Une claque. Je ne verrai plus la vie de la même manière. J’ai pleuré… Encore difficile pour moi de sortir du film. Il est criant de vérité. Et ces acteurs…. Lui… elle à la fin… que dire de plus.. ce regard si touchant.
Il ne joue pas, c’est sa vie, peu ou prou, qu’il a vécu. C’est pour ça que c’est si réel et si touchant.
Quand on sait que l’acteur a eu ses papiers peu de temps avant les cesars. Mais combien sont dehors à essayer d’aider leurs proches.. ils veulent juste vivre survivre. Au moins un sourire et un mot gentils quand on les voit serait bien.
Un film à voir.
Un message important suite à ce film serait que l’on ait de la compassion et gentillesse envers son prochain � (et si possible de l’entraide)
Le cinéma français affectionne les drames sociaux à caractère de documentaire-fiction. Si ce long-métrage de Boris Lojkine s’inscrit pleinement dans la lignée, il s’en distingue par l’étonnante simplicité de son écriture qui évite toute surenchère de pathos. L’histoire de ce jeune réfugié guinéen travaillant dur tout en préparant sa demande d'asile en France est évoquée tel un thriller. Il n’y a aucun temps mort, juste les galères quotidiennes d’un homme sans papier. Abou Sangaré (acteur non professionnel mais lauréat du César de la meilleure révélation masculine en 2025) interprète avec sensibilité ce personnage, inspiré en partie de sa propre vie. Bref, du cinéma réaliste portant un regard humaniste sur la précarité.
J'ai regardé ce film après avoir remarqué l'enthousiasme qu'il a provoqué aux césars. Je savais que ça parlais d'un livreur sans papiers mais c'est vrai que je ne m'attendais pas à un film ayant presque l'allure d'un documentaire. Je remercie les auteurs d'avoir abordé, avec beaucoup de tact et sans faire des allusions grotesques à la politique. Maintenant, il est vrai que le film est davantage un outil de sensibilisation qu'un film, ce qui, je trouve, lui porte un peu à faux. En effet les scènes de transport sont longues parfois deux voire trois minutes entières sur des métros/bus/vélos/RER qui passent sans aucun dialogues, aucun événements. Ensuite les scènes d'appels téléphoniques qui sont nécessaires mais encore une fois trop nombreuses et pour certaines difficiles à regarder à cause de leurs intérêts minimes. Ce qui relève ma note est la scène tant attendue du rendez-vous qui est très touchante et vraiment bien réalisée. Finalement le sujet abordé était plus que nécessaire où les livreurs sont omniprésents dans. votre société mais la manière dont il apporté est trop sérieuse et pas assez "mise en scène" car finalement, le but du cinéma c'est avant tout de se détendre et si nous aurions voulu regarder un documentaire Arte nous ne nous serions pas déplacé au cinéma.
Et bien une belle claque de prise ! Criant de réalisme, le film nous entroduit très bien dans le sujet. Il arrive à mettre parfaitement en lumière les difficultés de certains pour s'en sortir.
Ce film est sous forme de documentaire sur l’immigration. On y suit pendant 48h un jeune immigré qui tente de s’en sortir du mieux qu’il peut et aussi de régulariser sa situation. Pour accentuer le style documentaire, il n’y a pas de musique. Ce film est très réaliste et a le mérite de ne pas faire trop dans le pathos ce qui est le risque pour ce genre de sujets. Cependant, ça reste un type documentaire et c’est donc pas non plus le film le plus spectaculaire ou celui qui fait vibrer.
Voici un film bien dur à juger ! D’une part un film plébiscité, d’un esthétisme incontestable mais pénible, tourné sur un rythme démentiel tout aussi pénible et dont l’interprète principal est, je choisis mes mots, génial ! D’autre part l’impression très désagréable et choquante que l’auteur a filmé comme un documentariste branché et comme un entomologiste survolant un insecte se débattant dans un univers hostile. Ce film n’apporte rien à l’empathie que je peux ressentir depuis toujours pour ces migrants aux sorts fracassés et il me donne l’impression, peut-être erronée, d’être un dédouanement de bonne conscience de nantis qui commandent leurs pizzas pour une soirée télé ! Ce film reste poignant par son sujet, c’est facile, mais m’a beaucoup déçu. Sur un tel sujet toujours bouleversant, mieux vaut voir et revoir « Moi capitaine » de Matteo Garrone (2024à), véritable réussite.
Bon film , maintenant un César du meilleur acteur. Ce sera son seul rôle, bien joué pour ce début . Néanmoins le film nous montre la galère des migrants arrivés en France
Primé à Cannes et aux Cesars, j'avais raté dans un premier temps la diffusion de L'histoire de Souleymane. Enfin découvert, j'ai été profondément touché par l'authenticité de cette histoire. Le titre le dit bien, tout va se jouer autour de la narration. Pour Souleymane, mais pour le spectateur aussi. On découvre son quotidien, à travers débrouillardise, travail, galères, pseudos amis, etc. Paris défile à toute vitesse sous nos yeux, et pendant ce temps Souleymane répète à voix haute. Il apprend son Histoire. Inventée, manipulée, exagérée, romancée, peut-être. Et encore... Mais il l'apprend. Et nous avec. Il devra la réciter pour avoir des papiers. Et être convaincant. Mais on dirait que le sort, ou les gens, ou les deux, s'acharnent sur lui. Les cadrages sont au plus près, Abou Sangaré est dans tous les plans et il irradie complètement l'écran de sa candeur et de sa justesse (le scenario comporte une part de son vécu). Le montage très bien exécuté nous permet de suivre cette heure et demie sans ennui aucun, et les images du grand jour à la lumière du smartphone crie leur réalité cruellement, sans artifice. D'une Histoire à la dimension politique, on passe doucement, magnifiquement à une Histoire individuelle, personnelle, touchante dans une scène inoubliable. L'émotion nous serre la gorge, pendant qu'on regarde Souleymane raconter finalement son Histoire, entendu par une Nina Meurisse qui excelle tout en subtilité dans son rôle d'agente. A ne pas rater.
Film d'une grande intensité. Il nous plonge dans la réalité d'une personne qui fait tout pour s'en sortir. Ce film vous arrachera quelques larmes, il pousse à réfléchir et bien malheureusement reflète une réalité bien présente. Bravo!
Je ne sais pas ce qui pourrait manquer à ce film, si ce n'est d'être présenté dans toutes les écoles. J'ai beaucoup appris. On voit les gens et les situations sous un autre angle et c'est un éclairage indispensable surtout actuellement. Peut-être la fin est-elle trop "édulcorée" : chacun y verra ce qu'il veut et c'est aussi ça la liberté ! Bravo à toute l'équipe
Un film qui pourrait former un diptyque avec le Sorry We Missed You de Ken Loach. Même thématique, celle de l'ubérisation du travail, mais au lieu de la classe ouvrière anglaise on explore ici le quotidien des immigrés livreur de repas à vélo. Les scènes de vélo dans les rues de Paris, en caméra subjective, mettent dans l'ambiance. On se sent rapidement compte des ravages de cette forme de travail, sans aucune garantie de revenu pour le travailleur par ailleurs soumis à une pression de tous les côtés : employeur/loueur de compte, police, famille au pays, autres membres de la communauté, clients et restaurateurs mal lunés. Un film qui montre également, sans fioriture, le fonctionnement des centres d'aide et d'hébergement, ainsi que celui de la demande d'asile. A tous les étages, on voit tous les intermédiaires, légaux ou pas, qui se servent au détriment du personnage principal.
Tandis qu'il pédale dans les rues de Paris pour livrer des repas, Souleymane répète son deux jours il doit passer son entretien de demande d'asile,le sésame pour obtenir des Souleymane n'est pas prêt... Une vraie claque et une consécration au festival de Cannes amplement méritée.... L'histoire de Souleymane est un drame social qui nous boulverse et nous frappe en plein cœur !! Rarement le cinéma français nous offre des drames aussi puissant !! Et que dire de la performance d'Abou Sangaré qui est tout simplement exceptionnelle (César du meilleur acteur largement mérité).. Rappelons que lors du tournage Abou Sangaré était sous menace d'expulsion et que ce film est inspiré de sa propre histoire... C'est fort, puissant,, parfois avec un peu d'humour et d'une puissance émotionnelle intense lors d'une scène finale vraiment exceptionnelle. À ne rater sous aucun prétexte .... Filmé comme un documentaire qui traite sur la vie des demandeurs d'asile,sur leur quotidien (foyers d'urgence, errance, manipulations, exploitation au travail,..) ce film est d'utilité publique à montrer dans toutes les structures éducatives et même dans les hautes sphères politiques !!!
La fiction est proche de la réalité : trépidante et impitoyable. Nous réfléchirons à 2 fois au moment de passer commande avec livraison rapide, peut-être hantés par le souvenir de l’enfer vécu par un Souleymane non régularisé en plein Paris. La caméra à l’épaule tutoyant le vélo dans tous ses déplacements, crée une tension suscitant inéluctablement notre empathie. Notre héros malgré lui, traverse les épreuves poussé par une force intérieure qui lui ferait déplacer des montagnes. Il est criant de vérité et c’est peut-être sa propre histoire qui l’anime. Ne laissera personne indifférent je le crois...