Cléo, Melvil et moi
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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2023
Cléo, Melvil et moi est un objet quelque peu hybride, avec une grande part autobiographique pour son réalisateur, Arnaud Viard. C'est son quotidien qu'il filme, par bribes, celui d'un quinquagénaire séparé, qui vit avec ses enfants à mi-temps, alors que le confinement vient de commencer. Les rues de Paris, désertes, sont filmées en noir et blanc. Pour autant, le film n'est pas une pure autofiction, même si le cinéaste y évoque également son père en voix off et des souvenirs parmi lesquels le célèbre match Saint-Étienne/Dynamo Kiev de 1976. Ce journal intime, qui mise sur la sincérité (ce sont les propres enfants de Arnaud Viard qui apparaissent) et la spontanéité, recueille l'atmosphère d'une époque singulière avec une grande douceur, comme une parenthèse presque enchantée, sans le tumulte des encombrements parisiens, et sans angoisse non plus, en dépit des annonces régulières d'Emmanuel Macron à la télévision. Et puis, le film raconte les débuts hésitants d'une histoire d'amour, avec simplicité, et avec la complicité d'une Marianne Denicourt égale à elle-même, c'est à dire gracieuse et pudique. S'agit-il encore de réalité ou de fiction ? La réponse n'appartient pas au spectateur, lequel, de son côté, se souviendra de sa propre expérience confinée, avec nostalgie ou au contraire douleur. Pour Arnaud Viard, c'est certain, ce fut une période synonyme de bonheur et de légèreté.
MarceL
MarceL

82 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juillet 2023
J'ai été charmé et emporté par ce joli petit film et il me reste encore ses jolies notes de douceur. Sensible, doux, avec un noir et blanc qui rajoute sa teinte poétique... mon film préféré du réalisateur avec Clara et Moi.
Chevreule
Chevreule

6 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juillet 2023
Ce film est à la fois un Ovni plein de charme une déclaration d'amour à Paris et une ode à la vie
Entre Truffault et Woody Allen le réalisateur signe un film intemporel bourré d'émotions et d'intelligence
Une merveille on vous dit
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juillet 2023
Arnaud Viard signe un film profondément touchant sur la vie parisienne durant le confinement. On y suit Arnaud, père de deux jeunes enfants, séparé récemment de sa compagne et auteur de théâtre. Une histoire mignonne et très simple mais efficace.
Martine C
Martine C

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2023
Un petit bijou filmé en noir et blanc.
Beaucoup de tendresse et d'amour et de légèreté.
J'ai beaucoup aimé
pportier@jeantet.fr
pportier@jeantet.fr

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juillet 2023
Une tres belle surprise du fort narcissique Arnaud Viard (c'est sa signature car il porte de manière assumée l'introspection nombriliste à ses sommets avec un talent indéniable). Une Marianne Denicourt qu'on aurait aimé voir plus souvent. Un joli moment de poésie dans un Paris désert et un peu rêvé. Mon meilleur rapport qualité/prix de l'année avec Grand Marin....
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 juillet 2023
La cinquantaine bien entamée, Arnaud Viard a passé le confinement à Paris, avec Cléo et Melvil, ses deux enfants. Il partage leur garde avec leur mère (Romane Bohringer) dont il est depuis peu séparé. Dans le sixième arrondissement désert, il rencontre Marianne, une séduisante pharmacienne.

J'ai eu le coup de foudre pour ce film minuscule, que ne diffuse qu'une poignée de salles presqu'exclusivement parisiennes et dont les lecteurs de cette critique me feront le reproche, après l'avoir lue, de ne pas pouvoir le voir près de chez eux.
J'avais déjà adoré son premier film, "Clara et moi", son deuxième, ironiquement intitulé Arnaud fait son deuxième film, et son troisième, adapté d'un recueil de nouvelles d'Anna Gavalda, "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part". Cet unanimisme est incontestablement le signe de ma subjectivité pour un réalisateur dont la vie ressemble à la mienne (provincial, issu de la classe moyenne, monté à Paris) et dont la sensibilité me touche.

En soixante-treize minutes à peine, "Cléo Melvil et moi" entrelace trois histoires. La première est une chronique heureuse du confinement. Cet événement que nous avons tous vécu et que nous n'oublierons jamais, peut-être l'événement collectif le plus traumatisant qu'il sera donné de vivre à notre génération, trop jeune pour avoir traversé la Seconde guerre mondiale et l'Occupation, risque fort d'inspirer le cinéma pendant des années. Je m'étonne d'ailleurs qu'à ce jour, aussi peu de films s'en soient nourris. Arnaud Viard en offre une vision paradoxalement apaisée, dépourvue de l'angoisse ou de l'impuissance qui lui sont souvent attachées. Il peint en noir et blanc un Paris désert et silencieux où le confinement offre à un vieux père l'occasion inespérée de passer du temps avec ses jeunes enfants. Les jeux qu'il partage avec ces deux petits monstres débordant d'énergie et sourds à toute discipline, les repas, les couchers - qui, à mes yeux de père mal aimant, auraient constitué la pire des épreuves - sont décrits avec beaucoup de tendresse et d'amour.

Le deuxième fil narratif est un retour en voix off sur l'enfance d'Arnaud, dans les 70ies, entre Lyon et Dijon. Il y évoque la figure surplombante de son père, un chirurgien passionné de football avec lequel on comprend qu'Arnaud a vécu une relation mêlant l'admiration et l'hostilité. Le père et son fils partageaient une passion commune pour le football et ont vibré ensemble devant l'incroyable remontada des Verts de Saint-Etienne devant le Dynamo de Kiev en 1976. La séquence video m'a mis les larmes aux yeux et m'a rappelé un autre souvenir inoubliable que je partage avec tous les enfants de ma génération : la demie-finale perdue face à l'Allemagne à Séville en juillet 1982.

Enfin, "Cléo, Melvil et moi" raconte une histoire d'amour : celle qui s'ébauche entre Arnaud Viard et Marianne Denicourt, qu'on avait découverte au cinéma au tournant des 90ies, notamment devant la caméra d'Arnaud Desplechin avec qui elle avait entretenu une liaison orageuse et qui, à cinquante ans passés, n'a rien perdu de son charme lumineux.
cinéjadore
cinéjadore

17 abonnés 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juillet 2023
Un petit bonheur ce film. La complicité du réalisateur et ses enfants est émouvante. Paris est filmé magnifiquement. Les souvenirs en off avec son père sont très touchants. J'ai tout aimé. La photographie en noir et blanc du 6eme arrdt est splendide. Marianne Denicourt me faisait penser à Romy Schneider et Romane en maman divorcée est excellente. Il faut aller le voir, une petite merveille. J'ai versé des larmes, un petit bijou.
Cédric
Cédric

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juillet 2023
Un film plein de charme avec des acteurs touchants.
Beaucoup de poésie dans un Paris à l'arrêt pendant le Covid.
Une vraie réussite et un film français qui mérite le déplacement.
rainbow34
rainbow34

1 abonné 34 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juillet 2023
J'ai été vraiment attendrie par les sourires des enfants Cléo et Melvil, leur énergie, leur créativité !
Ce film, je dirais que c'est du "bonheur en barre". Une histoire d'amour avec la pharmacienne, qui commence durant le confinement, à Paris. Peu probable, et pourtant, on y croit, tellement le jeu d'acteurs est excellent, les sentiments sont mis en valeur, ça fait chaud au coeur !
Un film à ne pas manquer, une bulle de fraicheur.
Vio
Vio

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juillet 2023
Film émouvant qui nous replonge dans le Paris du confinement, autour de scènes d’un quotidien bouleversé par le contexte inédit.
A voir !
Arsenal3602
Arsenal3602

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juillet 2023
Sur l’événement historique le plus important de ce siècle – le confinement total d'une population pendant plusieurs mois – il n'existe curieusement que très peu de films, tout se passant comme si le cinéma n’avait pas voulu voir, comme si les cinéastes étaient passés au travers… Arnaud Viard est l'un des rares à avoir consacré un long-métrage sur cette séquence étrange de l'histoire de l'humanité. Son film a d'autant plus de valeur qu’il nous offre un regard intimiste sur cet événement : Cléo, Melvil et moi ne raconte pas la pandémie du coronavirus à la manière d'un film catastrophe, comme on le fait trop souvent aux Etats-Unis quand l'homme est victime d'une calamité. Tout au contraire, ce qui nous est raconté là c'est le quotidien (presque) ordinaire d'un homme qui doit vivre, comme tous ses compatriotes, enfermé dans un petit appartement avec ses deux enfants, en attendant que ça passe… Le film est en noir et blanc comme cette demi-existence, cette vie à petit régime, que les autorités de l’État nous ont obligés à vivre pendant deux mois. Cela ne veut pas dire que cette vie-là n'a pas eu de relief. Dans le film, le moindre événement a la dimension d'un drame. Les enfants se chamaillent, les enfants dansent, les enfants jouent, les enfants pleurent, les enfants rient : Arnaud Viard a capté tous ces moments-rares avec sa caméra. Grâce lui en soit rendu, car, occupés que nous étions de l’issue de cette tragédie nationale, nous les avons laissés passer. Il se passait pourtant des choses incroyables. Prenons le ciel par exemple. Depuis combien de temps ne l’avions-nous pas regardé comme ça. Dans le film, il y a un plan de sept secondes sur l’azur parisien, et c’est sublime. La tragédie du confinement nous a ramené de force vers l’essence tragique de l'existence. Dans le film, le héros est lui aussi ramené vers l'essentiel, c'est-à-dire, pour ce qui le concerne, la relation avec son père : à plusieurs reprises, à la faveur de tel ou tel incident, le passé remonte à la surface. C'est l'heure des bilans : qui suis-je ? qu’ai-je fait ? que dois-je faire ? Le personnage, joué par Arnaud Viard, qui raconte sa propre histoire en y intégrant ici et là quelques éléments inventés – on peut bien parler de cinéma autofictionnel de la part de ce réalisateur original – se remémore la demi-finale de la A.S. Saint-Étienne contre le Dynamo de Kiev, lorsqu'il avait 10 ans. Tout d’un coup déboulent des images d'archives en couleur : Rocheteau file vers le but, il ne va pas tarder à faire se lever tout le stade, la France entière, et le petit Arnaud avec son papa. Le passé, en régime confiné, a les couleurs du Paradis… Mais le confinement, c’est aussi les rues de Paris désertes, et les avenues soudain beaucoup trop grandes, qu’Arnaud Viard filme à merveille (images d’autant plus précieuses qu’elle ont été enregistrées pendant le confinement). Le personnage y déambule avec ses enfants, attestation en poche. Rien ne devrait arriver, comme dans un film d’Antonioni, et cependant un événement capital se produit : la rencontre de l'être aimé dans une pharmacie du quartier – forcément du quartier. La grisaille du Covid se colore du fard de l’amour. L'un des plus beaux plans du film montre le couple traversant le Pont-Neuf entre chien et loup : on distingue à peine leur silhouette, mais l'on entend très bien leur babil amoureux. Faut-il qu'une calamité se produise pour que le miracle de l’amour arrive ? Les intermèdes solennels des interventions du chef de l'État à la télévision qui avaient quelque chose d’angoissant au début du récit, résonnent de manière presque agréable à la fin, on voudrait que ça continue… En définitive, ces cinquante-cinq jours de confinement auront permis au héros de redécouvrir ses enfants, de se réconcilier avec son passé (le père autoritaire), de renouer (un peu) avec son ex-femme, et surtout de retrouver le désir. Avec une sensibilité rare, Arnaud Viard saisit ce moment si paradoxal de notre histoire récente, où, privé des conditions normales d’existence, l’homme ne s’est jamais senti autant vivre.
Nicolas
Nicolas

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juillet 2023
Film magnifique !!! Le texte, la musique, le noir et blanc, les silences, les regards, la joie d'être père, les souvenirs de son papa. On rit, on pleure, on sourit. Cette vie passe et j'en fais partie. Ne pas hésitez foncez pour un grand shoot de poésie !!!
Antoine
Antoine

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 juin 2023
Vue en avant première : film plein de tendresse, d'émotions, positif sur les relations humaines dans un Paris si calme du premier confinement que nous regrettons à la lumière des événements actuels !
Belle interprétation des comédiens et humour des situations qui font passer un très agréable moment
Neige
Neige

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juillet 2023
Un film magnifique, tout en nuance sur l'art d'être père, en écho à sa propre enfance.
Un regard complice, discret et lumineux, posé sur l'enfance.
Le rythme du film nous invite à une joyeuse complicité.
Le jeu des acteurs, troublant et subtil, s'exprime avec une étonnante sincérité.
Un témoignage de la vie à Paris d'un père et de ses enfants, dans un Paris inconcevable au temps du premier confinement, devenu en un instant complètement silencieux et désert, filmé en noir et blanc.
Un grand moment d'émotion, drôle et fragile.
Un film rare.
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