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Marie bruyas
6 critiques
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4,0
Publiée le 13 janvier 2025
Authenticité, simplicité, efficacité. Le trio gagnant! Vingt diou, ça fait du bien ce bon bol d’air frais. Un grand bravo pour l’acteur principal, qu’on espère revoir dans d’autres rôles, de la bonne graine révélée dans ce film tourné dans la campagne franc comtoise.
Authentique, sans pathos : chouette découverte avec Vingt Dieux !
J'ai beaucoup aimé l'ambiance du film : je reconnais tout a fait l'ambiance de la campagne et la vie paysanne avec les fêtes de village où tout le monde se connait, les karaokés foireux et les courses de voitures.
Les jeunes acteurs crèvent l'ecran et on se laisse vite emporter dans ce cheminement initiatique où l'on suit le personnage de Totone, qui se cherche et qui doit encaisser d'un coup pas mal de responsabilités.
J'ai beaucoup aimé le fait que le film essaie plus de nous emmener vers spoiler: l'évolution de sa relation avec sa soeur, et vers son éveil à la vie adulte plutôt que de clore le film avec sa victoire pour le concours.
Et c'est peut-être là que le film pêche un peu. Il fonctionne bien, mais sa narration est peut-être un peu trop classique : on pressent tout ce qui va se passer, jusqu'au dénouement. Cela ne dessert pas complètement le film, mais on se voit rarement surpris par les évènements.
Mis à part une petite longueur vers le milieu du film, j'ai beaucoup aimé suivre ce personnage et le voir chercher, faire des erreurs, regretter, rebondir,... grandir finalement.
Il parait que ce premier film serait très abouti, maitrisé ... ça c'est la meilleure avec un tel scénario bancal, truffé d'invraisemblances ! tout ce que je n'aime pas au cinéma. Paradoxe : la presse parisienne a adoré .. mais pas trop les gens du Jura par contre à ce que j'ai lu, vu l'image caricaturale montrée du monde paysan actuel .. Très déçu , on en voudrait presque à la réalisatrice d'avoir gâché cette histoire en or avec en plus l'atout des acteurs amateurs , pour montrer autant d'impasses et d'incohérences dans le récit. Des jeunes livrés à leur malheur, sans personne pour les aider ; comment faire marcher une exploitation seul à 18ans , avec une enfant à charge , sans aucune expérience apparemment ! Et l'école qui ne s'inquiète pas de la situation d'une enfant orpheline de 7ans .. qui fait les courses, les repas, qui trait les vaches ?... mystère. pourtant, le jeune Clément a de la présence , un vrai talent, mais comment rendre son personnage attachant quand on voit que , au lieu de chercher la solidarité de sa voisine Marie-Lise , il préfère abuser d'elle en lui volant son lait ! tout ça pour fabriquer un fromage dans le seul but de gagner 30000balles , et pas pour l'amour de l'art . Ce qui cloche dans le scénario, c'est l'impasse faite sur le milieu familial ; quid de la mère disparue ? et les rapports père-fils qui pourraient expliquer les comportements car là, on ne comprend vraiment pas pourquoi Totone ne sait pas le b à ba sur le comté alors que son père en fabriquait ! invraisemblable. Dans cette tranche de vie en terroir franc-comtois, on aurait souhaité voir un vrai attachement des jeunes à leurs racines, et avoir des projets d'avenir dans la région ,sur fond de crise agricole cela aurait du sens .. or là.. faire des courses de stock car n'aura qu'un temps ! et après ? C'est sans doute ça le message du film ..
Très, très déçu film médiocre, réalisation décevante, dialogues très pauvre. Quand aux acteurs débutants, le mieux leurs conseillers de prendre de cours.
Beaucoup de tapage pour un petit film sympathique sans plus. Long métrage typique qui ne peut que plaire aux parisiens écolos et en mal de nature et naturel. Film sauvé par ses comédiens amateurs tous très justes dans leur milieu . Le reste et bien ce n'est pas si facile que ça de faire un bon comté!
Ce premier film de la réalisatrice Louise Courvoisier est plein de fraicheur et d'authenticité, c'est un joli moment que d'assister à la projection de 'vingt dieux". La photographie, la musique, le monde rural, l'amitié, l'amour, les relations entre Totone et sa petite soeur, la fabrication du comté, tout cela est lumineux et nous va droit au coeur. Film atypique et touchant, à voir.
Téléfilm nul et particulièrementvulgaire... Truffé d' invraisemblances... J'ai beau cherché, je ne vois aucun soupçon d' intelligence dans ce film ! A déconseiller !
Un film sur lequel on peut « Comté » ! Une belle histoire simple dans la région de ce célèbre fromage qui est sans le dire au centre de l’histoire ! Les acteurs, locaux et amateurs, offrent une belle prestation. Le film est léger mais fait un bien fou ! Et puis d’un point de vue plus personnel, il me rappelle mon enfance car le Jura fut mon lieu de vacances pendant mon enfance alors forcément cela attise des souvenirs. Bref un bon petit film qui mériterait son petit succès !
Totalement surévalué par la presse, un petit film, un sujet qui aurait pu donner beaucoup plus en terme de solidité et crédibilité, avec un scénario assez faible malgré quelques bonnes idées . Un portait du monde agricole assez étrange et naïf, un réalisme qui boite un peu, deux jeunes qui apparemment n’ont aucune idee du monde dans lequel ils vivent, le garçon qui étrangement découvre tardivement la fabrication du fromage tout en ayant été élevé …dans una ferme, Quelques beaux moment, les bals du samedi soir, mais le film déçoit dans ses incohérences et faiblesses dans la narration.
Premier film réussi pour Louise Courvoisier, film tourné en Franche Comté, dans Le massif du Jura . J’ai vu mes années lycée les bals à la campagne , les bagarres , l’amitié indéfectible . Une jeunesse rurale avec une identité et une culture propre , capable d’écouter de la musique latino et de conserver le langage du cru . Très bon film .
Ce fut un bon film dans l’ensemble malgré quelques maladresse que je n’ai pas trouver très corrects. On reconnaît bien cet accent du milieu agricole. Peut être une suite ?
Vingt Dieux est le récit d’une jeunesse très peu représentée au cinéma et, disons le, plutôt méprisée. La réalisatrice Louise Courvoisier l'exprime très bien : "il n'y a pas de raison d'avoir envie de faire du cinéma quand on vient de là [...]. Il n'y a personne qui ouvre cette voie-là". L'accès à la culture et à la créativité en ruralité n'est pas soutenu.
Au cœur des collines jurassiennes, Antone, dit Totone, et sa petite sœur, Claire, perdent leur père. Le jeune adulte vend alors une bonne partie de l’équipement agricole du domaine pour subvenir à leurs besoins mais doit rapidement trouver un travail. Apprenant que le prix du concours du meilleur Comté est de 30 000€, Totone tente de fabriquer sa meule pour remporter la somme.
Vingt Dieux explore le relationnel rural avec réalisme.
Entre exploitations agricoles et stock-car, on suit Totone et sa bande dans leur quête des produits nécessaires à la confection du fromage. Il rencontre Marie-Lise, exploitante laitière indépendante et installée, travaillant 7 jours sur 7, se levant à 5h et finissant à 22. Totone obtiendra aides et conseils dans ce petit monde bienveillant et solidaire. Enfin, la petite Claire est loin d'être un fardeau.
Les comédiens pour la plupart non professionnels sont crédibles à merveille. Clément Favreau (Totone), éleveur de volaille en Saône-et-Loire, a été convaincu par Louise Courvoisier de participer au projet. Maïwène Barthélémie (Marie-Lise), a été castée dans son lycée agricole près de Vesoul et reste ouverte à d’autres tournages après cette expérience, et peut-être remportera-t-elle un César.
Le calme du Jura, les petits pâturages entourés de bois, les valons embrumés, les rives de l’Ain ensoleillées, ces endroits préservés sont à l’honneur. A noter que ces territoires entre Suisse et Bresse seront également sur grand écran dans Un Ours dans le Jura en salle en 2025.
Ce conte initiatique fait, pour moi, partie des meilleurs crus 2024, des "feel good" movies pas gnian-gnian pour autant et ouvrant une nouvelle porte sur notre propre monde.