Une superbe interprétation de son jeune acteur principal qui nous plonge dans la face sombre de la livraison, un poil long sur la fin mais un très bon film.
Une thématique très actuelle, un rôle principal excellement joué par Abou Sangaré pour son tout premier film. On est immergés dans ce quotidien difficile et aux aspects méconnus du grand public. Petit bémol pour le scénario un peu faiblard qui fait trainer le film malgré sa courte durée, mais qui n'entrave pas le plaisir de visionnage.
Long métrage multi récompensé avec un bouche à oreille qui l'a permis de faire un nombre d'entrée impressionnant vu son histoire et son budget j'étais donc intrigué à l'idée de regarder ce film
Ce qui marque forcément c'est son réalisme. Franchement on pourrait croire à un reportage sur une vraie vie d'immigré en situation irrégulière tentant d'obtenir l'asile. C'est impressionnant de réalisme on est tout de suite happé dans l'histoire. On se rend très vite compte de toutes les combines , galères, dysfonctionnement de ces personnes et de la société. Rien que le fait de mettre son réveil à minuit alors qu'il dort dans un centre d'hébergement pour pouvoir réserver sa place pour le lendemain dans ce même centre est symptomatique de ce qui ne fonctionne pas. Les combines et presque l'esclavage derrière les faux comptes uber eats, les fausses histoires pour obtenir une carte d'asile etc.
Cela prend aux tripes, Abdou Sangaré est bluffant de justesse et son César est tout ce qu'il y a de plus logique. Et cette fin, poignante touchante mais tellement pas manichéenne et larmoyante. Bref BORIS LOJKINE a réussi un coup de maitre avec ce long métrage qui mérite largement les honneurs qu'il a reçu.
Un film poignant. On se sent tres égoiste de voir que nos vies sont un luxe dont on se plaint quand tous les jours à 2m de nous il y a des Souleymane qui se battent pour survivre et pour un minimum de dignité. Un film nécessaire
Film documentaire très touchant car si actuel … qui montre la difficulté de s’en sortir sans papier et comme certains profitent de la vulnérabilité de ces personnes.
L'histoire de Souleymane raconte au plus près de son personnage et dans un style quasiment documentaire les deux jours qui séparent Souleymane, livreur et immigrant sans-papiers, de son entretien pour l'obtention de son permis de séjour. Par cette proximité, le film de Boris Lojkine suscite une extrême sympathie pour son personnage (qu'Abou Sangaré incarne avec beaucoup de vérité) avec lequel on souffre et on espère à mesure que le moment fatidique approche. La limite d'un tel procédé, cependant, c'est qu'il empêche parfois de penser, reposant exclusivement sur les émotions que l'on peut ressentir pour et avec son personnage ; le film semble par conséquent ne jamais prendre de hauteur pour montrer ce qui relève d'une exploitation systémique dans la situation des sans-papiers comme Souleymane, préférant traiter le cas de son protagoniste comme un cas individuel, presque isolé.
Ce film montre avec réalisme et simplicité ce à quoi les migrants sont confrontés par la volonté de nos politiques. Comme d'habitude pour ce genre de films, les convaincus ne changeront sans doute pas d'avis, mais c'est quand même utile de montrer des réalités qui se passent chez nous et pas en dehors de nos frontières. "L'histoire de Souleymane" est le fruit d'un travail très documenté et répond à toutes les attentes qualitatives en terme de cinéma. C'est très bien filmé et les acteurs - pourtant de simples amateurs - sont très bons, surtout Abou Sangaré tout simplement magnifique.
Très belle surprise. Je m’attendais à un film larmoyant sur le pauvre petit migrant confronté aux dures réalités de la découverte de la civilisation occidentale. Il n’est en est rien. Pas de clichés, pas de gnangnan, une œuvre vraie bien filmée et surtout magnifiquement jouée par l’acteur principal. À voir.
J'ai adoré. Scotché devant cette histoire, des personnages criant de vérité, l'impression même de regarder un documentaire. Je recommande, et je le regarderai une seconde fois ce chef d'œuvre
La force du film réside dans sa justesse : la mise en scène sobre laisse toute la place à l’humain, à l’intime, et met en lumière un quotidien souvent invisible. Le personnage de Souleymane est traité avec beaucoup de respect, et le regard du réalisateur semble constamment guidé par une volonté d’authenticité.
Cependant, malgré ses qualités indéniables, le film souffre parfois de quelques longueurs et d’un rythme un peu inégal, ce qui peut freiner l’immersion
En somme, “L’histoire de Souleymane” est une œuvre touchante et nécessaire, imparfaite mais pleine de cœur. Elle mérite d’être vue pour son message et la lumière qu’elle apporte sur des réalités souvent négligées.
Très belle découverte ! C’est vrai que le film paraît peu attirant comme ça car on imagine déjà la propagande de gauche ultra tristoune… mais au final, le film se veut très simple et suit juste l’histoire de Souleymane, sans chercher la misère à tout prix. Déjà on sent Souleymane pris au piège dans ce quotidien éreintant et infernal, le film ne s’arrête jamais et n’est pas un long drame ennuyant bien au contraire. Et là où le film fonctionne vraiment, c’est la scène finale où Souleymane finit par craquer, raconter toute sa vie, etc… et c’est peut être le plus beau moment du film car c’est la qu’on se rend compte qu’on ne s’intéresse jamais à ce type de personnes, et même après 1h30 de film on n’a jamais entendu parler du passé de Souleymane. Et c’est dans cette scène que le talent de Abou Sangaré se révèle totalement aussi. Bref, un très bon film, je recommande !
Très fier que L’histoire de Souleymane soit mon 100e film vu cette année. Un de ces films qui ne crient jamais, mais qui disent tout. Boris Lojkine filme au plus près du réel, sans artifices, et ça touche droit au cœur. Rien n’est surjoué, tout sonne juste. Abou Sangaré est d’un naturel dans ses regards, ses silences, ses mots retenus. On est avec lui à chaque instant.
Le film est simple dans sa forme, mais puissant dans ce qu’il raconte. Il ne cherche pas à impressionner visuellement, et c’est justement ça qui le rend aussi immersif. On ne regarde pas l’histoire de Souleymane, on la vit. On ressent sa peur, son attente, son épuisement. C’est dur, c’est beau, c’est humain.
Et puis cette fin… ouverte, bouleversante, presque silencieuse, mais qui laisse un vide énorme. J’y pense encore. En peu de temps, le film dit énormément. Pas un mot de trop. Une claque discrète mais inoubliable.