existence du jeune homme repose ainsi sur deux fictions : celle de son identité usurpée auprès d'un 'ami' et celle de son histoire écrite par un autre qu'il doit apprendre et maîtriser pour amadouer les services de l'OFPRA.
Construit comme une cascade de soucis qui s'accumulent, L'Histoire de Souleymane évite cependant le manichéisme : le livreur sans cesse en mouvements dans une ville nocturne et anxiogène (qui prend d'ailleurs les allures d'une métropole presque anonymisée) n'est pas un saint et ceux qui l'entourent ne sont pas que des profiteurs. Dans la jungle, chacun se débrouille comme il peut.
La dernière séquence rompt totalement avec les partis pris initiaux de mise en scène. Cette volte-face apparaît ainsi comme une libération de parole, ou d'un sanglot trop longtemps contenu, la possibilité de trouver sa place sans mensonge ou arrangement. Complet amateur, le jeune Abou Sangare est sidérant de force et d'incarnation, livrant un véritable travail d'acteur. Sa récompense à Cannes est donc justifiée.
Peu importe au final qu'on y voie (ou pas) un message politique, le film est d'abord un moment de cinéma avec tous les ingrédients nécessaires à en faire une œuvre largement au-dessus de la mêlée.
Le réalisateur Boris Lojkine a fait ses preuves dans des projets tournés au loin (Vietnam ou Afrique) et filme pour la première fois Paris vu au travers des yeux de Souleymane, jeune guinéen sans papier, qui loue un compte pour exercer son activité de livreur et doit passer dans 48 heures un entretien en vue d'obtenir l'asile et les papiers qui vont avec;
L'existence du jeune homme repose ainsi sur deux fictions : celle de son identité usurpée auprès d'un 'ami' et celle de son histoire écrite par un autre qu'il doit apprendre et maîtriser pour amadouer les services de l'OFPRA.
Construit comme une cascade de soucis qui s'accumulent, L'Histoire de Souleymane évite cependant le manichéisme : le livreur sans cesse en mouvements dans une ville nocturne et anxiogène (qui prend d'ailleurs les allures d'une métropole presque anonymisée) n'est pas un saint et ceux qui l'entourent ne sont pas que des profiteurs. Dans la jungle, chacun se débrouille comme il peut.
La dernière séquence rompt totalement avec les partis pris initiaux de mise en scène. Cette volte-face apparaît ainsi comme une libération de parole, ou d'un sanglot trop longtemps contenu, la possibilité de trouver sa place sans mensonge ou arrangement. Complet amateur, le jeune Abou Sangare est sidérant de force et d'incarnation, livrant un véritable travail d'acteur. Sa récompense à Cannes est donc justifiée.
Peu importe au final qu'on y voie (ou pas) un message politique, le film est d'abord un moment de cinéma avec tous les ingrédients nécessaires à en faire une œuvre largement au-dessus de la mêlée.
Il est des films éminemment utiles, qui changent profondément et durablement notre regard sur nos concitoyens. "L'Histoire de Souleymane" est de ceux-là. À la manière du très juste "À plein temps" avec Laure Calamy, le film nous entraîne dans la course éperdue d'un être pris dans l'urgence de s'en sortir, face à une société brutale, inégalitaire et injuste. Il donne chair à la réalité du quotidien de centaines d'hommes et de femmes qu'on croise au quotidien mais dont on ne se figure pas totalement les conditions de vie éprouvantes. Tout est urgence, tout le temps : urgence de multiplier les courses Ubereat, urgence d'obtenir la commande pour en faire davantage (impossible d'attendre 7 min sur un trottoir), urgence de récupérer l'argent qu'on a gagné, urgence de trouver où dormir le soir et pour cela d'attraper, le bon bus, le bon métro, le bon RER, urgence de faire sa lessive dans un lavabo avant le couvre-feu, urgence de prendre une douche pendant que les autres attendent, de réparer son vélo pour repartir de plus belle, etc. Cette course permanente est suspendue un temps ou deux pour un café, un appel au pays, la préparation de l'audition pour avoir son titre de séjour. Tout va se jouer là, dans un bureau administratif, qu'on nous laisse deviner dès les premières minutes. Tout est tendu vers ce moment de vérité qui restera dans nos mémoires longtemps après être sorti de la salle de cinéma et qui révèle qu'au jeu du mérite, des épreuves traversées, des compétences acquises, de l'esprit d'initiative, de la générosité et du courage, les plus respectables ne sont pas ceux qui critiquent et commentent sur les plateaux-télé mais ceux qui luttent pour s'en sortir.
Poignant et criant de vérité, L'histoire vraie de Souleymane est un film qui ne laisse personne indifférent. Il nous plonge dans le quotidien des sans-papiers, exposant avec justesse et sensibilité les difficultés qu’ils affrontent pour survivre. L’acteur principal livre une performance saisissante, incarnant Souleymane avec une intensité bouleversante. Son jeu est à la fois fragile et puissant, reflétant l’âme de milliers de personnes sans voix.
Ce film pourrait être un documentaire, mais c'est une fiction retraçant le parcours oh combien difficile de ce jeune guinéen arrivé clandestinement en France, qui survit tant bien que mal en tant que livreur, et qui se prépare à un entretien déterminant pour lui en vue de l'obtention de papiers. On voit que tout fonctionne avec de l'argent, pour obtenir des soi -disant document qui devraient appuyer le récit de ce jeune homme, appris par coeur (et tout le long du film je me demandais mais pourquoi diable ne pas dire simplement la vérité, au lieu de s'inventer un récit politique, d'ailleurs la personne qui reçoit son récit
spoiler:
ne s'y laisse pas prendre)
Même si la vie en Guinée était difficile, en France ça l'est tout autant.. Tout ce parcours est très prenant, émouvant, ce jeune homme est attachant, et vraiment on reste sur sa faim : aura-t-il convaincu ou pas ?
Même si la vie en Guinée était difficile, en France ça l'est tout autant.. Tout ce parcours est très prenant, émouvant, ce jeune homme est attachant, et vraiment on reste sur sa faim : aura-t-il convaincu ou pas ?
48h dans la vie d’un demandeur d’asile, 48h d’une vie que personne ne voudrait avoir à vivre : le réalisateur Boris Lojkine propose, avec « L’Histoire de Souleymane » un long métrage à mi chemin entre la fiction et le documentaire. Sans générique de début, sans presque de générique de fin, sans aucune musique hormis les son de la rue et le brouhaha des centres d’hébergement, la caméra suit Souleymane partout il va pendant les 48h qui précèdent son entretien. La caméra ne filme que lui, ne le quitte jamais et Souleymane l’emmène partout. Livreur à vélo
spoiler:
sous le compte de quelqu’un d’autre (qui le lui loue cher et se permet de lui faire ne plus la morale comme quoi il ne travaille pas assez)
, il pédale dans la circulation parisienne, récupère les plats, les livre avec plus ou moins de bonnes surprises, jongle avec une application qui lui demande souvent de se re-identifier. spoiler: Le reste de son temps « libre » est occupé à savoir où dormir, et à préparer son entretien. Il achète (cher là encore) un récit, des faux documents qu’il doit mémoriser sans se tromper car l’OFPRA traquera dans son récit toutes les traces de mensonge pour le piéger.
Le film, qui ne dure que 1h30, est très éprouvant. Personnellement, en larmes à la fin, je ne sais pas si j’aurais pu supporter 10 minutes supplémentaires. La vie de Souleymane n’est fait que de renoncement, spoiler: il est loin de sa maman malade, il doit renoncer à sa chérie restée au pays et qui, de guerre lasse va en épouser un autre. Il doit renoncer à ses droits car en tant que sans papier il n’en a aucun, on peu mal lui parler, on peu l’escroquer, on peut le battre, il n’a aucun moyen de se défendre.
Je le répète : personne n’a envie de vivre la vie de Souleymane. Pendant ces 48h, sa vie qui était déjà pénible devient impossible spoiler: avec le blocage du compte de livraison. Pourquoi ce compte a été bloqué, pourquoi son unique moyen de gagner de l’argent s’évapore ? Il n’en saura rien : peut-être ce restaurateur qui l’a fait poireauter 20 minutes dans le froid pour finalement mal lui parler ? C’est peut-être cette cliente qui a refusé la commande endommagée après un accident ? Ce sont peut-être des policiers en faction a qui il a livré leur repas et qui l’on dénoncé, histoire de jouir de leur petit pouvoir de nuisance ? Le scénario du « L’Histoire de Souleymane » prends une situation terrible et la transforme en quelques heures en drame, juste à cause de ce blocage.
Dans le monde Souleymane, et cela n’a absolument rien de fictionnel, les pauvres exploitent les très pauvres qui eux même escroquent les encore plus démunis. Alors oui, le film est éprouvant, à moins d’un avoir un cœur en acier trempé je ne vois pas comment on ne pourrait pas ne pas être bouleversée par l’histoire de ce jeune homme qui ne demande qu’à travailler et à s’insérer dans la société. Les 10 dernières minutes, à l’OFPRA mettent d’abord mal à l’aise : spoiler: la fonctionnaire cherche dans les détails les mensonges, elle pose des questions pièges.
C’est là où je me suis dit que même pour un salaire multiplié par 10 je ne ferais jamais ce boulot ! spoiler: Ensuite, Souleymane vide son sac, enfin… Il craque et raconte son histoire, sa vraie histoire, il le fait avec ses mots et c’est bouleversant. L’histoire de Souleymane, la vraie, toute simple qu’elle soit, elle vous brise le cœur. Le film s’arrête net, on ne saura pas si sa sincérité aura suffit à convaincre la jeune fonctionnaire ni comment il va retrouver un moyen de subsistance.
S’arrêter comme cela après l’avoir suivi pendant 48h, c’est comme si on l’abandonnait à son sort, c’est difficile de sortir de la salle les yeux secs, dans le silence pesant d’un générique sans musique. C’est le comédien, lui aussi sans papier et totalement amateur Abou Sangare qui incarne Souleymane. Il n’incarne pas un rôle, ce rôle c’est celui de sa propre vie. Alors c’est peu de dire qu’il accroche la pellicule, que dans les moments où il soufre, on souffre, dans les moments où il craque, on craque, les moments ou il s’inquiète, on s’inquiète. « L’Histoire de Souleymane » est un film que je ne suis pas prête d’oublier et j’encourage tout le monde, sans exception, à lui consacrer 90 minutes de son temps.
, il pédale dans la circulation parisienne, récupère les plats, les livre avec plus ou moins de bonnes surprises, jongle avec une application qui lui demande souvent de se re-identifier. spoiler: Le reste de son temps « libre » est occupé à savoir où dormir, et à préparer son entretien. Il achète (cher là encore) un récit, des faux documents qu’il doit mémoriser sans se tromper car l’OFPRA traquera dans son récit toutes les traces de mensonge pour le piéger.
Le film, qui ne dure que 1h30, est très éprouvant. Personnellement, en larmes à la fin, je ne sais pas si j’aurais pu supporter 10 minutes supplémentaires. La vie de Souleymane n’est fait que de renoncement, spoiler: il est loin de sa maman malade, il doit renoncer à sa chérie restée au pays et qui, de guerre lasse va en épouser un autre. Il doit renoncer à ses droits car en tant que sans papier il n’en a aucun, on peu mal lui parler, on peu l’escroquer, on peut le battre, il n’a aucun moyen de se défendre.
Je le répète : personne n’a envie de vivre la vie de Souleymane. Pendant ces 48h, sa vie qui était déjà pénible devient impossible spoiler: avec le blocage du compte de livraison. Pourquoi ce compte a été bloqué, pourquoi son unique moyen de gagner de l’argent s’évapore ? Il n’en saura rien : peut-être ce restaurateur qui l’a fait poireauter 20 minutes dans le froid pour finalement mal lui parler ? C’est peut-être cette cliente qui a refusé la commande endommagée après un accident ? Ce sont peut-être des policiers en faction a qui il a livré leur repas et qui l’on dénoncé, histoire de jouir de leur petit pouvoir de nuisance ? Le scénario du « L’Histoire de Souleymane » prends une situation terrible et la transforme en quelques heures en drame, juste à cause de ce blocage.
Dans le monde Souleymane, et cela n’a absolument rien de fictionnel, les pauvres exploitent les très pauvres qui eux même escroquent les encore plus démunis. Alors oui, le film est éprouvant, à moins d’un avoir un cœur en acier trempé je ne vois pas comment on ne pourrait pas ne pas être bouleversée par l’histoire de ce jeune homme qui ne demande qu’à travailler et à s’insérer dans la société. Les 10 dernières minutes, à l’OFPRA mettent d’abord mal à l’aise : spoiler: la fonctionnaire cherche dans les détails les mensonges, elle pose des questions pièges.
C’est là où je me suis dit que même pour un salaire multiplié par 10 je ne ferais jamais ce boulot ! spoiler: Ensuite, Souleymane vide son sac, enfin… Il craque et raconte son histoire, sa vraie histoire, il le fait avec ses mots et c’est bouleversant. L’histoire de Souleymane, la vraie, toute simple qu’elle soit, elle vous brise le cœur. Le film s’arrête net, on ne saura pas si sa sincérité aura suffit à convaincre la jeune fonctionnaire ni comment il va retrouver un moyen de subsistance.
S’arrêter comme cela après l’avoir suivi pendant 48h, c’est comme si on l’abandonnait à son sort, c’est difficile de sortir de la salle les yeux secs, dans le silence pesant d’un générique sans musique. C’est le comédien, lui aussi sans papier et totalement amateur Abou Sangare qui incarne Souleymane. Il n’incarne pas un rôle, ce rôle c’est celui de sa propre vie. Alors c’est peu de dire qu’il accroche la pellicule, que dans les moments où il soufre, on souffre, dans les moments où il craque, on craque, les moments ou il s’inquiète, on s’inquiète. « L’Histoire de Souleymane » est un film que je ne suis pas prête d’oublier et j’encourage tout le monde, sans exception, à lui consacrer 90 minutes de son temps.
Film hautement politisé qui plaira aux amateurs de sensiblerie. "L'acteur" principal n'en est pas un. Seul une photographe pas trop laide fait de ce long-métrage un semblant de film et non pas un reportage de France 3.
suite à une très bonne critique de Thierry Fiorile sur France info, et parce que le sujet m'intéresse, je suis allé voir ce film. Bah vraiment ça m'a déçu, c'est juste une sorte de reportage. c'est trop centré sur un seul acteur et ça ne mène nul part. On a pitié du pauvre livreur, on est juste plongés dans 48:00 de cette vie d'esclave moderne, vissé à son smartphone, c'est tout.
Les errances d'un sans papier sans intérêt. On cherche à nous sensibiliser mais franchement pour moi ça n'a rien d'un film, un documentaire,, un reportage? Me suis ennuyé et je n'ai pas compris pourquoi ce film avait une si bonne note.
On retiendra particulièrement sa scène de dénouement extrêmement forte qui fait écho entre le parcours du personnage et de son comédien, d’une très belle sincèrité
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