L'Histoire de Souleymane
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Bénédicte M.
Bénédicte M.

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 octobre 2024
Très bien joué par Abou Sangaré, l’histoire de Souleymane est émouvante, sans manichéisme , très belle scène finale, mais cest plus proche d’ un documentaire que d’un film.
V. B.
V. B.

4 abonnés 23 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 octobre 2024
Les errances d'un sans papier sans intérêt. On cherche à nous sensibiliser mais franchement pour moi ça n'a rien d'un film, un documentaire,, un reportage? Me suis ennuyé et je n'ai pas compris pourquoi ce film avait une si bonne note.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2024
Très touchée par ce film où l'on est plongé dans l'enfer de vies que l'on ne souhaite à personne, il n'est pas possible de rester insensible à ce que vivent trop de gens
Dreamolution
Dreamolution

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2024
Il y a des films comme ça qui vous cueillent sans prévenir, et "L'Histoire de Souleymane" en fait partie. Une émotion irrépressible, qui bouleverse profondément votre âme. A la fin de la projection, silence impressionnant dans la salle. Les mots deviennent alors inutiles. Je n'aurai rien de plus à ajouter pour vous convaincre d'aller le voir.
Ombeline Marchon
Ombeline Marchon

14 abonnés 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2024
Bouleversant. Jamais je n'ai jamais autant pleuré au cinéma, et j'ai mis un bon moment à me remettre de ce film. Souleymane est à la fois beau visuellement, âpre, nécessaire, minimal, tendu, crispant, émouvant sans être tire-larmes... Son scénario est ténu, pourtant on ne s'ennuie pas un instant. Je n'ai pas envie de le décrire ni de le raconter, il faut absolument aller le voir, le ressentir. A mi-chemin entre le film d'art et le film à message, entre le film d'auteur et le film grand public, Souleymane est tout simplement un chef-d'œuvre. Une immense réussite.
jackflash
jackflash

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2024
Ce film aurait pu s'appeler "La nuit des sans-papiers". Les Parisiens, comme nous tous, avons tendance en effet à scotomiser la vie des immigrés, c'est à dire à rejeter inconsciemment hors du champ conscience les conditions de vie de leur réalité quotidienne. Le film de Boris Lojkine les fait apparaitre dans toute leur obscénité : mensonges, chantages, duplicité, cette fiction traitée comme un reportage, met en fait en scène des professionnels : Abou Sangaré, alias Souleymane, confronté à l'apprentissage d'un récit truffé de détails destinés à rendre crédible un statut de réfugié auprès de Nina Meurisse. Touchante fonctionnaire en proie aux injonctions contradictoires, entre affect et froide objectivité, elle tient le rôle du dernier maillon de l'Ofpra, censée démêler les fils de la réalité.
Coté photographie, tournées à la manière du cinéma nouvelle vague, on suit les 48 heures chrono de Souleymane dans sa quête de demande d'asile. Sans papiers, sans argent, sans domicile, Souleymane est l'archétype de l'esclave moderne qui se débat dans l'enchainement des livraisons à domicile. N'ayant pour tout viatique qu'un vélo et son portable - dont on ne sait d'ailleurs où et quand il le recharge ? Tel un cyclope dans la nuit, l'écran de son smartphone troue la nuit de son errance stressée dans les rues de la capitale. L'histoire de Souleymane est un réquisitoire implacable de l'ubérisation du travail, un remake moderne du film de Chaplin "les temps moderne", où les plateformes de livraison se substituent aux roues dentées de la chaine des forçats de la misère.
Gérard Bourgeois
Gérard Bourgeois

3 abonnés 68 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 octobre 2024
La face cachée du livreur
Un univers impitoyable. C’est à celui qui mangera le plus faible. De quoi vous dégoûter de passer en ligne une commande de repas. Tourné comme un documentaire au rythme haletant, sur les vrais lieux de l’histoire, ce film dévoile la face cachée de la demande d’asile en France. Abou Sangare, qui joue le rôle de Souleymane, est criant de vérité.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2024
Le livreur en vélo comme figure d'un capitalisme sauvage et mondialisé concentrant aussi les questions des migrations et plus généralement des rapports Nord-Sud devient ici le héros d'un film qui puise aussi bien aux sources du documentaire qu'à celles du film social et du thriller.
Le réalisateur Boris Lojkine a fait ses preuves dans des projets tournés au loin (Vietnam ou Afrique) et filme pour la première fois Paris vu au travers des yeux de Souleymane, jeune guinéen sans papier, qui loue un compte pour exercer son activité de livreur et doit passer dans 48 heures un entretien en vue d'obtenir l'asile et les papiers qui vont avec;
L'existence du jeune homme repose ainsi sur deux fictions : celle de son identité usurpée auprès d'un 'ami' et celle de son histoire écrite par un autre qu'il doit apprendre et maîtriser pour amadouer les services de l'OFPRA.
Construit comme une cascade de soucis qui s'accumulent, L'Histoire de Souleymane évite cependant le manichéisme : le livreur sans cesse en mouvements dans une ville nocturne et anxiogène (qui prend d'ailleurs les allures d'une métropole presque anonymisée) n'est pas un saint et ceux qui l'entourent ne sont pas que des profiteurs. Dans la jungle, chacun se débrouille comme il peut.
La dernière séquence rompt totalement avec les partis pris initiaux de mise en scène. Cette volte-face apparaît ainsi comme une libération de parole, ou d'un sanglot trop longtemps contenu, la possibilité de trouver sa place sans mensonge ou arrangement. Complet amateur, le jeune Abou Sangare est sidérant de force et d'incarnation, livrant un véritable travail d'acteur. Sa récompense à Cannes est donc justifiée.
Peu importe au final qu'on y voie (ou pas) un message politique, le film est d'abord un moment de cinéma avec tous les ingrédients nécessaires à en faire une œuvre largement au-dessus de la mêlée.
Olivier Tremoureux
Olivier Tremoureux

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2024
Une merveille d’humanité dans ce qu’elle a de plus difficile aussi, l humanité dont je parle est celle de l’acteur qui incarne son personnage tout simplement. Une histoire difficile que vivent des milliers de personnes autour de nous chaque jour et qui va nous faire changer le regard sur nos livreurs Uber Eat. Dur, touchant. Emouvant, tourné comme un thriller, ce film est une pépite. A voir en urgence.
JULIE
JULIE

2 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2024
Un film magnifique. Un acteur non professionnel ultra charismatique. On découvre des réseaux, des modes de vie, des destins qui font oublier et se foutre des statistiques. Dans la lignée de Dheepan.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 octobre 2024
En apnée

J’ai découvert Boris Lojkine en 2019, avec son portrait de la photographe de guerre Camille Lepage, sous le titre de Camille. 93 minutes sur les épaules d’un cycliste pas comme les autres dans l’attente de son rendez-vous à l’Ofpra, - l’Office français de protection des réfugiés et apatrides – qui va décider de la suite de sa vie. Tandis qu’il pédale dans les rues de Paris pour livrer des repas, Souleymane répète son histoire. Dans deux jours, il doit passer son entretien de demande d’asile, le sésame pour obtenir des papiers. Mais Souleymane n’est pas pt. Puissant, haletant, bouleversant… du grand cinéma vérité.
Décidément, le Cannes 2024 aura été riche de belles émotions. Cette fois, c’est le Prix Un certain regard¸ - et le Prix Fipresci de la critique internationale -, qui nous est donné de découvrir et c’est un sommet d’émotions. Boris Lojkine souhaitait depuis plusieurs années faire un film sur ces livreurs à vélo qui sillonnent les rues de Paris et dont la plupart sont sans papiers. On découvre ainsi un Paname qu’on ne connaît pas : des HLM de grande banlieue aux immeubles haussmanniens du centre, des MacDo aux immeubles de bureau, des centres d’hébergement d’urgence aux wagons de RER… Mais encore plus nouveau pour nous, les coulisses de leur travail : les démêlés avec leurs titulaires de compte, les arnaques dont ils sont victimes, les relations avec les clients, leurs difficultés pour se loger, et des rapports avec leurs camarades livreurs, les collègues qui ne sont pas forcément des amis. Voilà la toile de fond de ce drame. Mais en plus, Lojkine a réussi à nous intéressé au cas particulier – qui ressemble sans doute à beaucoup d’autres -, de Souleymane et de « l’histoire » - fausse -, qu’on lui apprend afin de la réciter par cœur à la fonctionnaire de l’Ofpra afin d’obtenir un permis de séjour en bonne et due forme. Echouer à l’entretien de demande d’asile serait, pour lui, un véritable drame. Le film est trépidant, plus proche du thriller que de la chronique sociale, Souleymane est montré comme un insecte qui se débat dans un bocal, en proie à un système qui l’oppresse. Un film sans artifice, sans musique, avec une esthétique proche du documentaire. Le fait d’avoir filmé à vélo – un pour l’image, l’autre pour le son -, au milieu du trafic parisien apporte une authenticité inouïe à ce très grand moment de cinéma.
Presque tous les acteurs du film sont des non-professionnels sans aucune expérience de jeu. Abou Sangare, dans le rôle-titre, est tout simplement extraordinaire – Il a reçu le Prix d’interprétation Un premier regard à Cannes -. Il est entouré par Alpha Oumar Sow, Nina Meurisse, Emmanuelle Yovanie et beaucoup d’autres. Ce regard sans concession aide à combattre l’indifférence, d’autant plus qu’Abou Sangaré est lui-même sans-papiers et frappé d’une OQTF. Sans mièvrerie, sans pathos, on suit avec passion – et ahurissement -, sa confrontation avec les réseaux de l’économie souterraine et l’absurdité administrative. Ue celui qui ne sort pas de la salle dévasté lève la main… Un très grand film qui sait éviter d’infliger une doxa politique pour se recentrer sur l’humain et la dramaturgie.
Coolcat
Coolcat

5 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2024
Ce film est traité d'une manière hyper réaliste, sans fioriture (pas de bande son ajoutée, seulement les bruits de la ville), mais je ne le qualifierai pas de documentaire. L'image est soignée, ainsi que le rythme. Le scénario est bien écrit. Situations quotidiennes, exploitation de l'homme par l'homme, relations qui se tissent et se dénouent, belles ou perverses, les liens avec le pays quitté, et puis tout l'aspect "administratif" nous sont montrés sans fard. On est aux côtés de Souleymane, on le suit. Un film nécessaire, pédagogique d'une certaine manière mais sans lourdeur, touchant et très bien interprété.
rafdas
rafdas

11 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 octobre 2024
Franchement même si l'acteur joue bien, je n'ai pas aimé. Je ne comprend pas pourquoi ils ont voulu nous laisser en suspens sur la fin du film. Je ne comprend pas les avis élogieux sur ce film. Certes le film est touchant mais ça manque de quelque chose je trouve. Cela ne suffit pas pour en faire un bon film, c'est mon ressenti.
Pierre L.
Pierre L.

54 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 octobre 2024
Un film choc et très fort.un film qui ne peut pas laisser indifférent.on suppose mais on ne connaît pas la vie de ces travailleurs immigres,sans papiers et des proies possibles pour tous les profiteurs.
Filmé caméra a l épaule, très bien réalisé ce film relativise aussi tous nos petits problèmes de riches.
Un film coup de poing.
J en suis sorti franchement ému.
Pascal F.
Pascal F.

33 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 octobre 2024
Une histoire simple qui se déroule de nos jours, près de chez nous qui nous est rarement raconté. Il s’agit du combat des derrière vingt-quatre heures du guinéen Souleymane qui précède un rdv à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Il s’agira pour lui d’obtenir une réponse positive à sa demande d’asile.
Durant ces deux jours le guinéen devra tout en continuant à livrer des repas grâce à un compte de livreurs qu’il loue, préparer et récupérer des papiers pour son entretien, trouver à se loger, garder contact avec sa famille, sa compagne restées au pays et recevoir l’argent qu’il a gagné grâce à ses livraisons.
Le réalisateur Boris Lojkine nous fait vivre 1h30 sans qu’il nous soit laissé le temps de souffler avec l’acteur Abou Sangare impeccable de justesse. Le personnage malgré les situations délicates, parfois sordides dégage une humanité qui force le respect. Mais tout en suivant le héros malgré lui de ce personnage, plusieurs scènes nous montrent l’indifférence et la dureté de notre société, la capacité de certains de profiter de la faiblesse des autres. Il ne m’arrive jamais de commander des repas, après avoir vu ce film, je vais regarder différemment les dizaines de livreurs croisés dans les rues de Paris dont je n’imaginais pas ces conditions de travail
Ce rythme insoutenable m’a fait penser au film « À plein temps » d’Eric Gravel avec Laure Calamy sorti en mars 2022 qui nous donnait l’occasion, comme l’est l’histoire de Souleymane de suivre ce rythme effréné d’une femme pour survivre. Dans les deux films nous découvrons la face cachée de notre époque qui ne fait aucun cadeau aux plus faibles.
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