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Regine C.C
46 abonnés
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3,5
Publiée le 11 mars 2024
Ce film relate un fait divers qui semble devenir tristement banal reflétant une société où les prédateurs en tout genre prennent de plus en plus de place sans qu'on s'en aperçoive ! Finalement l'habit ferait qu'en même bien un peu le moine. Une découverte fortuite viendra chambouler des évènements qui se déroulaient de la façon la plus banale qui soit. Le film est porté par l'acteur principal, Marc-André Grondin qui joue remarquablement bien. Là est tout l'intérêt du film.
Quelle claque ce film , au début on a envie de décrocher , la mode ... bof , et puis l'acteur principal apprend que son père est mort, n'étant que le seul enfant , il décide malgré tout d'aller chez son père pour vider , vendre la maison et s'occuper de l'enterrement de son père . Et puis tout s'enchaine , il découvre le secret de son père il panique et ne dit rien mais ..... je vous laisse découvrir ce film .
Vu en avant première avec l’équipe de film. Film que s’endort assez vite après une première très bonne séquence. La mise en scène étouffe un peu trop l’intrigue qui au final reste assez « banale ». Le sujet de la mode est très vite survolé, c’est dommage… La bande annonce annonçait de belle promesses qui s’efface assez vite après une demi heure de film.
A vu "Le successeur" le deuxième film du réalisateur Xavier Legrand qui avait signé le redoutable et indispensable "Jusqu'à la garde". Sans aucun doute possible Legrand est un très grand metteur en scène. Il propose de vraies trouvailles cinématographiques, maitrise l'ellipse et le montage avec brio, sa caméra et son sens du cadre racontent toujours plus que les mots. Elias Barnès est le nouveau Directeur Artistique d'une grande maison de haute couture parisienne. Il se rend à Montréal où son père qui vient de décéder vivait. Il y a plus de 20 ans qu'ils ne se sont pas vus. Le fils prodige doit régler la succession de cet homme inconnu. Elias est dans l'angoisse d'avoir hérité des fragilités cardiaques paternelles, voir bien plus... La scène d'ouverture est un défilé de mode filmé en plongé sur une musique métronomique. Le placement des spectateurs évoque une étrange spirale, symbole que l'on retrouvera à plusieurs reprises dans le film sous forme architecturale, rotation de caméra et scénaristique. Tout de suite le spectateur est projeté dans une atmosphère pesante où le moindre geste, la moindre réplique, le moindre mouvement de caméra a du sens. L'histoire est très inattendue et puissante. Hélas, le scénario s'embourbe à cause de nombreuses invraisemblances au milieu du film pendant une vingtaine de minutes. Le dernier quart du long métrage retrouve la puissance et la maitrise du commencement. Ces facilités de scénario sont inexplicables sachant que Xavier Legrand est souvent très précis et juste à propos de la psychologie de ses personnages, il sait très bien doser les zones d'ombres et les mises en lumières des affects, sauf au coeur de ce film où les agissement du personnage principal sont injustifiables. Marc-André Grondin est excellent dans le rôle d'Elias et sa palette interprétative passe de la plus grande joie à l'abattement avec subtilité. Yves Jacques déploie sa partition inattendue avec magnétisme et discrétion. La photographie est magnifique et Xavier Legrand utile la musique avec parcimonie et souvent choisi le réel silence, là où tout autre réalisateur noierait les oreilles du spectateur sous une partition redondante et invasive. Malgré toutes ses immenses qualités "Le successeur" reste un très grand film loupé à voir.
Marc André Grondin est formidable dans le rôle du fils.il est bien entouré , notamment par des comédiens québécois à l’accent charmant. Un polar bien construit, malgré quelques longueurs inutiles. Bref, un bon film.
Le successeur est un film à suspens que j'ai trouvé excellent pendant les 30/40 premières minutes, jusqu'à l'élément déclencheur. Après ce dernier, on ne cesse d'être énervé ou d'être dans l'incompréhension face aux réactions de Mr Barnès. Cet homme est l'étoile montante de la mode à Paris, et alors qu'il sort une nouvelle collection, son père meurt et il doit se rendre au Québec pour son enterrement et tout ce qui s'en suit avec sa maison laissé donc seule. spoiler: Alors qu'il range des éléments dans la cave de son père, il tombe sur une porte secrète, ll suit le couloir, voit une pièce puis pousse un grand cri de peur et ce qui est pas mal, c'est que l'on ne sait pas en tant que spectateur ce que cet homme a vu au fond de ce couloir. On peut s'imaginer plein de choses, mais ce que l'on imaginais pas sont ses manières d'agir.
Durant tout le film, on le voit creuser son propre trou alors qu'il aurait pu régler le problème dès le début, tout simplement en appelant la police. spoiler: C'est d'ailleurs ce qu'il a fait mais ne leur a pas finalement dit. Alors là on peut se faire quelques hypothèses, de pourquoi il ne leur a pas dit, mais on a aucune réponse et aucune résolution. spoiler: Le film parle également de Mr Barnès qui était en froid et très loin de son père. Sa prise de conscience de l'homme de la mode au moment de son enterrement sur les erreurs qu'il a pu commettre en se séparant totalement de son frère est bien mise en scène mais n'apporte rien au problème principale. De plus, on ne sait pas vraiment si c'est à cause de cela ou s'il repense à cette femme morte au sous sol de la maison de son père, car on a aucune réponse. La fin du film ne fait pas exception et donne au spectateur sa propre interprétation, mais bon on a tellement peu d'éléments que c'est un peu compliqué.
Du côté du jeu, Marc André Grondin, est bon, je dirais même très bon, même si on ne comprend pas ses réactions, on y crois vraiment à son jeu et spoiler: notamment au moment où il se rend compte que la jeune femme est morte en bas des escaliers.
L'ambiance musicale est à noter, car le réalisateur fait le choix de laisser pour la plupart du temps, l'ambiance de base des pièces.
Malgré un bon générique et un bon jeu des acteurs le scénario est un peu minimaliste et le film rempli de longueurs.... dommage....mais j'aime toujours les films à tonalité Québécoise....
Xavier Legrand n’utilise pas le suspens et la tension à bon escient. Il ne convainct pas le spectateur et son personnage principal non plus. Elias prend des décisions absurdes et lâche. Nous n’arrivons pas à créer un lien d’empathie à son égard…
Magnifique !!! Après "Jusqu'à la garde", Xavier Legrand nous offre un nouveau film absolument fantastique, à la mise en scène soignée et esthétique. Le scénario est juste exceptionnel. Une claque terrible !
Personne n’a pu oublier l’extraordinaire Jusqu’à la garde de 2018, et ses 10 récompenses dont 4 César. Ce que certains ont pu oublier, c’est le nom du cinéaste : Xavier Legrand. Il revient sur les écrans avec ces 112 minutes de thriller éprouvantes mais qui auraient dû éviter certains travers fort gênants. Heureux et accompli, Ellias devient le nouveau directeur artistique d’une célèbre maison de Haute Couture française. Quand il apprend que son père, qu’il ne voit plus depuis de nombreuses années, vient de mourir d’une crise cardiaque, Ellias se rend au Québec pour régler la succession. Le jeune créateur va découvrir qu’il a hérité de bien pire que du cœur fragile de son père. Glaçant mais frustrant car, hélas, invraisemblable. Quel dommage, car Legrand a vraiment du talent ! Le premier long métrage de notre cinéaste du jour, abordait le sujet des violences conjugales. En prolongement celui-ci creuse le sillon du patriarcat. Ici, c’est de « la violence des hommes » dont il est question avant tout. Mais cette « violence faite aux femmes » écrase également les hommes, les pères, les fils. On le voit, les intentions sont nobles mais, hélas – je me répète – ce film noir, ce conte d’épouvante, cette parabole tragique, ce thriller anxiogène, - les qualificatifs ne manquent pas -, m’a perdu dès le moment où le « héros » accumule les réactions étranges, incompréhensibles, incohérentes. Même si le personnage central se retrouve déraciné par l’isolement dans un univers qui n’est pas le sien, cela n’explique pas toutes ses errances. Pourtant, l’idée du labyrinthe initial, au sein duquel il triomphe, était une splendide, augurant, à la façon de celui de Dante, celui dans lequel il va se retrouver malgré lui, prisonnier. Et là, on pense à Kubrick ou à Hitchcock. Mais seulement pour ce cadre angoissant car, pour le reste… notre « héros » malgré lui n’assure pas, ne gère pas, est envahi par la trouille, submergé par la crainte, et perd totalement les pédales… Est-ce plausible ? Je crains que non. Et c’est bien là que le bât blesse. J’aurai tant voulu aimer ce film. Le canadien Marc-André Grondin n’a que 40 ans et pourtant une filmographie pléthorique derrière lui. Ici, on ne peut que regretter qu’il en soit réduit à beaucoup pleurer, beaucoup hurler, à friser l’hystérie en permanence. C’est fatigant, épuisant, et contreproductif. A ses côtés, belle prestation – sobre celle-là - de Yves Jacques. Les autres ne sont que des silhouettes. Plus qu’un thriller, c’est le portrait d’un homme en pleine déroute morale et psychique. Scénario bancal – c’est une litote -, mise en scène grandiloquente, interprétation chargée voire grotesque… une grosse déception.
Hormis la séquence d’ouverture mémorable, Le Successeur débute mollement. Les réunions d'entreprise sont inintéressantes, le personnage principal est plat et la réalisation timide.
Mais ce premier quart laisse ensuite place à un thriller haletant. spoiler: Alors que l'on comprend que le héros hérite de la maison de son père, avec qui il était en froid depuis des années, il découvre qu'une femme est séquestrée dans la cave. Force est de reconnaître que l'effet de surprise, lorsque l'on entend les cris, est au rendez-vous ! Marc-André Grondin interprète l'effroi avec une intensité rarement observée au cinéma. La crise d'asthme accompagnant l'horreur de la séquence ne fait que renforcer l'épouvante.
Le choix de ne pas prévenir la police, autant motivé par l'irrationalité de la peur que le désir de ne pas salir une carrière dans la mode, le place en digne héritier non plus de la maison, mais du crime et de la violence orchestrés par son père.
La seconde partie du film passe le cap de l'abominable pour se pencher sur le ressenti. Le choix est pertinent, car il maintient la puissance brute des émotions, mais il s’appesantit trop sur la scène de l'enterrement.
Totalement pris par ce film et son ambiance. On oubliera le sur-joué de quelques scènes et celle peu convaincante de "l'escalier", pour ne retenir que l'intrigue haletante et terrifiante dans laquelle nous emmène le réalisateur.