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Jmartine
202 abonnés
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4,0
Publiée le 29 septembre 2024
Dans une ville de Suisse, une avocate sans causes accepte de défendre un type au bout du rouleau, renvoyé en justice parce que son chien est un mordeur récidiviste … Faisant feu de tout bois, elle essaye de convaincre le juge qu’un chien n’est pas « une chose » mais un sujet digne de comparaitre. Après la condamnation du chien à l’euthanasie, elle prépare le procès en appel, tandis que ville et réseaux sociaux se déchirent… La comédienne Laetitia Dosch réalise son premier film. Elle en est aussi la co-scénariste et l'interprète principale…sur une idée originale inspirée d’un fait divers, elle réalise un premier film qui lui ressemble … une joie de jouer communicative, débordante d’énergie, des personnages hauts en couleur, à laquelle elle imprime son tempo en interprétant Avril Lucciane…une satire qui ne fait pas dans la retenue, madame l’avocate a parfois le langage un peu cru, c’est drôle, spirituel avec beaucoup d’humour…cela fait souvent mouche et déclenche le rire…Mais derrière cette verve cocasse, le film soulève des interrogations profondes sur la nature animale, et qui questionne, entre autres, sur nos rapports avec l'espèce animale et sur la place de l’homme dans le monde…le chien ne s’appelle-t-il pas Cosmos.. . Cela peut donner le sentiment d'être un film décalé, lunaire, un peu foutraque et en même temps, il est beaucoup plus profond et beaucoup plus intéressant que ça. Les acteurs et leur jeu contrasté y sont pour beaucoup, de François Damien qui joue Dariuch, le maitre du chien et dont l'un des nombreux talents est de savoir loucher d'un seul œil…Jean-Pascal Zadi, Marc dans le film, empathique ami des bêtes, comportementaliste …en passant par Anne Dorval en avocate sans scrupule. Et bien entendu l’excellent griffon Kogi qui joue le rôle-titre. A Cannes le film était présenté dans la section un certain regard et Kodi a remporté la Palm Dog…censée récompenser la "meilleure performance canine sur grand écran" cette palme, qui ressemblait à une sympathique blague à sa création 2001, est depuis devenue un incontournable du Festival de Cannes. Vous l’avez compris j’ai beaucoup aimé ce film…et je vous le recommande.
On peut traiter ce film comme une loufoquerie, mais à y réfléchir, c'est plus que cela. Un chien a mordu, il doit être endormi (euthanasié : cet euphémisme rappelle "il est parti"). Mais qu'est ce qu'un chien ? Un bien meublé, une chose (vision juridique) ou un être vivant autonome (vision antispéciste) ? L'humain a-t-il un droit de vie et de mort sur un animal ? L'animal est-il à notre disposition ou peut-il avoir une vie propre avec ses humeurs ? Et si l'on cherchait à comprendre pourquoi il a mordu ? etc. Je me suis pris au jeu de ce conte façon Lettres persanes ou controverse de Valladolid. Quelques histoires périphériques aérent avantageusement l'histoire qui tourne quand même un peu en rond. Bon jeu d'acteur et d'actrices, en particulier Jean-Pascal Zadi en comportementaliste animal. Au final, un film pas si "p'tit film" que ça, qui fait également réfléchir à notre époque, donc bien dans l'air du temps, dans un registre, j'oubliais de l'écrire,
Le procès du chien est une œuvre difficile à classer, entre comédie absurde, film social, politique, militant… Ce film hybride et attachant, malgré certaines séquences déroutantes ou peu utiles, a le mérite de traiter d'un sujet extrêmement important, les droits des animaux et la place du vivant. Le personnage de l'avocate affirme avec une grande justesse que les êtres vivants ne sont pas là pour plaire aux humains. Ils vivent pour eux-mêmes et ne nous appartiennent pas. Si seulement ce discours pouvait être davantage entendu ! On ne peut que féliciter Laetitia Dosch d'avoir réussi à insérer ces mots dans une comédie grand public et accessible. Le film est également intéressant pour la caricature assez drôle qui est faite de l'emballage médiatique, entre autre à travers les réseaux sociaux, et du traitement très binaire de l'affaire qui fait exploser la société. Anne Dorval joue une avocate hypocrite aux ambitions politiques, obsédée par la sécurité, qui n'est pas sans rappeler certains hommes et certaines femmes politiques connues.
Je n'ai pas aimé du tout !!! Le meilleur acteur est le chien !!! Dialogues nuls, beaucoup de propos déplacé, je déconseille à un public d'enfants !!!! Pas rigolo du tout!!!
Le film le plus drôle que j'ai vu depuis bien longtemps ! Un casting 5 étoiles, une histoire vraie complètement loufoque, un François Damiens au top de sa forme. Le genre d'humour qui ne plaira à tout le monde, mais qui est très bien maîtrisé
Une scène d'ouverture absolument ridicule et vulgaire, des scènes très décousues, beaucoup de loufoquerie, des gags qui tombent à plat, du féminisme en veux-tu en voilà, des références au sexe omniprésentes, le ton souvent moralisateur, la direction d'acteurs quasi inexistante, et le jeu très limite des intervenants pour la plupart. Et évidemment, le traditionnel message wokiste avec le Noir qui couche avec la Blanche... Au final, on en ressort complètement déboussolé par autant d'inutilité. Les rares scènes qui font un peu rire, c'est celles avec le chien, et c'est sans doute lui qui joue le mieux.
En Suisse de nos jours. Avril Lucciani, avocate, va défendre Dariuch Michovski, puis son chien Cosmos, lequel a sérieusement mordu une femme au visage.
Le côté comédie du film fonctionne très bien avec de très bons gags ; le chien crève l’écran ; Laetitia Dosch joue avec charme et humour.
Une histoire secondaire, celle d’un jeune garçon maltraité est touchante.
Cette comédie dramatique tente de répondre à la question : Que faut-il faire d’un chien par ailleurs adorable, qui dans certaines circonstances peut dangereusement mordre ?
Laetitia Dosch explore des positions religieuses, philosophiques, scientifiques, éthologiques, spécistes et anti-spécistes.
Pour les personnes indifférentes au sort des animaux, le film n’a aucun intérêt.
Les autres risquent vraiment de rester sur leur faim. Tout l’argumentaire de l’avocate, malgré sa tentative d’exhaustivité, ne convainc pas. La défense et la plaidoirie manquent de conviction, de rigueur, de solidité, d’ancrage dans un réel débat entre éthologie et droit. Il manque des interventions sérieuses de vétérinaires ou d’associations de défense des animaux.
Il y a peut-être aussi que les sociétés humaines n’ont pas les moyens de traiter ces affaires, débordées déjà par les affaires humaines.
Ce procès (basé sur un fait réel) nécessitait peut-être autre chose qu’une comédie, sauf si celle-ci exprime peut-être la politesse du désespoir. Mon blog : larroseurarrose.com
Le procès d'un chien inspiré semble t'il de faits réels traité en film un peu loufoque avec des personnages beaucoup trop accentués même selon moi pour une comédie. Un film qui part dans tous les sens. Pas vraiment convainquant .
Pas forcément indispensable d'aller le voir autant attendre une soirée télévision.
Bof, bof!! : Malgré une idée de scénario originale et décalée le film s’enlise vite dans ses propres méandres, mêlant les sujets de façon désordonnée et sans vraie logique : on rit parfois , on s’ennuie souvent en se demandant où cette histoire veut vraiment en venir .....
Le sujet peut paraître léger et le film nous le fait croire ponctuellement avec de vrais éclats de rire. Mais il n'en est rien. Il est un peu plus que ça. Il pose de vraies questions sur la condition des animaux, oui bien sûr, mais sur celle des femmes aussi. Et des enfants. Et des personnes avec un handicap. De toute l'humanité en fait, et sur fond de montée de l'extrême droite... Donc rien de léger finalement. La mise en scène de Laetitia Dosch est saupoudrée de quelques bonnes idées, dans le drôle comme dans le touchant. Voir par exemple ce bip de caisse qui devient symptôme de sa recherche amoureuse... Le casting est très bien, et malgré quelques dialogues maladroits, tout le monde semble prendre un vrai plaisir à être ici. Avril est porteuse du syndrome du sauveur. Elle aimerait aider tout le monde, tout le temps, même contre eux si il le faut. Mais Avril est seule, et un peu désespérée. Sa seule chance c'est peut-être de mettre enfin un sens à tout ça en aidant ce chien. En le sauvant, elle se sauvera peut-être ? Attention, le film est drôle mais il ne verse pas dans la fin facile qui tendait les bras à la réalisatrice... On ressort donc de ce film procès assez abasourdi, et finalement très curieux de suivre cette nouvelle réalisatrice.
Le film qui te fait réfléchir dans ton rapport au vivant (animaux hommes végétaux...) un récit philosophique. On sourit , parfois quelques rires mais surtout on réfléchit en sortant.