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marie
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3,5
Publiée le 27 septembre 2024
Surprenant Un film mêlant réalité et fiction, tourné en noir et blanc à la manière de l’époque. Un film qui restera dans les annales tant il parle d’une époque qui restera gravée.
Un film souvenir assez joli qui donne une vision évidemment tronquée d’une vie presque idéale dans laquelle les enfants grandissent avec leur père tout simplement. Presque naturellement. On dirait qu’il ne leur manque rien. Ils n’ont pas besoin de plus au final.
Assez original dans la mesure où Arnaud Viard y mêle avec habileté réalité : celle de filmer ses vrais enfants, Cléo et Melvil, dans son appartement ; et fiction : celle de jouer avec les actrices Romane Bohringer et Marianne Denicourt. Un huis clos dans un Paris confiné du 16 mars jusqu’au 11 mai 2020. Et le tout dans un noir et blanc lumineux. C’est aussi prétexte à se raconter, évoquer en voix off des souvenirs le plus souvent liés à son père. Une curiosité de 73 minutes à découvrir.
La cinquantaine bien entamée, Arnaud Viard a passé le confinement à Paris, avec Cléo et Melvil, ses deux enfants. Il partage leur garde avec leur mère (Romane Bohringer) dont il est depuis peu séparé. Dans le sixième arrondissement désert, il rencontre Marianne, une séduisante pharmacienne.
J'ai eu le coup de foudre pour ce film minuscule, que ne diffuse qu'une poignée de salles presqu'exclusivement parisiennes et dont les lecteurs de cette critique me feront le reproche, après l'avoir lue, de ne pas pouvoir le voir près de chez eux. J'avais déjà adoré son premier film, "Clara et moi", son deuxième, ironiquement intitulé Arnaud fait son deuxième film, et son troisième, adapté d'un recueil de nouvelles d'Anna Gavalda, "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part". Cet unanimisme est incontestablement le signe de ma subjectivité pour un réalisateur dont la vie ressemble à la mienne (provincial, issu de la classe moyenne, monté à Paris) et dont la sensibilité me touche.
En soixante-treize minutes à peine, "Cléo Melvil et moi" entrelace trois histoires. La première est une chronique heureuse du confinement. Cet événement que nous avons tous vécu et que nous n'oublierons jamais, peut-être l'événement collectif le plus traumatisant qu'il sera donné de vivre à notre génération, trop jeune pour avoir traversé la Seconde guerre mondiale et l'Occupation, risque fort d'inspirer le cinéma pendant des années. Je m'étonne d'ailleurs qu'à ce jour, aussi peu de films s'en soient nourris. Arnaud Viard en offre une vision paradoxalement apaisée, dépourvue de l'angoisse ou de l'impuissance qui lui sont souvent attachées. Il peint en noir et blanc un Paris désert et silencieux où le confinement offre à un vieux père l'occasion inespérée de passer du temps avec ses jeunes enfants. Les jeux qu'il partage avec ces deux petits monstres débordant d'énergie et sourds à toute discipline, les repas, les couchers - qui, à mes yeux de père mal aimant, auraient constitué la pire des épreuves - sont décrits avec beaucoup de tendresse et d'amour.
Le deuxième fil narratif est un retour en voix off sur l'enfance d'Arnaud, dans les 70ies, entre Lyon et Dijon. Il y évoque la figure surplombante de son père, un chirurgien passionné de football avec lequel on comprend qu'Arnaud a vécu une relation mêlant l'admiration et l'hostilité. Le père et son fils partageaient une passion commune pour le football et ont vibré ensemble devant l'incroyable remontada des Verts de Saint-Etienne devant le Dynamo de Kiev en 1976. La séquence video m'a mis les larmes aux yeux et m'a rappelé un autre souvenir inoubliable que je partage avec tous les enfants de ma génération : la demie-finale perdue face à l'Allemagne à Séville en juillet 1982.
Enfin, "Cléo, Melvil et moi" raconte une histoire d'amour : celle qui s'ébauche entre Arnaud Viard et Marianne Denicourt, qu'on avait découverte au cinéma au tournant des 90ies, notamment devant la caméra d'Arnaud Desplechin avec qui elle avait entretenu une liaison orageuse et qui, à cinquante ans passés, n'a rien perdu de son charme lumineux.
J'ai été vraiment attendrie par les sourires des enfants Cléo et Melvil, leur énergie, leur créativité ! Ce film, je dirais que c'est du "bonheur en barre". Une histoire d'amour avec la pharmacienne, qui commence durant le confinement, à Paris. Peu probable, et pourtant, on y croit, tellement le jeu d'acteurs est excellent, les sentiments sont mis en valeur, ça fait chaud au coeur ! Un film à ne pas manquer, une bulle de fraicheur.
Jamais vu des enfants aussi bien filmés, dans leurs énervements, leurs caprices, leur charme, leur tendresse. Et le père ! Tellement juste, si poétique, si original. J'ai adoré ce petit ovni en noir et blanc.
Arnaud Viard signe un film profondément touchant sur la vie parisienne durant le confinement. On y suit Arnaud, père de deux jeunes enfants, séparé récemment de sa compagne et auteur de théâtre. Une histoire mignonne et très simple mais efficace.
Un petit bonheur ce film. La complicité du réalisateur et ses enfants est émouvante. Paris est filmé magnifiquement. Les souvenirs en off avec son père sont très touchants. J'ai tout aimé. La photographie en noir et blanc du 6eme arrdt est splendide. Marianne Denicourt me faisait penser à Romy Schneider et Romane en maman divorcée est excellente. Il faut aller le voir, une petite merveille. J'ai versé des larmes, un petit bijou.
Un film plein de charme avec des acteurs touchants. Beaucoup de poésie dans un Paris à l'arrêt pendant le Covid. Une vraie réussite et un film français qui mérite le déplacement.
Une tres belle surprise du fort narcissique Arnaud Viard (c'est sa signature car il porte de manière assumée l'introspection nombriliste à ses sommets avec un talent indéniable). Une Marianne Denicourt qu'on aurait aimé voir plus souvent. Un joli moment de poésie dans un Paris désert et un peu rêvé. Mon meilleur rapport qualité/prix de l'année avec Grand Marin....
J'ai été charmé et emporté par ce joli petit film et il me reste encore ses jolies notes de douceur. Sensible, doux, avec un noir et blanc qui rajoute sa teinte poétique... mon film préféré du réalisateur avec Clara et Moi.
Film magnifique !!! Le texte, la musique, le noir et blanc, les silences, les regards, la joie d'être père, les souvenirs de son papa. On rit, on pleure, on sourit. Cette vie passe et j'en fais partie. Ne pas hésitez foncez pour un grand shoot de poésie !!!
Ce film est à la fois un Ovni plein de charme une déclaration d'amour à Paris et une ode à la vie Entre Truffault et Woody Allen le réalisateur signe un film intemporel bourré d'émotions et d'intelligence Une merveille on vous dit