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Karine Smagghe
4 critiques
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1,0
Publiée le 22 décembre 2024
Sincèrement je m'attendais à plus d'accroches dans ce film vu ce qu'il en était dit. Beaucoup de longueurs , de " platitude" . Les dialogues sont pauvres .
Certes les sentiments d'amitié , d'amour viennent par moment nous réveiller ...mais sincèrement je me demande quel est l'intérêt de ce film . De plus la situation de Totonne est irréaliste : vivre avec sa sœur ...sans ressource ... Très peu plausible.
Bof bof bien déçue ...tout comme la fin . Ça s'arrête d'un seul coup ...sur rien . Aucun dénouement ...
Les critiques sont dithyrambiques. Mais ceux qui les ont rédigées, ont-ils vu le film? Je ne pense pas! Si le but est de lancer une jeune réalisatrice du terroir, c'est plutôt louable. Mais c'est aussi prendre les spectateurs pour des imbéciles. A moins qu'ils n'aient jamais vu de vaches de leur vie et qu'ils découvrent la vie à la campagne ?? mais quelle campagne? celle du siècle dernier? Moi qui suis du Jura, j'ai honte pour mon pays de le voir si mal filmé et réduit à des clichés réducteurs et d'un autre temps. On s'ennuie ferme et on se demande ou la réalisatrice veut en venir. Tout sonne faux ,rien ne tient la route. Passez votre chemin et surtout ne gaspillez pas votre argent ....
Ce film ne correspond en rien à cette ancienne expression d’acclamation populaire qu’est le titre. Je m’attendais à une belle histoire et à une certaine originalité, mais rien de cela. C’est maigre, sans saveur, des scènes irréalistes, inutiles et mal filmées. Le « Comté » n’a même pas été mis à l’honneur. Tout est médiocre, insipide, montrant une bien triste, voire dégradante, image du milieu rural. Je me suis rapidement ennuyé… Une notation trompeuse qui ne reflète pas la réalité. L’Art est exigeant pour se faire apprécier.
Qu'est ce qu'on peut trouver d'extraordinaire à ce film? il donne une très mauvaise image de la communauté agricole : boissons, beuveries, troussages de filles faciles, vols entre agriculteurs. Les deux jeunes acteurs principaux font pitié dans leusr rôles d'agriculteurs. On ne parle pas du rôle des SAFER en cas de décès d'un agriculteur.
Ah oui bon "documentaire" pour les critiques qui n'ont jamais quitté Paris et pensent que le fromage sort tout droit de chez Casino. Les vaches quoi, sans blague, ça existe ?? Bref, accumulé de clichés, un gars qui se démonte tout le temps.... quelle "immersion" dans le milieu des "paysans", quelle honte surtout pour les paysans, et je suis jurassienne !!!!! Sans parler de l'accent très clairement exagéré... Sortez de Paris et arrêtez de prendre les campagnards pour des débiles...
Ai vu « Vingt Dieux » premier film de Louise Courvoisier qui a été présenté au Festival de Cannes dans la Sélection « Un certain regard » et a obtenu le Prix Jean Vigo qui distingue une indépendance d’esprit et qui remarque un auteur d’avenir. Quel bonheur que de découvrir une nouvelle réalisatrice avec un univers cinématographique et de qui l’on a de suite envie de suivre le travail sur le long terme. Louise Courvoisier est née dans le Jura, y habite dans la ferme familiale, filme et vit sa région. Nous découvrons un Jura resplendissant de verdure et vallonné qui est filmé comme les grands paysages de l’Ouest Américain qui sont tout le contraire. « Vingt Dieux » est un « Juraern » comme on dit Western. Les chevaux sont maintenant des mobylettes, la quête de l’or spoiler: celle du lait fermierspoiler: , les saloons des rallyes automobiles… Nous suivons les aventures de Totone (extraordinaire Clément Faveau aux allures de Rod Paradot) qui vit seul avec sa petite soeur Claire (hypnotique Luna Garret) spoiler: suite au décès de leur pèrespoiler: . Il oublie sa détresse et sa précarité dans l’alcool avec ses copains, jusqu’au jour où lui vient le rêve de gagner 30 000 euros en produisant le meilleur fromage de la région. Rêve idéaliste et fou mais Totone est volontaire et les yeux d’adultes de sa petite soeur lui donnent la croyance qu’il n’a pas toujours en lui. Jamais misérabiliste, utopiste, le scénario est d’une belle justesse et nous tient en haleine comme une production de John Ford. Le travail est pénible, les premiers baisers rugueux, les gestes d’amitié maladroits, le réalisme devient poésie… il y a du Pialat dans ce magnifique « Vingt Dieux » qui se sont penchés sur le berceau de Louise Courvoisier qui sait cadrer et manier sa caméra à la perfection. Une vraie proposition de mise en scène, une photographie étonnante jamais crue ni filtrée, un montage tonique, une très belle musique (composée par le père et la soeur de la réalisatrice) faite de percussions corporelles et de voix. « Vingt Dieux » m’a transporté et ému. Le casting est l’autre très grande puissance de ce film plein de vie. Tous les jeunes acteurs sont non professionnels mais ont une puissance de jeu à la Sandrine Bonnaire, Benoit Magimel, Sophie Marceau, Béatrice Dalle lors de leur premier film. Louise Courvoisier propose un cinéma terrien, cartésien, humaniste, réaliste sans oublier de faire de l’Art. Du grand Art !
Formidable film plein de fraîcheur et de vérité. La jeune cinéaste Louise Courvoisier filme le Jura, la jeunesse, dans une histoire à la fois inquiète et plein d'espoir. Comment, a la suite du deces de son père, une jeune garçon va tenter de s'en sortir en s'attelant a la confection du Comté. Le trait de la caméra est fin, naturaliste, précis avec des acteurs non professionnels. Elle regarde ses personnages avec un regard parfois sévère, dans un monde où la violence existe, mais le plus souvent avec tendresse. Il y a quelque chose de Pialat dans cette œuvre.Ce n'est pas un mince compliment. On pourra peut-être lui reprocher une gestion des ellipses un peu hasardeuse mais c'est un grand film
Le sujet, l'esprit et la dynamique de ce premier long-métrage évoquent certaines comédies dramatiques de Ken Loach, notamment La Part des anges. Si la réalisatrice Louise Courvoisier s'inscrit dans un courant classique de réalisme, sans le transcender, si son scénario reste assez prévisible, avec une scène finale qui aurait pu être mieux amenée, l'ensemble se tient bien néanmoins. Et ce, grâce à un regard humble, jamais condescendant, sur un territoire (la campagne jurassienne) et ses habitants. Grâce à un style simple et direct, une sensibilité à la fois brute et tendre, qui refuse le pathos. Grâce, enfin, à la belle énergie diffusée par des interprètes non professionnels, très "nature", très spontanés. Résultat sympathique et touchant.
Un peu trop d'enthousiasme de la critique pour un film certes sympathique et bien fait mais au scénario peu développé et souvent sommaire dans les analyses psychologiques de la jeunesse en monde rural. Reste un bon rythme et une qualité cinématographique certaine.
En quoi être joué par des amateurs nécessiterait de la complaisance ? Ils font du mieux qu’ils peuvent mais bien sûr ça sonne faux Étrange cette absence quasi totale de sentiments … les paysans st aussi capables de sentiments
Totone est entre l'adolescence et l'âge adulte dans un village français rural, enchaînant les soirées alcoolisées et essayant de séduire les filles. Ayant honte de son père bourré à une fête de village, il le conduit à sa voiture et l'intime de rentrer chez eux. C'est alors que le drame arrive. Totone entre brutalement dans le monde des responsabilités notamment envers sa petite soeur.
spoiler: Vingt-Dieux est un de ces nombreux films prenant place dans le secteur de l'agriculture française. Cette fois, on est plongés dans une ruralité très marquée au niveau de l'accent, des quotidiens, des perspectives des jeunes. J'ai aimé le côté ambivalent de Totone, antihéros qui fait tous les mauvais choix possibles mais pour lequel on développe un attachement malgré tout. Le décalage entre ses ambitions et la réalité très administrative du concours est touchante. Le développement du lien fraternel est traité très joliment, ainsi que la naissance d'une relation sur fond de mensonges et de vol. Juste un petit doute sur le réalisme de l'ultra violence de tous les personnages masculins.
Vu en avant première! Superbe de délicatesse et de justesse! J'ai beaucoup aimé le traitement de la vie à la campagne française où je me suis reconnu dans plusieurs scènes, je suis fan de l'accent franc comtois! Sans spoiler, pour moi ce film est très similaire au film de Ken Loach "La part des anges" qui m'avait aussi marqué. Traitement social très juste et beau, plein de drôlerie, de solidarité, d'amour et d'amitié, plein de positivité malgré la vie vraiment pas simple des protagonistes et en particulier de Totone. Il en ressort de belles émotions et un super moment de cinéma! Par rapport au réalisateur anglais, j'ai l'impression que l'on ressent un peu plus d'élan et d'enthousiasme, sûrement le côté circassien de la famille de la réalisatrice qui est présente en force à toutes les lignes du générique! Bravo à elle pour ce super travail, en lui souhaitant de nouveaux films prochainement!
A part la bande son -d'où la demie etoile - tout m'a énervée dans ce film. Les invraisemblances dans les situations d'abord. Même dans les campagnes les reculées il existe des assistantes sociales pour s'occuper d'une gamine orpheline, et surtout même le plus imprudent des patrons ne laissera pas un jeune sans permis poids lourd conduire un camion. Quelle image la réalisatrice veut elle donner des jeunes agriculteurs ? Buveurs, bagarreur, voleurs, rustre... Et ça marche, tellement les spectateurs ont déjà, sans doute, cette image dans la tête !...
Inséparable de ses deux fidèles amis, Jean-Yves et Francis, Anthony, surnommé Totone, fait les quatre cents coups dans son Jura natal. Mais la dure réalité s’impose à lui quand son père meurt brutalement, lui laissant sa ferme, ses dettes et sa petite sœur de sept ans à peine. Pour se renflouer, Totone décide de participer au concours du Comté d’or. Seul problème : il ne connaît rien à la confection du fromage.
J’avais quelques préventions à l’égard de "Vingt Dieux" : je pensais en connaître par avance les enjeux (la sortie de l’adolescence d’un paysan jurassien obligé de faire face à ses responsabilités après la mort de son père) et les développements (à force de débrouillardise, sa victoire aux comices agricoles et le renflouement de son exploitation). Les prestigieuses récompenses qui l’auréolaient – prix de la jeunesse au dernier festival de Cannes, meilleur film au festival d’Angoulême, prix Jean-Vigo 2024 – n’avaient pas suffi à infléchir mes préjugés.
Sans doute "Vingt Dieux" contient-il quelques maladresses et quelques passages obligés. Une amie qui connaît mieux la ruralité que moi me pointait quelques incohérences : Marie-Lise ne vivrait pas seule dans une ferme sans un chien par exemple. Il serait bien indulgent d’affirmer que Vingt Dieux révolutionne à lui seul le coming of age movie. Il n’en comporte pas moins trois ou quatre éléments qui en font selon moi le meilleur film sinon du mois du moins de la semaine.
"Vingt Dieux" participe d’un mouvement cinématographique typiquement français qui utilise le monde rural et les agriculteurs comme un sujet de cinéma à part entière. On ne filmait plus guère la campagne dans les années 80 ou 90 – sinon avec "Le Grand Chemin". On la filme de plus en plus dans les années 2010, 2020. Le succès public et critique emporté par "Petit Paysan en est la preuve. Mais il n’est pas le seul : "La Famille Bélier", "Au nom de la terre" avec Guillaume Canet, "La Terre des hommes", etc. Il louche du côté du documentaire, nous enseignant par le menu (si j’ose dire) les différentes étapes de la fabrication et de l’affinage du Comté. Il évoque aussi le monde étonnant des courses de stock-cars.
"Vingt Dieux" raconte l’éveil à l’amour de Totone avec Marie-Lise. Ce personnage est étonnant. Il est interprété par une actrice amatrice, agricultrice de profession. Il nous renvoie une image de la féminité différente des canons dans lesquels elle est usuellement enfermée : sans coquetterie, avare de mots, vivant à la dure, Marie-Lise a peut-être des sentiments pour Totone mais les exprime avec une retenue qu’on n’a pas l’habitude de voir au cinéma.
Enfin, le scénario de "Vingt Dieux" nous révèle des surprises. Il ne nous raconte pas l’histoire qu’on avait imaginée et le dénouement qu’on avait pronostiqué. Il en raconte un autre, imprévisible et pour autant parfaitement crédible.