Vermine commence avec une introduction mystérieuse dans le désert présentant les araignées et leur nocivité, retirées de leur milieu naturel par des braconniers. Des plans nerveux, avec une bande originale de rap urbain, nous montrent leur parcours jusqu'en France.
En effet, le film se déroule à Noisy-le-Grand, où nous découvrons Kaleb, un jeune s'en sortant en vendant des chaussures, présenté comme nerveux mais qui, derrière sa carapace, a une passion pour les insectes et les animaux exotiques qu'il chouchoute, ce qui va l'amener à acheter cette fameuse araignée.
Tous les personnages nous sont introduits à travers une fête de départ chez une voisine dans une ambiance de quartier conviviale, marquant le calme avant la tempête, le temps de développer les personnages. Cependant, Kaleb entretient des relations tumultueuses avec ses proches : Manon, sa sœur, notamment à cause de l'héritage de leur mère, Mathis, interprété de manière surprenante par l'excellent Jérôme Niel, ami comique voleur de vélo, Lila et son copain Jordy, ce dernier ayant une haine profonde l'un envers l'autre depuis des années avec Kaleb après avoir été pourtant amis.
Le film est marqué par les disputes, les personnages n'arrivant pas à se parler calmement. Bref, tout dégénère lorsque la fameuse araignée s'échappe et cause la première mort, forçant la police à intervenir, ayant un rôle crucial pour la suite.
On suit donc Kaleb et ses proches peu à peu se rendre compte de la gravité de la situation et se lancer dans une mission de survie. Cela devient un huis clos et nous sommes enfermés comme les personnages dans ce bâtiment. La situation déborde très vite : les araignées se multiplient, les forçant à quitter le bâtiment à tout prix.
C'est vraiment horrifique car, en plus de cette peur des araignées, on éprouve aussi de la claustrophobie : les espaces se referment de plus en plus sous les toiles, écrasant les personnages, comme illustré à travers le travelling autour du long corridor plein de toiles et d'araignées.
C'est vraiment haletant, on se demande comment ce groupe va s'en sortir. Dans cette situation difficile, les personnages doivent prendre leurs responsabilités, comme Kaleb voulant prévenir le voisinage en vain , ils vont être forcés, dans cette adversité, à évoluer.
Les relations qui au début étaient fragiles se solidifient, les histoires de conflits sont balayées et du regret émane de tout ça. Surtout qu'ils font face à une autre menace, la police. En effet, la police est débordée par la situation. Pour ne pas répandre le phénomène, elle confine le bâtiment, condamnant les habitants à l'intérieur comme si c'étaient eux les véritables vermines.
Cette course contre la montre s'achève donc sur le chaos avec un affrontement dans le parking entre les policiers et des araignées faisant des tailles humaines.
Malgré cette part de fantaisie, c'est toujours très réaliste avec une caméra mobile nous immergeant pleinement dans l'action. Même si l'on n'est pas arachnophobe, c'est un véritable cauchemar auquel personne ne voudrait être confronté.