Que se passe-t-il lorsque les personnages principaux sont antipathiques, que les acteurs passent leur temps à hurler à défaut d'avoir de bons dialogues et que tous les clichés additionnés aux incohérences scénaristiques s'accumulent ? Apparemment c'est un bon film pour beaucoup de gens. Qui parmi eux ont déjà vu un vrai bon film ? C'est ennuyeux, on en sort assourdi et avec une simple envie de se gratter les bras, au cas où une araignée se serait glissée dans la manche. Jérôme Niel est beaucoup trop (involontairement) drôle pour jouer dans un film d'horreur, soit dit au passage.
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3,5
Publiée le 24 mai 2024
Kaleb est attaché à son quartier et surtout à ses habitants qui ont été là pour lui quand ça allait mal. Cependant, et sans être conscient du mal qu'il s'apprête à faire, cet amoureux des bestioles va faire rentrer le loup dans la bergerie... Pour le coup, les habitants auraient sans doute préféré des loups, car ça se reproduit moins vite... Peu importe l'absence d'originalité dans ce premier long-métrage de Sébastien Vanicek, c'est difficile de bouder son plaisir devant un bon film de genre français et "Vermines" en est un. Que l'on soit arachnophobe ou pas, le réalisateur arrive à créer le malaise, le dégoût et la crainte face à ces araignées qui se multiplient à un rythme alarmant. L'ambiance claustrophobique dans cet environnement hostile fonctionne bien. Toutes les scènes avec les araignées sont efficaces, mais elles ne sont pas assez nombreuses à mon goût... Oui, elles sont absolument de partout, ce qui participe au côté anxiogène de l'histoire, mais ça manque de "confrontations". Un détail, car "Vermines" est un film à la fois stressant, amusant, intense et haletant jusqu'au bout.
Prendre un sujet basique qui peut faire peur à tout le monde pour en faire un film d’horreur, c’est du génie ! J’ai énormément aimé l’approche par rapport aux araignées qui finalement ne faisaient qu’étendre leur territoire. Certains plans sont vraiment très bien mis en scène et filmé. La tension est palpable tout le long. Point bonus pour l’affiche du film qui est l’une des meilleures de 2023.
Lieu principal assez exceptionnel : une tour HLM à Noisy le Grand appelée "Arènes de Picasso". En cohérence la bande son est clafie de raps agressifs, le langage fleuri de la cité lui aussi nous agresse et nous fatigue un peu quand même avec cette caricature de jeunes de banlieue "bas de plafond". Et nos araignées sont redoutables car elles prolifèrent pour se défendre et grossissent exagérément... Heureusement tout le monde peut mettre des capuches pour se protéger. Alors il y a la scène gênante des policiers qui assaillent sans ménagement les rescapés : critique sociale trop décalée à mon goût. Mais on se souviendra longtemps des scènes d'infestation ou d'envahissement des corps de ces malheureux malchanceux... Merci pour ces frissons!
Voilà un réalisateur à suivre. S'attaquer au film d'horreur d'araignées était osé mais il réussit à s'imposer dans ce genre sous exploité (le meilleur étant un téléfilm moyen des années 90, Arachnophobie). Difficile de tenir le temps d'un long métrage avec ce concept, d'où certaines longueurs. L'expérience est cependant réussie avec de très bonnes idées comme de situer l'histoire dans une HLM mal entretenue, l'utilisation de la lumière spoiler: (qui bloque les araignées) , l'hostilité des forces de l'ordre, les personnages qui ralentissent le groupe (peur légitime, spoiler: ou refus d'abandonner un proche pourtant condamné ) .
Un film d'horreur pas terrible et qui est plutôt instrumentalisé pour dénoncer les violences policières. Je pense qu'il aurait fallu faire un film entièrement consacré à ce sujet, plutôt que de se servir des araignées comme prétexte.
Malheureusement quand toutes les phrases se ponctuent par "wesh" ou "c'est comment", difficile d'accorder quelconque crédibilité à ce film qui est mis à part ce désagrément de vocabulaire, très tres très moyen. Dommage
Assez efficace dans sa narration, malgré certaines scènes trop longues (scène du parking), l'absurdité du développement incroyablement rapide des araignées (de la taille d'un chien pour la scène finale, faut pas abuser) ou de leur comportement (pourquoi s'immobilisent-elles tout à coup face aux lampes), et une fin bâclée.