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Frederic Conti
1 critique
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4,5
Publiée le 5 septembre 2024
Un film tout à l’image de sa réalisatrice et actrice. Simple, franc, drôle, très très attachant, intelligent et plein de rebondissement. Une idée originale, un rythme déjanté des moments de drôlerie irrésistibles et un vrai sujet.
Découvert lors d'une avant-première en présence de Laetitia Dosch et François Damiens. Pour son premier long-métrage, la réalisatrice signe un film décalé en mettant au centre de son propos les rapports de domination de l'humain sur la nature. A travers ce procès de fiction, nous rêvons d'une société plus juste pour les toutous, pour toutes et pour tous.
Laetitia Dosch est dingue. Totalement. C'est ce qui fait son charme dans les rôles qu'elle a interprété jusqu'alors. L'impression est largement confirmée par son premier long-métrage, en tant que réalisatrice, Le procès du chien. Un film foutraque et déjanté qui pousse l'absurde dans ses retranchements et suscite quelques fous rires incontrôlables, à condition d'être sensible à un certain humour. L'histoire du jugement de ce chien est insensé mais le traitement que la néo-cinéaste infligé à son sujet ne l'est pas moins. Elle mélange un peu tout dans un cocktail que certains estimeront peut-être imbuvable mais ils auront tort : cause animale, évidemment, mais aussi place des femmes et violences domestiques, sans oublier les limites de la justice humaine. Qu'importe ce trop plein apparent, les chiens aboient, certes, mais la caravane de Laetitia Dosch passe. Et l'interprétation ne manque pas de mordant, pour utiliser une image facile : à commencer par Kodi, le chien, irrésistible, en passant par l'actrice-réalisatrice et quelques seconds rôles croustillants, François Damiens et Jean-Pascal Zadi, notamment. La conclusion du film, quant à elle, prouve que tout ce qui a précédé n'est pas aussi léger qu'il y paraissait. Pas si folle, la guêpe, en définitive.
Vu en avp au festival du film francophone d'Angoulême 2024. Au-delà du loufoque de la situation, une photographie maline de notre société actuelle. Et avec un chien qui vole la vedette à un pourtant très beau casting !
Tout est indispensable dans ce film. Chaque plan, chaque dialogue et chaque histoire parallèle sont une ode à la justesse. Tantôt drôle et incroyablement émotif, ce procès prend des allures de bataille sur la conscience des êtes que nous sommes et ceux qui nous entourent. Brillant.
Avril est une avocate spécialisée… dans les causes perdues ! Elle ne réussit pas à refuser de dossier et accepte de défendre le chien de Dariuch, malvoyant et dont le chien a mordu à plusieurs reprises. Elle va obtenir que le chien soit traité comme tout le monde avec un vrai procès, et va adopter une défense surprenante. C’est très drôle, brillant. Laetitia Dosch signe un magnifique premier film vu au festival de Cannes, dans la section Un certain regard.
Un bon film français nous interrogeant sur les questions morales des animaux et sur l'égalité homme femme. Malgré un jeu d'acteur manquant d'authenticité, le film reste bien drôle et intéressant.
Avril est une avocate suisse dont la carrière bat de l'aile. Connue pour accepter toutes les affaires désespérées, elle est au bord du licenciement lorsqu'un individu lui supplie de l'aider : il est poursuivi car son chien a mordu une femme. Avril décide de plaider le droit de Cosmos à être jugé comme un humain et déclenche le premier procès de chien depuis le Moyen-âge, sous le regard attentif de la société suisse. En salle le 11 septembre.
spoiler: "le procès du chien" est une histoire vraie qui est racontée ici pour, je pense, sensibiliser à une certaine forme de cause animale, voire de projet de société. Le film est très léger et ne se prend jamais très au sérieux. Cela nous permet d'entrer facilement dedans et de nous asséner le coup de grâce dans les dernières minutes : Cosmos est coupable et piqué, la société se radicalise vers une forme de contrôle et d'élimination de ce qui n'est pas spécifiquement bon ou utile à l'Homme. Quelques scènes et répliques sont hilarantes dans un registre un peu cynique, ce qui m'a bien plu. À noter que même si c'est un divertissement tout à fait correct, on reste dans la superficialité sur toutes les questions importantes que posent le film : le rapport à l'animal, le rapport à l'enfant, la violence intra familiale ou encore la responsabilité devant la justice.
Comédie très sympa. Le rôle de François Damiens aurait pu être plus creusé et moins caricaturale. Alors que d’habitude je n’aime pas trop son jeu d’acteur, la prestation de Jean-Pascal était aboutie. On pense un bon moment avec en plus à la fin une réflexion sur la vie