Sally Bauer, à contre-courant
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Sally Bauer, à contre-courant" et de son tournage !

Naissance du projet

Frida Kempff a découvert Sally Bauer en lisant le roman Happy Sally de Sara Stridsberg en 2017. Elle a été bouleversée de n’avoir jamais entendu parler de cette pionnière, pourtant suédoise comme elle. Ce déclic a lancé une recherche de longue haleine et une volonté de raconter son histoire sous un angle personnel et contemporain. La cinéaste confie : "Sally n’était pas seulement une nageuse hors pair – elle faisait preuve d’un courage impressionnant, en mer comme dans sa vie, en tant que mère célibataire qui osait poursuivre un rêve jugé impossible dans les années 30."

"Je voulais raconter son parcours, mais pas sous forme de biopic classique. Ce qui m’intéresse en tant que réalisatrice, c’est d’apporter un point de vue, une voix. Pour garder cette liberté artistique, j’ai pris un peu de distance avec la figure réelle de Sally. Je tenais aussi à faire un film qui parle à notre époque, pas juste une reconstitution. Sally Bauer, à contre-courant parle des années 30, bien sûr, mais aussi de notre monde d’aujourd’hui."

Le tournage en mer a été le plus grand défi

L’équipe a tourné en conditions réelles sur l’océan, rendant chaque jour imprévisible à cause de la météo. Frida Kempff voulait que Josefin Neldén ressente le vent, le froid, l’eau salée. Elle se rappelle : "Il fallait revoir chaque jour le planning selon le vent, les vagues, le ciel. Je demandais sans cesse à mon assistant : “Et si une tempête éclate ?” Et il me répondait : “On n’en parle pas.” Mon passé de documentariste m’a aidée à lâcher prise. Je tenais à tourner en conditions réelles, pour que Josefin Neldén ressente vraiment le vent, le froid, l’eau salée."

"Toute l’équipe, surtout elle, a travaillé dans des conditions extrêmes. C’était dur, physiquement et mentalement. Mais ce qu’on voit à l’écran – cette fatigue, cette force – est authentique. En plus de la mer, il fallait bien sûr recréer la Suède de 1939, les costumes, les décors… mais le vrai défi, c’était la nature."

Un rôle sur mesure pour Josefin Neldén

Bien que 50 actrices aient été auditionnées, la réalisatrice avait Josefin Neldén en tête depuis le début. Elle voyait en elle une dualité précieuse : force et vulnérabilité. Elle raconte : "On s’est lancées dans une longue phase de recherche. Je lui ai tout partagé, même un livre rare de 1939 que j’ai déniché dans une bibliothèque régionale, avec les pensées personnelles de Sally. J’ai aussi contacté très tôt son fils, Carl-Axel Bauer."

"Il a lu toutes les versions du scénario et nous a soutenus jusqu’au tournage. Sa visite sur le plateau a été très émouvante. Il a compris notre démarche. Il était fier. Josefin a pu aller au-delà de la figure publique de Sally. Je l’ai encouragée à plonger dans ses motivations, ses dilemmes : entre son enfant et son rêve."

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