Derniers Avis : L'Histoire de Souleymane - Page 15
L'Histoire de Souleymane
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Ricco92
284 abonnés
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4,0
Publiée le 6 décembre 2024
Auréolé par trois récompenses à la section Un certain regard du Festival de Cannes 2024 (Prix du Jury, Prix d’interprétation masculine pour Abou Sangaré et Prix FIPRESCI), L’Histoire de Souleymane peut être vue comme une sorte de suite à Moi, capitaine. En effet, si le film de Matteo Garrone narrait le parcours d’un africain sans papier pour arriver en Europe, celui de Boris Lojkine décrit la vie quotidienne d’un immigré clandestin pour survivre à Paris dans l’espoir d’obtenir sa régularisation. Le cinéaste opte pour une optique très réaliste proche du documentaire grâce à une caméra portée s’axant essentiellement sur son personnage principal. La volonté du réalisateur n’est donc pas d’offrir des recherches cinématographiques originales mais d'utiliser sa forme oppressante pour immerger totalement le spectateur dans la dureté de la vie rencontrée par des personnes généralement traitées comme de simples chiffres voire comme des délinquants dans la plupart des médias. Ce but est atteint en partie grâce au réalisme de l’interprétation de son casting et en particulier de celle d’Abou Sangaré, son comédien principal (lui-même étant en situation irrégulière lors du tournage, ce qui sera résolu grâce au coup de projecteur apporté par le film), dont la force explose dans une avant-dernière séquence totalement bouleversante qui s’inspire beaucoup de la véritable histoire de son interprète. L’Histoire de Souleymane est donc un film assez fort qui est surtout très utile pour mieux comprendre un sujet souvent traité de manière trop caricaturale.
48h de la vie d'un de ces livreurs qu'on croise tous les jours. C'est réussi, car on évite les écueils habituels de ce genre de "film social". Ici, ni complaisance, ni "dénonciation", ni bienpensance énervantes. Le quotidien, rien que le quotidien ; les faits, rien que les faits. Émouvant sans pathos ni stabilo. Bravo.
Ce film est intéressant et touchant et permet d'éveiller les consciences gentillement . Film sans artifice très simple mais tellement efficace. Je salue la performance de l'acteur principal qui est formidable. Un film d'art et d'essai mais accessible au grand public qui parlera a toutes les générations c'est super en ce sens. Bravo.
Bouleversant ! Ce film est un coup de poing! Il montre toutes ces histoires de vie que l’on ne veut pas voir. Merci au réalisateur, au scénariste et surtout à cet acteur incroyable. Un film à voir d’urgence
On en sort essoufflé par la tension du film. Je crois qu’on ne pourra plus voir les livreurs à vélo tout à fait de la même façon. Un film qui crée de l’empathie
Quotidien du jeune Souleymane les jours précédant son entretien à l'OFPRA. On suit ce jeune lors d'une journée classique, ce qui pourrait être lassant, mais apparait tellement prenant et réaliste. On est pris d'émotion dès les premiers instants: du malaise, de la tristesse et du désespoir face à sa situation. Des petits ennuis qui se succèdent les uns après les autres, mais qu'il vit comme une inlassable banalité. Ce film montre aussi les travers de l'espèce humaine: l'exploitation de la détresse humaine et le manque d'empathie, qui rendent insoutenable certaines scènes. Le film se conclue par l'entretien devant l'OFRPA: scène tellement réaliste. Elle met en exergue le contraste entre la froideur de l'administration et l'émoi des demandeurs d'asile (stress, détresse et la quête d'un espoir meilleur..).
Ce n'est pas parce que le sujet est poignant que le film est bon. A l'exception de la toute dernière partie qui est magnifique, le film est réalisé comme un documentaire qui suit le personnage dans ses difficultés de manière frénétique. Et ce rythme trop intense ne nous laisse pas la possibilité de reprendre notre souffle pour se laisser porter par l'émotion. On y parvient tout de même à la fin quand les choses se posent. Le comédien est extraordinaire, à se demander s'il n'a pas vécu tout ça.
C'est un bon film qui met en avant les enjeux de l'immigration illégale en France à travers une histoire touchante. Je salue particulièrement la prestation de Souleymane qui je le rappelle, n'est pas acteur de métier.
UN chef-d’œuvre à proprement parler. Littéralement un film que tout le monde a besoin de voir pour rappeler à la race humaine que nous devrions tous être capable de nous entraider et de nous soutenir.
A la veille de passer son entretien pour sa demande d’asile, Souleymane réapprend son histoire, au fil des courses qu’il effectue sur son vélo précaire. Une aventure qui en réalité n’est pas vraiment la sienne, et qui se révèle tout autre, dans la confrontation avec une fonctionnaire très à l’écoute. Une scène éloquente, très puissante Boris Lojkine très directif jusque-là, dans la conduite quotidienne et bien souvent nocturne de son protégé, révèle là toute l’humanité enfouie dans la galère de ce livreur, paumé, exilé , abandonné lui aussi. Abou Sangare le prend à témoin pour unir tous ses coreligionnaires ( par ailleurs peu aidants lors de ses démarches) dans une même cause. C’est un peu le sens du final assez abrupt dans sa résolution : Souleymane nous a raconté son histoire, mais le couperet silencieux qui l’accompagne à la sortie de son entretien, raconte l’histoire de toute une communauté. Qui n’en finit pas de se heurter au rêve européen. Et bien souvent de s’y noyer. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
De Boris Lojkine (2024) Incontestablement, le film est une réussite car il nous à voir plus qu'un film documentaire , une véritable immersion dans le monde des livreurs à vélo qui sillonne les grandes villes comme Paris . Les fameux emplois au rabais (emploi Macron ?) où la loi de la jungle est reine . Totalement immersif côté image (caméra embarquée à vélo) et totalement immersif côté son avec uniquement les bruits infernaux de la ville (klaxons, circulation ...) Un vrai témoignage de la solution sonore de la ville de Paris . L'autre intérêt du film réside dans l'analyse des rouages d'un système qui s'apparente à de l'esclavage moderne et comment à différents échelons beaucoup se gave sur la misère des ''sans papiers'' . Mais si le film montre bien, dénonce avec force que se passe t'il après ? Rien et c'est là le problème ! En somme un film englué dans de la bonne conscience ! Preuve en est l'absence d'évolution législative pour contrer les excès de ce nouveau esclavage moderne des donneurs d'ordres (restaurants et autres) aux livreurs qui sous louent leur licence aux consommateurs ! Abou Sangare est extraordinaire de force, pudeur et justesse. Avec aussi Alpha Oumar Sow et Nina Meurisse