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Jojo le héros
3 abonnés
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4,5
Publiée le 23 janvier 2026
C’est criant de vérité, et je connais bien le sujet. Le comédien a tout compris du jeu: être soi même, être. Beaucoup d’acteurs feraient bien de s’en inspirer.
Pas besoin de faire de long discours, c est un film simple, très touchant qui raconte sans fioritures l histoire de son personnage principal dont on sent que l acteur Abou Sangare a mis beaucoup de lui même. Sans misérabilisme le réalisateur nous montre les difficultés d un personnage qui se débat pour avancer dans un monde uberisé ultra connecté mais qui paradoxalement engendre un repli sur soi. Une réussite et un beau moment de cinéma.
Un thriller social intense qui nous plonge dans la vie éprouvante d’un sans abri en quête de papiers porté par l’interprétation attachante et pleine de dignité d’Abou Sangaré récompensé par le César du meilleur espoir.
J ai trouvé ce film marquant, par son style, son message, par son constat. Film puissant, tout en etant sobre dans la forme, le realisme brutal, c est ce qui m a le plus frappé, on suit cet homme appelé souleymane, en attente de demande d asile et qui est obligé par des combines de survivre, en effectuant des livraisons uber. Dans un paris hivernale, il va affronter les différents problèmes qu il rencontre, un accident, un vol, les clients et restaurateurs méprisant, bref un vrai chemin de croix. Tout est filmé au plus près, caméra à l épaule pour accentuer la tension et l urgence de sa situation. L acteur principal est tout bonnement exceptionnel qui mérite l empathie, il nous fait ressentir la peine et la detresse de sa situation sans être déloyal. La scène fin lors de son entretien à l'offpra pour sa demande d asile véritable sésame m a époustouflé et m a déchirer le cœur. Un tout petit bémol, je trouve le scénario un peu sur écrit, mais légèrement. Un film à voir sans hésitation.
Taxi Driver : "Dans chaque rue de chaque ville de ce pays, il y a une personne qui rêve de devenir quelqu'un" Voici la version à vélo, livreur de repas. J'aime le parti pris de caméra, on suit de très près, collé à lui Souleymane dans ses mouvements, ses livraisons, son urgence permanente, son quotidien ultra-précaire, son impossible retour au pays, ceux qui veulent l'aider, ceux qui profitent de lui. Sauf que Souleymane n'est pas Travis Bickle, il ne reve pas de devenir quelqu'un, il est juste fatigué, et coincé : il n'aurait pas du partir, mais ne peut pas rentrer, il doit trouver un moyen de rester et survivre en attendant. Excellent casting ! Tous sont extraordinaires.
Contrairement aux autre avis, je n’ai pas aimé du tout : c’est un documentaire sur un sans papiers dans une ville hostile. L’image est moche aussi, même si elle colle au scénario.
Un film aux couleurs magnifiques, à un répertoire de cadrage impressionnants et évidemment un acteur époustouflant pour incarner le cœur battant et les poumons soufflants d’une histoire au cœur de notre société, de nos contradictions et de nos aveuglements
L’Histoire de Souleymane est un film profondément humain et bouleversant, qui capte avec une justesse rare la réalité des migrants sans papiers en France. En suivant Souleymane sur quelques journées décisives, le film choisit l’intime plutôt que le spectaculaire, et c’est précisément ce qui fait sa force.
L’Histoire de Souleyman s’impose comme un film d’un réalisme saisissant. Sans tomber dans un discours trop politique, il parvient à mettre en lumière avec une grande justesse l’exploitation profondément malsaine que subissent de nombreux travailleurs immigrés en situation irrégulière. Cette sobriété dans le propos renforce d’ailleurs la puissance du récit, qui laisse le spectateur réfléchir. Cependant, cette approche très naturaliste a aussi ses limites. Le rythme global manque énormément d’intensité, ce qui peut rendre l’expérience moins immersive. Certains spectateurs pourraient avoir du mal à se laisser totalement emporter par l’histoire, tant la mise en scène privilégie la lenteur et l’observation à l’énergie narrative. La fin, quant à elle, laisse un goût amer, presque comme si l’on n’avait vu que la moitié d’un film. Elle donne l’impression d’un récit interrompu, d’une histoire dont les réponses restent suspendues, renforçant le sentiment de frustration. L’Histoire de Souleyman est une œuvre forte, pertinente et profondément humaine, dont l’impact social est indéniable malgré les faiblesses dans la dynamique du récit.
L’histoire de Souleymane m’a profondément touché. Elle met en lumière une réalité souvent passée sous silence, bien loin des discours simplistes et déshumanisants relayés par certains médias et partis politiques. Ce récit rappelle qu’au-delà des clichés et des peurs instrumentalisées, il y a des vies, des souffrances et une humanité qu’on ne peut ignorer.
Avec ce récit d’un migrant qui tente tant bien que mal de s’en sortir, Boris Lojkine fait du cinéma social naturaliste à la Dardenne. Mais comme il se passe essentiellement de nuit, il l’esthétise davantage via une jolie photographie bénéficiant des éclairages urbains. La caméra reste centrée sur son protagoniste, ne le lâchant jamais et le filmant perdu dans la jungle parisienne, devant affronter seul les épreuves de son quotidien. À travers son parcours, Lojkine donne un aperçu des hiérarchies sociales, celui en bas de l’échelle étant confronté au mépris de ceux du dessus.