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Kilian Wiedemann
18 critiques
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3,5
Publiée le 22 mai 2024
Un bon film français nous interrogeant sur les questions morales des animaux et sur l'égalité homme femme. Malgré un jeu d'acteur manquant d'authenticité, le film reste bien drôle et intéressant.
Intriguée par la bande annonce, j'y suis allée sans à priori et ne sachant pas grand chose. Et j'ai bien fait. C'est une jolie surprise. Le thème est barré : une avocate des causes perdues va défendre un... chien qui a mordu et défiguré une femme, et qui doit etre euthanasié. Il y a du rythme, un petit grain de folie et pas mal de second degré. On est loin du chef d'oeuvre absolu certes, mais aussi très loin de la comédie décérébrée. Plein de thèmes sous jacents comme la parité h/f, la place des animaux, des femmes, bref un film malin. Et la réalisatrice est aussi l'actrice principale, vraiment très touchante. J'ai passé un bon moment.
Premier long-métrage de Laetitia Dosch présenté à Un Certain Regard au Festival de Cannes 2024, Le Procès du Chien convoque une comédie burlesque flirtant dangereusement avec les limites du ridicule. Tiré d’un fait réel, le jugement suisse très médiatisé d’un chien qui sert plutôt de prétexte, il dresse le portrait d’une société en crise. Statut de l’animal, domestication de la nature, soumission de la femme, écologie et sécuritarisme font ainsi partie des thèmes sur lesquels Le Procès du Chien nous invite à réfléchir. Par sa pluralité de sujets un peu étouffés, son ton humoristique, parfois absurde, et ses personnages caricaturaux, le film ne convainc pas totalement mais offre un bon poil d’inventivité.
film troublant, avec un procès tourner en ridicule, des moments drôles, amusants, on se prend d'affection pour son maître et pour son chien, avec une fin triste à mourir, se pose la question : doit-on traiter un animal comme un être humain ? pour ma part le mien fait partie intégrante de ma famille...
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2,0
Publiée le 10 janvier 2025
« Le premier procès de chien depuis le moyen-âge. » Après "Les Chèvres !" qui évoquait justement les procès d'animaux à une tout autre époque, Laetitia Dosch, pour son premier long-métrage, remet au goût du jour ce concept farfelu avec un chien serial mordeur qui risque l'euthanasie s'il est reconnu responsable de ses actes. Un procès rocambolesque sur le papier qui n'est malheureusement pas très amusant à suivre. À un moment, l'avocate dit que les procès sont chiants, ce qui est faux en général, mais un peu vrai pour celui-ci. La néo-réalisatrice est incapable d'insuffler la folie nécessaire à son histoire pour être à la hauteur de l'absurdité de la situation. Même le traitement de l'emballement médiatique est décevant malgré les sous-thèmes qui sont évoqués et la présence de nombreux personnages secondaires. Kodi mérite sa "Palm Dog", mais sa performance est peut-être la seule chose positive de ce film finalement trop bancal et jamais drôle.
Quel beau film, truffé de messages et de belles choses. Traité de façon délicate, tendre et drôle. Avec de magnifiques personnages. J’ai adoré et j’ai lâché ma petite larme à la fin. Top !
Découvert lors d'une avant-première en présence de Laetitia Dosch et François Damiens. Pour son premier long-métrage, la réalisatrice signe un film décalé en mettant au centre de son propos les rapports de domination de l'humain sur la nature. A travers ce procès de fiction, nous rêvons d'une société plus juste pour les toutous, pour toutes et pour tous.
J'ai eu le plaisir de voir ce film lors de l'avant-prèmiere à l'MK2 Quai de Loire de Paris. J'ai passé un très bon moment. C'est une comédie très réussite, drôle, intelligente. Le film soulève plein de questions intéressantes avec humour et sans donner des leçons et sans jugement. J'ai surtout apprécié qu'il s'agit un d'un film grand public accessible à tous. Le casting est très réussi, surtout pour Cosmos !
L'univers de Laëtitia Dosch est brut, original et subtil, et on la retrouve toute entière dans ce film qu'elle a écrit, réalisé et interprété. Car derrière l'histoire anecdotique mais amusante mais de ce procès canin, elle aborde en réalité des thèmes plus profonds, notamment celui de notre rapport à l'altérité et celui de l'embrasement des passions dans notre société. Ce n'est pas un film comique mais c'est souvent drôle ; la réalisation est originale et efficace, avec quelques plans inattendus. Les clichés sont évités et Laëtitia Dosch tapisse le film de son univers libertaire et philosophique. Une belle réussite. Un film plus profond qu'il n'y paraît.
Très très drôle, touchant et émouvant ! Le développement des personnages secondaires ajoutent à la densité du propos ainsi qu'à l'émotion. Merci ! Hâte du prochain film de Laetitia Dosch
Idée très originale et superbement traitée par l’excellente Laëtitia Bosch, dont les partenaires à l’écran sont épatants, en premier le chien , formidable de naturel.
"Le chien est la part du loup avec laquelle on peut vivre". J'adore les loups ! Laetitia Dotch est la part d'humanité avec laquelle, on a la chance de pouvoir vivre. Elle ne ressemble à personne; Son film ne ressemble à aucun autre avec ses envolées lyriques et ses délires, A la fois, philosophique, déjanté et touchant jusque dans ses maladresses. Je ne mets pas encore 4 étoiles. Je réserve pour le prochain...
Un film original qui aborde différents thème dont celui d'assumer qui nous sommes. Un accident canin revolutionne la vie d'une avocate, d'un enfant, d'une cliente. poésie, folie, autre regard mais encore intelligence et ouverture parsement cet ovn
Premier constat : encore une énième bande-annonce mensongère qui nous vend une comédie pure, qui promet rires et gags alors que le film est loin d'être 100% comique. Second constat : Laetitia Dosch a beaucoup à dire, trop peut-être et le scénario se retrouve un peu fouilli qui part dans tous les sens entre message animaliste et propos féministe tout en abordant les violences intra-familiales ou l'ineptie de certaines lois. Le début est pourtant prometteur, la mise en place de l'intrigue et de l'histoire est pertinente, bien amenée avec des personnages haut en couleur magnifiquement joués par un casting inspiré et investi. La première partie est souvent drôle, touche juste même si on reste un peu perplexe sur la partie "violences intra-familiales" qui va s'avérer être d'une maladresse symptomatique de la suite avec une seconde partie moins drôle et qui va s'éparpiller jusqu'à une fin légèrement amère. Le vrai problème est que Avril/Dosch n'est pas franchement crédible en avocate ! Peut-être aurait-il fallu alors imaginer une femme qui aurait frauder se faisant passer pour une avocate ?! Néanmoins un film original et ambitieux qui mérite qu'on s'y attarde. Site : Selenie.fr
Avril Lucciani (Laetitia Dosch) est une avocate suisse qui ne sait pas dire non aux clients, même les plus improbables. C’est ainsi, contre l’avis de son patron (Pierre Deladonchamps), qu’elle accepte d’assurer la défense de Dariuch Michovski (François Damiens). Son chien Cosmos est menacé d’être euthanasié pour avoir mordu et défiguré la femme de ménage portugaise de son maître. Me Lucciani opte pour une ligne de défense audacieuse et revendique, pour Cosmos, le statut de sujet de droit, alors que le Code civil suisse l’assimile à une chose.
Les animaux sont-ils des sujets de droit ? On connaît les procès qui au Moyen-Âge ont condamné des cochons, des dauphins ou des mouches, pénalement et même civilement responsables car créatures de Dieu. Ces pratiques furent progressivement abandonnées à l’époque moderne avec la théorie cartésienne de l’homme-machine : seul l’Homme, créature pensante, peut être désormais tenu pour responsable de ses actes.
Voici l’arrière-plan théologique, juridique pour ne pas dire métaphysique d’un film au sujet passionnant qui avait déjà inspiré "Les Chèvres" sorti en février dernier qui, malgré la présence de Dany Boon à l’affiche, a fait un bide retentissant. Si "Les Chèvres" se déroulait au dix-septième siècle, "Le Procès du chien", au titre bien plat, se déroule à Lausanne de nos jours.
Laetitia Dosch, devant comme derrière la caméra, choisit de traiter ce sujet par le biais de la comédie. Il faut reconnaître qu’il s’y prête et qu’elle s’en sort à merveille. Le mérite en revient largement à son jeu drolatique, à sa rousseur, à sa voix et au talent dont elle s’entoure : François Damiens hilarant en RMIste louche et décoiffé, Jean-Pascal Zadi en maître chien au cœur gros comme ça et Anne Dorval en avocate zemmouriste prête à tous les coups bas pour obtenir la condamnation du chien qui a mordu sa cliente.
On regrettera simplement les facilités d’un scénario qui, faute de prendre à bras-le-corps son sujet, lui greffe d’inutiles histoires secondaires. Ainsi de celle du jeune voisin d’Avril, maltraité par ses parents, qu’elle prend sous sa coupe et choisit comme fils de substitution.