La salle des profs : très bien , Pas de vagues : pas mal ! L'affaire Abel Trem complète avec pertinence la série de portraits d'enseignants aux prises avec des difficultés insolubles, qui reflètent un air du temps de plus en plus nocif. Le plus intelligent de tous, le plus malicieux aussi, est sans aucun doute le film de Gábor Reisz dont la construction étonnante et habile rend son intrigue passionnante, entre mensonges, conflits et lâchetés. Cette anatomie d'un "scandale" en dit long sur la société hongroise actuelle et ses antagonismes, autour du patriotisme. De manière fluide, le film passe d'un personnage à un autre, tous concernés à un certain degré par l'affaire Abel Trem, chacun trimballant ses propres certitudes et contradictions. Le film nous manipule aussi, c'est un fait, et c'est souvent jouissif, jouant d'ellipses surprenantes et montrant une poignée de scènes sous différents angles,le tout réalisé selon une forme Dogma qui colle assez bien à un récit hirsute dont l'apparente espièglerie ne saurait dissimuler son terrible état des lieux local, en ce qui concerne les atteintes à la liberté. Film politique et sociologique mais aussi thriller psychologique et satire maligne, L'affaire Abel Trem coche décidément, et brillamment, toutes les cases. Hongrois rêvé !
Abel est un jeune bachelier Hongrois menant une vie plutôt normale dans un monde pas toujours évident à comprendre. Amoureux de sa meilleure amie elle-même sous le charme d’un professeur d’histoire qu’il déteste, Abel justifie son échec à l’oral du Bac par une remarque déplacée de son professeur, affaire relayée par un quotidien nationaliste et explosant dans la presse. En salle le 27 mars.
spoiler: "l’affaire Abel Trem" est un film montrant les divisions profondes animant la société hongroise sous ViKtor Orban par le biais d’une affaire lycéenne. J’ai aimé le traitement des idées politiques des différents personnages, plutôt subtil et compréhensif : on voit que le réalisateur ne dépeint personne comme bête et méchant et apporte de la complexité au tiraillement nationaliste. Les acteurs tiennent la route et Abel apparait comme un jeune crédible : perdu, impulsif, égoïste et submergé par les conséquences de ses déclarations. Dommage que la fin soit expéditive en assumant que la légéreté de la jeunesse est la réponse à l’engluement.
Film primé à Venise, bien au-dessus de la moyenne. Réalisation impeccable. Le scénario est rusé et le ressenti des scènes passées change au fil du film. C'est l'histoire d'un dérapage très mineur qui devient majeur avec la propagation de la rumeur. J'ai beaucoup aimé l'analyse et plus le film avance, plus il est intéressent. En outre le film recèle de vrais singularités. Excellente idée de distribuer le film en France.
Sous le couvert d’un récit d’apprentissage aux allures solaires, L’affaire Abel Trem se révèle être un vrai thriller politique. Une plongée passionnante dans la Hongrie de Viktor Orban. Mention speciale au jeune acteur qui interprète l'élève Abel Trem avec beaucoup de justesse. À ne pas manquer.
Le nœud dramatique de L’affaire Abel Trem prend sa source dans la survenance d’un évènement insoupçonné. L’acte involontaire d’Abel (Adonyi-Walsh Gáspár) va déclencher une polémique dans laquelle le jeune bachelier va s’enfoncer malgré lui. Au-delà de la polémique suscitée, c’est la confrontation de deux points de vue et d’interprétation inconciliables qui va constituer le moteur narratif imaginé par le réalisateur Gábor Reisz, ici également crédité au scénario avec Éva Schulze. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/fifp2024/#AAT
Ce film qui raconte l’histoire de cet ado hongrois qui rencontre des problèmes aux conséquences importantes reste assez moyen dans son ensemble. J’ai eu du mal à me passionner pour ce film finalement sans grand intérêt.