Niki de Saint-Phalle
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Raphaëlle
Raphaëlle

7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2025
Niki témoigne de la résilience d’une artiste engagée, fougueuse, qui nous donne cruellement envie de peindre des toiles !
Dan75011
Dan75011

44 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 octobre 2024
Je ne m'attendais pas à voir un film sur les problèmes psychiatriques de Niki. Quand à son art, on a droit à quelques toiles... vues de dos.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2024
Dans ce film sur l'artiste Niki de St-Phalle, on ne voit pas le moindre oeuvre de Niki de St-Phalle. Et ce n'est ni étrange ni décevant car, par-delà les questions de droits, Céline Salette n'a pas fait un film sur l'artiste mais sur la femme. Une femme dont elle cherche à raconter la dureté de la jeunesse et la façon dont elle s'est libérée de la violence masculine par l'art. L'absence d'oeuvre permet donc de ne pas se perdre en chemin et de se consacrer sur sa quête de liberté.
L'interprétation de Charlotte Le Bon est formidable. Niki est un film féministe, un film militant, mais qui sait éviter le manichéisme grâce au scénario et à la mise en scène intelligentes de Céline Salette. Réussi.
jackflash
jackflash

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 octobre 2024
Film super, frais et nostalgique de la bio de Niki de St Phale. Par delà la folie, Charlotte le Bon la campe divinement bien ; elle est tranchante, touchante, autant qu'émouvante. Céline Salette nous livre pour sa part un récit fimique bien séquencé dont les partis pris graphiques et la BO contribuent encore à nous faire aimer l'atmosphere artistique des années 60. On aimera aussi Damien Bonnard tendre et attentionné dans son personnage de Tingely. Des costumes kitchs et colorés pour un biopic cristalin qui vaut le coup qu'on s'y laisse prendre. Bref, c'est bath !
Marylou G
Marylou G

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 octobre 2024
Dans une interview, j'ai entendu Céline Sallette dire de Niki de Saint Phalle "elle aurait pu se donner la mort. Elle s'est donné la VIE!" Et c'est bien ce à quoi on assiste. La primo réalisatrice nous montre comment une jeune femme blessée se bat pour ne pas se faire détruire sa souffrance ni par l'irrespect de certains qui l'entourent (médecin, artistes). On la sent déchirer la chrysalide qui l'emprisonner. Charlotte Le Bon est incroyable de force et de justesse. Damien Bonnard est un ieune Tinguely magnifique de bienveillance. Très beau film où je n'ai pas été frustrée par l'absence des œuvres de l'artiste tant on sent son énergie créatrice. Juste un peu frustrée que le film s'arrête au moment où Niki se révèle à elle-même et n'aille pas plus loin dans la biographie admirable et jubilatoire des deux créateurs Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely qui se sont toujours soutenus avec égard et générosité.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2024
L’évolution cathartique d’une femme, de l’horreur de sa prime enfance à sa mue en plasticienne où elle explose les codes. À grands coups de carabine.. De Niki de Saint Phalle je ne connaissais pas grand chose si ce n’est comme tout le monde ses mobiles de la Fontaine des Innocents à Paris. J’ai été subjugué par ce film et le regard proche que porte sa réalisatrice par l’usage de la focale sur son actrice, Charlotte Le Bon, incroyablement magnétique.
PASCAL C
PASCAL C

27 abonnés 296 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2024
Un biopic non conventionnel sur une artiste dont nous connaissons des œuvres et ignorons la vie . Malin d'un point de vue narratif de ne jamais présenter son travail. C.Lebon est en route pour un César.
grey_egg
grey_egg

20 abonnés 52 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 octobre 2024
Il faut arrêter de faire des films pour "faire des films" ! Un film devrait être une oeuvre, ici il s'agit d'une évocation linéaire d'une époque de la vie de Niki de St Phalle, essentiellement axée sur sa difficulté relationnelle avec les hommes du fait de son viol incestueux, comme s'il n'y avait que ça à dire sur cette artiste ! Rien sur le processus créatif, les relations avec les autres artistes de son époque sont vaguement évoquées pour "faire vrai", mais franchement c'est pitoyable d'écrire un scénario aussi plat sur une artiste aussi riche ! Charlotte Le Bon fait ce qu'elle peut, mais la meilleure actrice du monde n'aurait pas sauvé une réalisation à peine digne d'un téléfilm. Pourquoi finance-t-on à tour de bras des films inutiles, alors qu'il en sort 15 par semaine ? Stop à la médiocrité.
mariealbertfr
mariealbertfr

7 abonnés 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2024
Ce film est sublime. J'ai adoré. L'actrice Charlotte Le Bon est exceptionnelle. La fin est arrivée trop vite. Je veux connaître la suite de la vie de Niki de Saint Phalle !
Fabien B.
Fabien B.

12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2024
Alors pour ne pas frustrer ceux qui vont aller le voir, c’est un biopic très bon mais vous ne verrez à aucun moment une seule des œuvres d’art de Niki, soit c’est un parti prix vu qu’il n’y a pas peut être pas d’œuvre disponible avant qu’elle soit connu ou bien une question de droits. Ma frustration était présente pour ce point mais au final donne envie de se renseigner beaucoup plus après.
Rodolphe h
Rodolphe h

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2024
Que l'on ne voit pas les œuvres de Niki n'est finalement pas gênant puisque que nous avons ses œuvres en tête ou il suffit d'aller sur google pour les voir. En revanche ce qui est intéressant c'est le parcours intérieur de cette grande artiste qu'est Niki de Saint Phalle. Son trauma est très bien décrit. J'ai trouvé que c'était un très bon film .
Enfin, membres de l'académie, donnez un César à Charlotte Lebon pour cette prestation de haut vol!
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 octobre 2024
Fille d’un père français descendant d’une longue lignée aristocratique et d’une mère américaine, Catherine dite Niki de Saint-Phalle (Charlotte Le Bon) naît en 1930 à Neuilly-sur-Seine, grandit aux Etats-Unis, s’y marie à Harry Matthews (John Robinson), un poète, revient s’installer en France, avec son mari et sa fille Laura née en 1951, et y travaille comme mannequin. Elle traverse en 1953 un grave épisode dépressif, est internée dans un asile psychiatre et retrouve son équilibre mental grâce à la pratique de l’art. Bientôt séparée de son époux, elle s’installe à Paris dans une colonie d’artistes impasse Ronsin dans le 15ème arrondissement. Elle y rencontre Jean Tinguely (Damien Bonnard) et y monte ses premières performances qui la rendront bientôt célèbre.

Le pitch que je viens d’écrire ressemble-t-il à une notice Wikipédia ? La faute à la forme très classique de ce biopic qui raconte entre 1950 et 1960 les dix années de formation de Niki Matthews, qui reprendra son nom de jeune fille après son divorce.

Sa réalisatrice est bien connue. Il s’agit de Céline Sallette, qui signe son tout premier film, après une quarantaine de films devant la caméra, au cinéma ("L’Apollonide", "Rouge", "Mais vous êtes fous"…) ou à la télévision ("L’Ecole du pouvoir", "Vernon Subutex"). Il a été présenté à Cannes dans la section "Un certain regard", mais en est reparti bredouille.

Il est certes sublimé par l'interprétation impeccable de Charlotte Le Bon dont la beauté frêle, la fragilité gracile, les yeux immenses dans le visage en triangle font merveille. Mais cette qualité mise à part, "Niki" est bien fade. Il souffre d'un handicap rédhibitoire : la production n'a pas obtenu les droits de montrer l'oeuvre de Niki de Sainte-Phalle dont nous ne verrons rien sinon l'effet qu'elle produit sur les personnages qui la contemplent.

Sorti la même semaine que "Lee Miller", "Niki" lui ressemble caricaturalement : le même genre, le biopic, quasiment la même époque et les mêmes décors (la première scène de "Lee Miller", sur les bords de la Méditerranée, aurait pu être glissée à l’identique dans "Niki"), la même héroïne féminine en butte au patriarcat de l’époque qui parvient non sans mal à s’affirmer grâce à son art.
Comme Lee Miller, Nikki de Saint-Phalle a été violée par son père dans son enfance et a porté toute sa vie durant ce lourd secret avant d’en faire l’aveu tardif. Ce viol l’a durablement traumatisée – comme il avait traumatisée la photographe américaine. Mais on a l’impression désagréable que l’évocation parfois complaisante de ces agressions sexuelles est devenue le passage obligé de toute biographie qui se respecte. Comme si c’était devenue une condition nécessaire sinon suffisante à la reconnaissance du statut d’artiste et à la réalisation d’un biopic.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2024
Il y quelques semaines, pour Le Fil (D. Auteuil) et le Procès du chien (L. Dosch), j'écrivais que je n'aimais généralement pas les films réalisés par des acteurs/actrices.

Il y a quelques jours, j'écrivais, à propos de Lee Miller, que je n'étais généralement pas fan des biopics.

Et puis Céline Sallette.

Cette actrice que je suis et que j'apprécie depuis L'Apollonide et la série Les Revenants me fait mentir en me faisant aimer un biopic réalisé par une actrice.

Il faut dire qu'en choisissant un angle bien spécifique (la santé mentale de la créatrice suite aux abus sexuels dont elle a été victime), l'actrice/réalisatrice ne tombe pas dans le piège du biopic "Wikipedia" et décide de ne couvrir qu'une partie de la vie de Niki de Saint-Phalle, celle de l'éclosion de l'artiste.

Il est évidemment très frustrant de ne voir aucune oeuvre de l'artiste à l'écran. Mais d'un problème lié à une question de droits, Céline Sallette parvient à faire de cette contrainte une force en amenant le spectateur à ne se concentrer que sur l'artiste et non sur son oeuvre.

Pour un premier film, elle multiplie les bonnes idées de réalisation. En plaçant sa caméra à la place ou derrière les oeuvres qu'elle ne peut pas montrer, elle offre un regard assez novateur sur le processus artistique de création. Elle parvient également à utiliser le split screen avec beaucoup d'intelligence, ce qui n'est généralement pas chose aisée.

Il est aussi bien difficile de ne pas être captivé par la prestation de Charlotte Le Bon. Il ne serait d'ailleurs pas étonnant de la voir, elle aussi, nommée aux prochains César. Très investie, elle incarne en effet avec beaucoup d'intensité et de sensibilité les tourments de son héroïne.

En lutte permanente contre ses démons intérieurs, c'est dans ses souffrances, qu'elle devra apprendre à dompter petit à petit, que l'artiste puisera sa force de création.

Le film se termine en effet sur la naissance d'une grande artiste mais aussi celle d'une réalisatrice à l'avenir très prometteur !

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Edith Bigallet
Edith Bigallet

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 octobre 2024
Superficiel ;à côté du sujet ! Cliché . On a l’impression que Nikki est psychopathe . Pas un seul rapport aux œuvres qu’on ne voit jamais dans le film…!!
Gweigory
Gweigory

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2024
Magnifique c’est vraiment le mot qui me vient en repensant à ce que j’ai vu. Il y a tellement de choses dans ce film, le tourbillon du processus artistique, la souffrance due au trauma insoutenable, des images qui restent comme ce kaléidoscope, on est au plus près du personnage de Niki, dans son intimité. On suit un rythme très particulier, où on s’arrête avec Niki pendant de longs moments pour des introspections sur des moments clés de son parcours intime, et où on passe parfois rapidement d’une scène à l’autre et d’une période à une autre presque sans transition (tiens, ses cheveux sont plus courts!) ce qui donne un sentiment très agréable d’avancer de manière franche et décidée et de ne pas se perdre dans les détails inutiles. De toutes petites choses aussi, très délicates, comme dans les expressions de jeu des acteur/trice de Niki ou de Tinguely, ou très impactantes, comme ce premier splitscreen entre Niki enfant punie dans la cuisine et ses parents dans la salle à manger, qui font cette force et cette beauté du film. La réalisatrice assume un regard de femme sur une femme qui est confrontée aux mêmes violences que tant d’autres femmes, et distilles des coups de pinceaux de féminisme de manière simple et sans lourdeur militante. C’est tellement nécessaire et ça fait tellement du bien. Et bien sûr la performance de Charlotte Le Bon qui porte le personnage est époustouflante. Bravo !
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