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Clojal
1 critique
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1,0
Publiée le 28 décembre 2024
Franc comtoise j avais envie de voir ce film...pour les paysages jurassien? Il y en a très peu...l histoire? il y en a très peu...la vraisemblance de l histoire ? il n y en a pas... Je me suis ennuyée
En tant que Jurassien pur et dur, je me devais d'aller voir ce film. J'ai mis cinq étoiles car sur l'ensemble de l'histoire, je suis très satisfait et je retrouve bien cette ambiance que j'ai connue quand moi-même j'avais 18 ans (il y a longtemps maintenant !!!) Un petit bémol quand même. On a l'impression que le milieu agricole d'ici n'est qu'une bande de ploucs abreuvés de rouge et de bière. L'histoire de la fabrication du Comté avec du lait volé fait quand même sourire. Je connais personnellement l'acteur qui joue le rôle du fromager et qui passe pour un ours alors que dans la réalité, le plus chic type que je connaisse. Bon film à voir sans se poser trop de questions.
il y a de l'hallucination collective? même en téléfilm je n'aurais pas regardé. 20 première minutes absolument vides. j'ai failli partir. tout est a refaire. la famille ? aucune scène ne la montre. le paysage magnifique ? rien de mieux qu'une caméra tremblante.
Film hyper décevant, vulgaire , on ne peut imaginer un tel monde agricole, je m'attendais à autre chose alors qu'on parle si peu de cette belle région qu'est le Jura autour de moi la déception était palpable dans la salle
Film (encore sur la jeunesse ) et toujours les mêmes types de scènes : moto , beuverie , soirée dansantes , quel manque d originalité et d audace des scénaristes ...Des invraisemblances , des scènes qui se traînent , j' ai failli quitter la salle des la première demi heure .. Des jeunes livrés à eux mêmes, pas crédibles des scènes qui remplissent le film (moto, course de voitures, etc) ...bref où est le chef d' oeuvre des critiques dithyrambiques ?
La scène générique annonçait une réalisation maîtrisée et vain diou, on n'est pas déçu ! Encore un film français formidable en cette fin d'année et à qui je parie un grand succès tant c'est un spectacle rafraîchissant, humain, drôle et bougrement émouvant. Le plus étonnant est d'apprendre que tous ces formidables acteurs sont des amateurs qui jouent pour la première fois : les professionnels ont du souci à se faire ! A voir d'urgence.
Malgré une intention louable de dépeindre le monde agricole rural contemporain, ce film s'effondre sous le poids de son scénario incohérent et mal construit. Si je suis particulièrement attaché à cet univers dont je suis issu, la représentation proposée ici frôle le mepris. Le récit manque cruellement de liant et semble ignorer les dynamiques humaines et sociales fondamentales qui animent le milieu agricole, notamment en cas de crise. Où sont la solidarité humaine et agricole, les figures incontournables comme le Maire et son conseil municipal ou les services sociaux, qui savent être présents dans ces moments ? Et que dire du professionnalisme inexistant d'un patron de fruitière, prêt à confier une tâche aussi cruciale que la collecte de lait à un jeune sans permis deconduire ? Loin de refléter la réalité actuelle, le film semble s'accrocher à une vision dépassée, rappelant davantage une caricature des années 70 qu'une peinture fidèle du présent. Ce décalage finit par être non seulement irritant, mais aussi presque méprisant envers ceux qu’il prétend représenter.
Un pur bonheur. Du naturalisme à la française, sans leçon de morale, sans pathos. On lorgne bien sur vers Pialat , Ken Loach ou les frères Dardenne; de très belles références . Mais le film possède son propre style, et surtout une bonne dose d’humour qui nous conquiert très.vite. Jamais le « folklore » local ne prend le pas sur le regard humaniste de la réalisatrice Bravo à elle et a ses interprètes non professionnels extraordinaires. Mention spéciale à la professeur bilingue de fabrication de fromage ! Car oui, en plus et pour le même prix, vous apprendrez à faire du comté et même à aider une vache à mettre un veau au monde.
Film magnifique de pudeur et de sensibilité. Ce jeune homme qui s'engage totalement avec naïveté mais avec détermination dans ce concours est touchant. L'interpretation est touchante sans exagération. Il se dégage une joie de vivre vivifiante dans ce contexte général très déprimant.
Très beau film. Interprété par des acteurs non professionnels, on suit avec grand plaisir l'évolution du héros avec les responsabilités d'adulte qui lui tombent dessus. Une belle découverte, AvtP Rouen 11.10.24
Beaucoup de talents dans ce premier film, de comédiens non professionnels très touchants, c'est tellement rafraichissant de découvrir un personnage avec un nouveau comédien, sans le biais de l'avoir vu dans des tas de films, arborant toujours le même jeu. Très belle mise en scène, écriture juste pathos évité, c'est le coup de coeur cette année.
Nul ! pas crédible tant sur plan professionnel que familial. Un film qui dessert la profession....de plus avec vulgarité. Je ne comprend pas les critiques dithyrambiques de la presse et des spectateurs...
Pour son premier long-métrage, Louise Courvoisier réussit non pas un tour de force, mais à coup sûr le triple pari d’un western rural, d’un récit d’émancipation et d’initiation, et enfin d’une chronique sociale dans le milieu des éleveurs jurassiens et des fabricants de Comté. Si Vingt Dieux s’inscrit dans le réel par quelques séquences proches du documentaire (le vêlage d’une vache, par exemple), il repose d’abord sur une fiction, celle de l’histoire du jeune Anthony, dit Totone, et de sa petite sœur Claire livrés à eux-mêmes après la mort accidentelle de leur père. Face à la situation d’une grande précarité, Totone a l'idée de gagner le prochain concours du meilleur fromage et d’empocher 30000 euros au passage. Le scénario somme toute prévisible n’est pas l’atout majeur de Vingt Dieux qui heureusement en compte beaucoup d’autres. D’abord une direction impeccable de comédiens tous amateurs dans des scènes parfois audacieuses, qui montrent des corps différents ou inhabituels au cinéma. Ensuite, sur le même registre de l’inédit, l’ancrage dans un territoire très rural, loin des villes, que connaît bien la jeune cinéaste. Les bals et les foires constituent la distraction principale des habitants. Elle les regarde toujours avec tendresse et sans jugements, refusant tout misérabilisme et captant au contraire la fierté d’une activité pourtant rude et ingrate. Vingt Dieux est d’abord une belle ode à la jeunesse pleine de ressources, qui ne veut pas s’apitoyer sur son sort comme Marie-Lise l’éleveuse, brute de décoffrage, que rencontre Anthony. Drôle et touchant, Vingt Dieux respecte et magnifie aussi ses personnages en les mettant en scène en plans larges sur fond de paysages de montagnes et de vallées, révélant du coup la singularité et la bienveillance d’une cinéaste en devenir.