L'Histoire de Souleymane
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529 critiques spectateurs

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Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2025
Racontant l’histoire de Souleymane, ayant fui la Guinée dans l’espoir d’une vie meilleure en France devant passer un entretien de demande d’asile tout en travaillant comme livreur à vélo au black. Très proche du documentaire, le long-métrage racé évoque le sort des sans-papiers sans jamais tomber dans le cliché et les bons sentiments grâce à une écriture précise et saisissante. Porté par un acteur principal habitant littéralement son rôle de clandestin. Sans niaiserie mais bouleversant.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 juillet 2025
Une immersion parfois oppressante, parfois rassurante pour nous même. Une forme d'esclavagisme moderne entretenu par des réseaux de malhonnetes, dans un monde d'évidence à la dérive, pour lequel un système d'aide complexe en place pousse l'individu à se mettre en danger. Un fiction doc qui ne provoque toutefois pas l'émotion attendue quand dans son dénouement le personnage entier s'écroule sur lui-même avec un sérieux manque d'argument dans son bagage.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mars 2025
Le propos du film est touchant, puisque l'on y suit le quotidien d'un guinéen, demandeur d'asile en France. On va découvrir une sorte d'économie parallèle avec tous ceux qui profitent de ces sans papiers ou qui les traitent comme des moins que rien. Livraisons toute la journée à vélo, nuits dans les centres d'accueil, cette vie n'est vraiment pas rose, ce qui est d'autant plus triste que Souleymane le fait pour soigner sa maman restée au pays. Très dur mais ô combien immersif, ce métrage témoigne malheureusement d'une triste réalité pour de nombreux immigrés venus chercher le nouvel Eldorado dans notre bel hexagone et qui se heurtent à une réalité cinglante. Mon unique reproche serait que cela fait un peu trop documentaire à mon goût et que seule la dernière partie, celle de l'entretien avec l'agente de l'OFPRA, apporte une dose d'humanité voire de sincérité salutaire. Notons également que même si Abou Sangare s'en sort super bien pour une première, il ne s'agit pas là pour lui d'un rôle de composition puisque c'est quasiment son histoire qu'il joue !
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2024
Boris Lojkine avait déjà suscité l’enthousiasme avec sa précédente réalisation, Camille, sorti en 2019. Il y avait offert le premier rôle à Nina Meurisse, que l’on retrouve ave plaisir dans le final de son nouveau long-métrage. Elle y incarne avec brio une inspectrice de l’OFPRA, chargée de recevoir Souleymane, afin d’étudier sa demande d’asile politique en France. Cette séquence formidable, que le réalisateur prend le temps de développer en longueur et sans coupures, possède une intensité dramatique remarquable. Elle conclut parfaitement ce film au style quasi documentaire qui nous plonge dans l’âpre vie des migrants avec un réalisme qui ne se dément jamais. Cette Histoire de Souleymane semble répondre au film de Matteo Garrone Moi Capitaine, dont il parait être comme une forme de suite. Le second cité suivait le parcours migratoire à travers l’Afrique, alors que le long-métrage de Boris Lojkine présente les déboires européens de ces hommes à qui on n’épargne rien. La prestation d’Abou Sangaré dans le rôle de Souleymane est vraiment épatante. D’autant plus que le jeune homme n’est pas un acteur professionnel, et que le film s’avère être un reflet de ce qu’il a vraiment vécu en France ces dernières années. On est donc d’autant plus époustouflé par sa prestation. Dans ce récit poignant, on découvre aussi tout ceux qui profitent de la misère, tous ceux qui méprisent ces êtres humains, et aussi les rouages de l’assistance publique française. C’est passionnant et poignant.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2025
Fortement documenté, inspiré de la propre vie de son acteur principal Abou Sangare (prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes 2024), ce film nous plonge dans 48 heures de la vie de Souleymane, livreur ubérisé et sans-papier, juste avant un rendez-vous décisif devant l’Ofpra. Construit comme un véritable thriller urbain dans la frénésie d’un Paris populaire, L’histoire de Souleymane décentre le regard habituellement porté sur la Ville Lumière et nous embarque aux côtés des parias de l’occident, vulnérables ultimes et victimes de tous les profiteurs de la pauvreté possibles : loueurs de compte Uber, receleurs de fausses histoires et de faux papiers pour l’Ofpra, restaurateurs méprisants, clients pressés et hautains, policiers narquois... Un film salutaire et bouleversant.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2024
Un sujet fort, traité avec une conviction qui ne se relâche jamais, tendue vers sa démonstration, tant pour la réalisation que pour les acteurs
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

76 abonnés 628 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 novembre 2024
Trés long et plutôt ennuyeux documentaire/film sur le parcours d'un jeune immigré africain à Paris à la recherche desespérée de la régularisation de ses papiers.
Du malheur du dernier arrivé dans un pays d'accueil. Une réalité cruelle bien loin de l'eldorado promis.
Du déjà vu. Dans la même catégorie, MOI CAPITAINE était beaucoup plus convaincant.
La scéne finale est poignante, mais arrive trop tard pour réveiller le spectateur ensommeillé.
Pascal F.
Pascal F.

33 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 octobre 2024
Une histoire simple qui se déroule de nos jours, près de chez nous qui nous est rarement raconté. Il s’agit du combat des derrière vingt-quatre heures du guinéen Souleymane qui précède un rdv à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Il s’agira pour lui d’obtenir une réponse positive à sa demande d’asile.
Durant ces deux jours le guinéen devra tout en continuant à livrer des repas grâce à un compte de livreurs qu’il loue, préparer et récupérer des papiers pour son entretien, trouver à se loger, garder contact avec sa famille, sa compagne restées au pays et recevoir l’argent qu’il a gagné grâce à ses livraisons.
Le réalisateur Boris Lojkine nous fait vivre 1h30 sans qu’il nous soit laissé le temps de souffler avec l’acteur Abou Sangare impeccable de justesse. Le personnage malgré les situations délicates, parfois sordides dégage une humanité qui force le respect. Mais tout en suivant le héros malgré lui de ce personnage, plusieurs scènes nous montrent l’indifférence et la dureté de notre société, la capacité de certains de profiter de la faiblesse des autres. Il ne m’arrive jamais de commander des repas, après avoir vu ce film, je vais regarder différemment les dizaines de livreurs croisés dans les rues de Paris dont je n’imaginais pas ces conditions de travail
Ce rythme insoutenable m’a fait penser au film « À plein temps » d’Eric Gravel avec Laure Calamy sorti en mars 2022 qui nous donnait l’occasion, comme l’est l’histoire de Souleymane de suivre ce rythme effréné d’une femme pour survivre. Dans les deux films nous découvrons la face cachée de notre époque qui ne fait aucun cadeau aux plus faibles.
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 486 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2024
Film brillant, un peu sur le modèle d'A plein temps, qui reprend une trame de thriller sur une thématique sociale aux confins des nouveaux esclavages, de l'immigration, de la débrouille, du SAMU social et de l'ubérisation.La sortie concomitante de la série Enjoy sur FranceTV est un signe des temps
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2024
J’habite Paris, je ne prends pas toujours le temps de cuisiner donc je passe par une application qui m’apporte ma nourriture à domicile. Je descends en bas de chez moi, je donne un code à un homme qui souvent n’est pas le même que celui qui décline son identité sur mon téléphone, je prends ma pizza et lui disparaît dans la nuit avec son petit vélo. Comme un mirage. Ce film donne un nom, un visage et une histoire à ce livreur. Abou Sangare qui l’incarne, et qui comme lui a vaincu milles périples avant d’en connaître d’autres en France, irradie l’écran. Il ne joue pas, il est.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2025
Lorsqu'on regarde un tel film, on ne sait plus où donner de la tête. Est-ce un documentaire, une fiction ou en ensemble des deux. Qu'importe la perception, "L'histoire de Souleymane" est le meilleur film français de l'année 2024. À la manière des frères Dardenne dans sa réalisation, Boris Lojkine met en scène brillamment le personnage de Souleymane, comme-ci on était son ombre : On sent sa détresse, son envie, sa colère etc... Et surtout son stress ! Abou Sangaré délivre une prestation extraordinaire et malheureusement réel. Comme ses "amis", c'est un pion où l'on profite de sa situation. Mettre en scène la ville de Paris, avec cette perception, change radicalement la vision de la ville. Que dire sa fin... Certes, prévisible, mais intelligente et efficace, à l'image de son personnage ! Un grand film qui mérite son succès !
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 janvier 2025
L'Histoire de Souleymane, de Boris Lojkine, s’impose comme un regard acéré sur une existence en suspens, celle d’un migrant guinéen sans papiers errant dans les interstices d’un Paris qui ne lui appartient pas. En deux jours, synthétisé en moins de deux heures, le film explore les combats qui rythment son quotidien jusqu'à un entretien qui pourrait sceller son sort.

Avec une caméra qui ne lâche jamais son protagoniste, Lojkine opte pour une approche immersive. Ici, tout devient matière à suspense : une pizza abîmée, un accident, un regard ou une parole de trop. Souleymane devient le témoin tragique d'une société fracturée, où chaque interaction, qu’elle soit empreinte de compassion ou de mépris, révèle une stratification implacable. Lojkine refuse le pathos et le discours explicatif, préférant une écriture des corps et des comportements.

Le dévoilement tardif de l’histoire personnelle de Souleymane agit comme un acte de réappropriation. Ce n’est pas une confession imposée, mais une déclaration choisie, un défi lancé à un système qui voudrait figer son identité. Dans cet acte, Souleymane trouve une dignité tragique et héroïque. Il n’est pas simplement un homme sans histoire, mais un homme qui refuse de laisser les autres écrire son récit.

Cette chronique sociale s'apparente à une cartographie ethnographique, dans laquelle le spectateur pénètre les strates d'une société restreinte, faite d'interactions codées, de non-dits et de hiérarchies tacites. Chaque interaction devient une clé de lecture d’un monde plus vaste. En confinant son action dans cet espace-temps resserré, le film atteint une vérité : celle de l'humain face à l'indifférence.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2024
A vu « L’histoire de Souleymane » de Boris Lojkine qui a obtenu le Prix du Jury et le Prix de la meilleure interprétation masculine dans la section « Un certain regard » lors du Festival de Cannes 2024. Tel dans un grand huit à la Foire du Trône, le spectateur est projeté à toute vitesse dans la vie de Souleymane, jeune homme guinéen réfugié en France dont nous suivons les périples pendant les 48 heures qui précèdent son rendez-vous à l’Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides. Souleymane doit courir toute la journée pour obtenir de fausses attestations, pour récupérer l’argent qu’on lui doit, débloquer son compte d’emprunt pour travailler, réserver 24 heures à l’avance une chambre au 115, livrer à une cadence intenable des repas à vélo, obtenir sa mère au téléphone dans son village guinéen et apprendre par coeur et avec difficultés, les réponses aux questions éventuelles qui lui seront posées par l’administration française ce qui lui permettra où pas d’obtenir l’autorisation de rester sur le sol français et de travailler. Souleymane se débat et essaye d'aller plus vite que tous les dangers et les systèmes qui le rattrapent en permanence dans un Paris au rythme effréné et hostile où à chaque carrefour il manque être renversé, agressé, arrêté. La caméra est l’ombre de Souleymane qui ne le quitte pas d’un millimètre pendant 1h33. Le montage est tout aussi dynamique. Le film est à l’os pas de musique, pas de pathos, pas de psychologie, pas d’explication. Abou Sangare est magistral dans le rôle titre, tout en intériorité et puissance il habite totalement l’écran. Nina Meurisse est remarquable dans son rôle de fonctionnaire lors d’une scène éblouissante où deux mondes se regardent avec incompréhension face à face. Boris Lojkine filme avec pudeur, véracité et efficacité cette odyssée tristement contemporaine où une forme d’esclavage et la misère en sont le fondement. Un immense film qui se referme comme une paire de claque qui vous laisse estourbi au sortir de la salle. Indispensable.
Léo Peteytas
Léo Peteytas

26 abonnés 127 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2024
Percutante, douloureuse, l'histoire de Souleymane révolte. C'est l'histoire des riens plus rien que rien : Les immigrés, boucs émissaires commodes, hier comme aujourd'hui, de tous les problèmes en vogue. Souleymane, c'est le nom d'une de ces innombrables personnes déracinées, jetées sur les routes à la faveur des crises multiples qui accablent les pays africains. C'est un destin déchirant car il est d'une violence inouïe tout au long du voyage (Voir "Moi Capitaine" de Matteo Garrone), et qu'en Europe, c'est une nouvelle vie de galères qui s'annonce. Un travail éreintant de livreur à vélo (Ce lumpenprolétariat du XXIe siècle) pour tenter de joindre les deux bouts et aider la famille, le manque d'empathie/la bêtise de certain(e)s client(e)s, la misère, le racisme, l'attitude honteuse de certains représentants des forces de l'ordre - garants, parait-il, de nos institutions -, la solitude… Le quotidien de Souleymane, c'est l'intersectionnalité dans toute son horreur. Mais, cette misère n'est pas tout. Même quand la nuit est noire il y a toujours un peu de lumière, et la lumière pour Souleymane, c'est cette chaleur humaine, tenue, qui par moments se dégage de ses rencontres. L'humanité des frères guinéens, ivoiriens, maliens, etc., repères les uns pour les autres dans un environnement tellement différent du pays ; ce vieux monsieur, pour lequel Souleymane montre le respect dû aux anciens en Afrique et dont nous serions, nous autres occidentaux, bien inspirés ; les compagnons du centre d'hébergement ; les bénévoles d'associations humanitaires, et cette femme de la demande d'asile. Cruelle en apparence, sensible cependant, désemparée seulement de n'être qu'un petit rouage de la chaîne. L'Histoire de Souleymane est universelle autant qu'elle appartient à Abou Sangare, son interprète. C'est l'histoire d'Êtres Humains qui tentent de s'en sortir dans un système profondément dégueulasse. Leur destin est suspendu à une décision administrative, dernier clou de l'injustice crasse qui ne cesse de les frapper. Comble du désespoir, les Souleymane, les Abou Sangare, sont aujourd'hui la cible d'autres pauvres, intoxiqués par la propagande politico-médiatique. La bourgeoisie a encore de beaux jours devant elle ; pauvre humanité !
Simoun
Simoun

18 abonnés 135 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2024
Ce n'est pas parce que le sujet est poignant que le film est bon. A l'exception de la toute dernière partie qui est magnifique, le film est réalisé comme un documentaire qui suit le personnage dans ses difficultés de manière frénétique. Et ce rythme trop intense ne nous laisse pas la possibilité de reprendre notre souffle pour se laisser porter par l'émotion. On y parvient tout de même à la fin quand les choses se posent. Le comédien est extraordinaire, à se demander s'il n'a pas vécu tout ça.
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