7262 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
617 critiques spectateurs
5
73 critiques
4
227 critiques
3
188 critiques
2
80 critiques
1
28 critiques
0
21 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Ça tourne
40 abonnés
56 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 22 décembre 2024
Un bon premier film qui donne à voir les qualités cinématographiques de Louise Courvoisier. Les personnages sont traitées avec sensibilité et justesse. La trame de l'intrigue est cohérente. On aurait tout de même apprécié un peu moins de naïveté et plus d'audace dans certains plans.
J'ai beaucoup aimé cette comédie aigre-douce aux accents de réalisme social filmée dans le Jura et qui met en scène d'excellents acteurs débutants ou non-professionnels
Les plans de ce films sont souvent ingénieux et créateurs. Une tension et une émotion surgissent. Les acteurs sont bien dirigés, très bon premier film de cette réalisatrice !
Un portrait réussi et original de la jeunesse rural, au pays du comté. Entre drame social et comédie rurale. Les acteurs amateurs sont excellents notamment Clément Faveau.
Par un sale coup du destin un jeune jurassien se retrouve contraint de s’occuper de sa petite sœur et décide de se présenter au concours du meilleur Comté. Alors qu’il s’y connaît plus en levure qu’en pressure. Très joli film régionaliste tourné par une réalisatrice et des acteurs du (lait) cru, Totone avec l’argent gagnée pour sa prestation a pu s’acheter une exploitation. Le réalisme est absolu, la campagne sublimée par une enfant du pays et l’histoire touche à l’universel, que demander de plus?
Après le magnifique « Leurs enfants après eux » et avant les tout aussi beaux « La Pampa » et « Lads » (selon leur date de sortie en France), voici encore un nouvel exemple de cinéma français réussi qui pose sa caméra au fin fond de la campagne hexagonale. Cette fois-ci, ce n’est pas les plaines désindustrialisées de l’Est, les terres angevines ou la campagne frontalière du Nord de la France mais le Jura qui servira de cadre à « Vingt Dieux ». Et le Jura très profond, agricole et purement campagnard. Un décor que l’on voit très peu sur nos écrans et qui va se positionner comme l’écrin parfait à cette chronique adolescente entre gravité et légèreté adoptant le schéma du récit initiatique. C’est encore une fois un premier long-métrage (si l’on excepte celui des frères Bourkhema), preuve que la jeune garde du cinéma français aime à retourner dans cette France oubliée ou moins mise en valeur dans les salles qui lui inspire vraiment de belles œuvres, autres que celles alarmistes sur sa disparition.
Ici l’histoire est assez anodine et c’est davantage le cadre et ceux qui y évoluent qui attirent notre regard et aiguisent nos sens. On entre tellement en immersion au sein de ces terres campagnardes que l’on pourrait presque sentir l’odeur du foin et du purin. Louise Courvoisier vient de la région et cela se sent dans sa manière naturaliste et minérale de la filmer. Elle en est amoureuse et nous donne envie d’aller y poser les pieds pour un séjour bucolique loin du stress de la ville. Bien sûr le constat n’est pas idyllique mais pas non plus sombre, juste proche du réel. L’agriculture est montrée dans toute sa beauté comme sa complexité sans pour autant avoir un discours pessimiste sur la dure vie d’agriculteur puisque ce n’est pas le sujet du film. La confection du fromage, le fameux Comté, qui fait la fierté de la région est également présentée sous toutes les coutures faisant parfois ressembler « Vingt Dieux » à un documentaire de France 3 Régions le temps de quelques séquences.
Et que dire de tous ces acteurs non professionnels au naturel désarmant. Un vrai casting de gueules du cru parfaitement choisi et qui semble à l’aise devant la caméra. Comme si tous rejouaient leur propre vie pour le film. Le rôle principal tenu par Clément Faveau est une nouvelle sacrée découverte, brute et pure, qui par son énergie et sa détermination illumine le film. C’est parfois mignon (les scènes de drague entre le jeune garçon et l’agricultrice ou celles avec sa jeune sœur espiègle), tantôt dur (les règlements de compte), drôle à d’autres occasions (les répliques labelisées 100% patois du cru) mais aussi émouvant (la mort du père). C’est la vie en somme. Celle des petites gens des campagnes et sans jugement mais plutôt avec admiration sans que celle-ci soit béate. Alors on pardonne un script limité et quelques maladresses propres aux premiers films pour profiter de ce petit moment hors du temps qui fait du bien.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Ce premier long métrage de cette réalisatrice est bien maitrisé tant sur la réalisation que sur le scénario. Le film raconte les galères d’un très jeune fils d’agriculteur qui à la suite du décès de son pére doit gérer seul sa jeune soeur et trouver les moyens de vivre. Pour cela il doit lui même se remettre en cause. La réalisatrice a bien su montrer la vie sociologique de ces campagnes avec des dialogues assez percutants parfois. Tourné dans le Doubs, on peut aussi découvrir les techniques de fabrication du fromage de Comté qui tient une place importante dans ce film. Les jeunes acteurs inconnus sont remarquables de naturel et sont très efficaces dans leur rôle respectif.
Bernard CORIC
(film visionné le 19/09/2024 au Studio MARBEUF a PARIS)
Film très sympathique je connaissais pas les acteurs c'est une très bonne surprise car ils jouent bien ça nous permet de voir comment les métiers sont difficiles dans le milieu agricole sinon l'acteur principal est attachant surtout la complicité qu'il a avec ça petite sœur les autres acteurs également sont attachants aussi je conseille ce film.
Un cinéma plus que vrai dans le milieu rural qui fait presque penser à un documentaire. Le jeune Totone est formidable de naturel et son amoureuse l'est tout autant. La recherche de la fabrication du comté pour ce jeune homme en perdition est touchante. Une de découverte qui nous plonge en immersion sur l'âpreté paysanne. A voir !
L’authenticité est la réussite de Vingt dieux. Son originalité aussi, et l’énergie que ses personnages dégagent. On ne boudera donc pas cette réalisation, même si elle peut apparaître maladroite par certains côtés : l’image est souvent très mobile et floue, le scénario - un récit initiatique aux allures de farce - est bien peu réaliste.
Totone est un antihéros : maladroit et désorienté dans sa vie, glandeur imbibé et parfois violent… Confronté à la réalité d’avoir à s’assumer, il forme avec ses amis une bande de pieds nickelés. Paradoxalement son naturel et sa résilience attirent une certaine empathie. Le scénario conte son émancipation à la vie et à l’amour, sous le regard et l’inspiration d’une petite sœur absolument craquante ! Les deux autres femmes du film sont également debout, portant leur destin avec détermination.
L’histoire n’est en fin de compte là que pour mettre en scène la jeunesse rurale et ses difficultés, la rugosité des caractères en même temps que la capacité à faire la fête, les loisirs limités à l’espace du bar local et marqués par la bière, une certaine aversion aux règles établies en même temps que la responsabilité. S’ajoutent à ce tableau la jouissance d’un bon comté et la beauté de l’environnement.
Totone, 18 ans, passe son temps à boire des bières avec ses potes dans les bals du Jura. Mais lorsque le destin le rattrape, il doit trouver un moyen de gagner de l’argent pour s’occuper de sa petite sœur de 7 ans. Il se décide alors de se lancer dans la fabrication du comté, avec l’ambition de décrocher la médaille d’or et le prix qui va avec…
Des histoires de grand frère contraint de grandir trop vite pour prendre soin de sa jeune sœur, on en a déjà vues. Mais comme on dit : « Toutes les histoires ont déjà été racontées, ce qui compte, c’est la façon de le faire. » Et c’est là que l’amour de Louise Courvoisier pour sa région du Jura fait toute la différence, car il transpire littéralement à travers le film.
Cela donne une vraie authenticité à son œuvre, sans jamais tomber dans le drame social naturaliste. Au contraire, le format cinémascope et les couleurs éclatantes apportent un côté romanesque à l’ensemble. Louise Courvoisier filme sa région natale avec un regard amoureux, une sensibilité qui se ressent à chaque instant. Chaque geste de fabrication du comté est capté avec une précision presque chorégraphique, mais sans jamais sombrer dans le documentaire.
On se retrouve donc à triple récit initiatique. Bien sûr, celui d’un jeune homme confronté à ses responsabilités d’adulte pour élever sa petite sœur. Il y a aussi un côté « film de pote », avec ces jeunes, en mode débrouille, essaient de fabriquer le fromage parfait malgré leur totale inexpérience. Mais il y a aussi cette romance délicate, où Totone découvre l’amour et le sexe grâce à une jeune fermière.
L’écriture est d’ailleurs assez maline et souvent, on semble deviner où veut aller le film, mais la réalisatrice arrive à nous surprendre en nous emmenant dans une direction inattendue.
Mais surtout, il faut parler du gros atout du film : ses acteurs. Le choix d’un casting non-professionnel est un pari risqué, mais ici, il s’avère être un coup de maître. Les acteurs jouent avec un naturel déconcertant, rendant chaque situation crédible et poignante.
Clément Faveau est clairement LA révélation du film. Il illumine l’écran par son naturel et son charisme brut. Il devrait sans difficulté se retrouver parmi les prétendants au César du meilleur espoir masculin. On espère que cette reconnaissance le poussera à mettre de côté sa carrière d’éleveur de poules pour se consacrer au cinéma, qui semble lui ouvrir un avenir des plus prometteurs.
À ses côtés, Maïwène Barthelemy incarne un personnage féminin fort dans cet univers d’hommes. Elle campe son rôle avec une assurance rare, et son duo avec Faveau fonctionne à merveille. Ensemble, ils offrent une relation à la fois touchante, drôle et pleine de maladresse.
Et enfin, il y a Luna Garret, la cerise sur le gâteau. Cette petite fille crève littéralement l’écran. Bien que son rôle soit secondaire, il est rare de voir une enfant jouer avec une telle justesse. Que ce soit à travers ses rares dialogues ou son regard, elle touche toujours juste et emporte le spectateur qui tombe instantanément sous son charme.
Avec cette ode à la jeunesse jurassienne, Louise Courvoisier signe une véritable surprise en cette fin d’année, à la fois tendre et sincère…
Je trouve que l'adjectif "rafraichissant" est souvent galvaudé, mais là, "Vingt dieux" qu'il s'applique à ce film ! Tout est juste, bien observé, truculent et authentique. Les gens y sont filmés avec respect, sans mièvrerie, sans caricature. Je suis sorti de la salle avec l'impression d'avoir assisté à la naissance d'une excellente cinéaste.