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Nath Visuals
86 abonnés
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3,0
Publiée le 18 novembre 2024
Le successeur est un film à suspens que j'ai trouvé excellent pendant les 30/40 premières minutes, jusqu'à l'élément déclencheur. Après ce dernier, on ne cesse d'être énervé ou d'être dans l'incompréhension face aux réactions de Mr Barnès. Cet homme est l'étoile montante de la mode à Paris, et alors qu'il sort une nouvelle collection, son père meurt et il doit se rendre au Québec pour son enterrement et tout ce qui s'en suit avec sa maison laissé donc seule. spoiler: Alors qu'il range des éléments dans la cave de son père, il tombe sur une porte secrète, ll suit le couloir, voit une pièce puis pousse un grand cri de peur et ce qui est pas mal, c'est que l'on ne sait pas en tant que spectateur ce que cet homme a vu au fond de ce couloir. On peut s'imaginer plein de choses, mais ce que l'on imaginais pas sont ses manières d'agir.
Durant tout le film, on le voit creuser son propre trou alors qu'il aurait pu régler le problème dès le début, tout simplement en appelant la police. spoiler: C'est d'ailleurs ce qu'il a fait mais ne leur a pas finalement dit. Alors là on peut se faire quelques hypothèses, de pourquoi il ne leur a pas dit, mais on a aucune réponse et aucune résolution. spoiler: Le film parle également de Mr Barnès qui était en froid et très loin de son père. Sa prise de conscience de l'homme de la mode au moment de son enterrement sur les erreurs qu'il a pu commettre en se séparant totalement de son frère est bien mise en scène mais n'apporte rien au problème principale. De plus, on ne sait pas vraiment si c'est à cause de cela ou s'il repense à cette femme morte au sous sol de la maison de son père, car on a aucune réponse. La fin du film ne fait pas exception et donne au spectateur sa propre interprétation, mais bon on a tellement peu d'éléments que c'est un peu compliqué.
Du côté du jeu, Marc André Grondin, est bon, je dirais même très bon, même si on ne comprend pas ses réactions, on y crois vraiment à son jeu et spoiler: notamment au moment où il se rend compte que la jeune femme est morte en bas des escaliers.
L'ambiance musicale est à noter, car le réalisateur fait le choix de laisser pour la plupart du temps, l'ambiance de base des pièces.
Il y a longtemps que j'avais vu un aussi bon thriller. Une excellente surprise car, si je connaissais le réalisateur de "Jusqu'à la garde", j'ignorais tout des acteurs de ce film qui jouent juste. C'est prenant et intelligent. La dernière demi-heure est notamment assez brillante. A voir sans hésiter.
Un bon film pour peu que l'on ne cherche pas trop à comprendre le comportement totalement illogique de Grondin (excellent comme toujours ) lors du fameux coup de theatre en milieu de film qui fait basculer ce dernier dans le thriller. La révélation finale est réussie.
Pour planter le décor, lundi 11 novembre, temps gris, idéal pour se caler une session ciné, tiens dernières sorties, 3,6/5 ok, je ne lis même pas le pitch, allez … et là magnifique surprise pour ce thriller psychologique Un legs insoupçonné…. Et le film nous embarque dans une immense tension qui vient nous chercher aux tripes
Le successeur" a été une énorme claque dans la figure pour moi. Dès le début du film, j'ai été happé par l'esthétique et l'ambiance musicale du défilé de mode. Ensuite je me suis laissé porter par le récit, qui nous laisse imaginer une histoire assez classique sur un fils qui renoue avec son père après sa mort. Quelle surprise de voir où nous emmène l'œuvre ! J'ai été bousculé, glacé, horrifié, prenant claque sur claque au fil des révélations plus choquantes les unes que les autres. Le rythme est très bien pensé, piégeant le spectateur naïf comme dans une toile. absolument a voir!!!!!
Xavier Legrand n’utilise pas le suspens et la tension à bon escient. Il ne convainct pas le spectateur et son personnage principal non plus. Elias prend des décisions absurdes et lâche. Nous n’arrivons pas à créer un lien d’empathie à son égard…
De deux choses l’une : soit je n’accepte pas l’irrationalité du personnage Elias (Marc-André Grondin) soit je l’accepte et je vois le film sous un autre jour.
J’avoue que dans un premier temps, je ne l’ai pas acceptée. A partir du moment où Ellias refuse d’appeler les secours, je commence à m’interroger. spoiler: Puis le voir persister jusqu’à la bourde de l’escalier, j’ai abandonné et attendais le générique de fin avec agacement. Mais arrivent les obsèques et les diapos. Et là l’intérêt que j’avais au début du film est relancé avec ce twist.
Après réflexion, ce twist peut légitimer l’irrationalité. Le risque pris de Xavier Legrand dont j’avais beaucoup apprécié son premier film « Jusqu’à la garde » est de perdre le spectateur qui refuse de croire que son personnage perde à ce point les pédales. Marianne : « Ce film étouffant et anxiogène surprend avec ses audaces, mais déçoit avec ses invraisemblances. » C’est tellement gros qu’on a envie de fustiger le metteur en scène ! Ces invraisemblances selon « Les Cahiers du Cinéma » «… gèlent toute empathie à son égard ».
Etait-ce l’objectif de Xavier Legrand ? Compatir à la panique d’Ellias ? Et pourquoi cette panique ? Peur du scandale qui l’entacherait ? Revêtir l’habit du héros ? spoiler: Cette fille avait besoin de soins urgents, aurait-il sommé les soignants d’un hôpital de se taire ?
Et bien d’autres questions parasitaient mon esprit pendant le film.
Je dois reconnaître que les deux films de Xavier Legrand ont une dimension de thriller horrifique. Cette dimension s’ancre dans une réalité assez banale qui finit par terrifier. Et quelque part, c’est réussi. « Le successeur » Ellias ne se limite pas à la succession d’un grand couturier, il succède à un père qu’il ne portait pas dans son coeur : spoiler: un monstre succède à un monstre !
Moi qui aime être bousculé, je vais être clément aux risques pris de Xavier Legrand qui a réussi sa mission de m’irriter, de me partager.
Je n’ai pas aimé, car totalement irréaliste : une homme qui vient de perdre son père découvre dans le sous sol de la maison de celui-ci au Québec une jeune fille emprisonnée, qui s’avère être la fille du voisin déclarée disparue. Que croyez vous qu’il ferait ? Police, hôpital ? Que nenni ! Il veut maintenir cet emprisonnement en faisant sa crise du type qui ne maîtrise pas la situation. Pour moi c’est mauvais, et la réalisation laisse à désirer. Très évitable, le talent de Sir Alfred est vraiment très loin.
Ce film souffre d'une invraisemblance majeure. On a du mal à croire qu'un homme placé dans sa situation se comporterait comme le fait le héros. Sinon, ce petit film est plutôt bien fait, même si les scènes de cérémonie funèbre sont longues et répétitives. Mis à part cette incohérence sur laquelle repose tout de même le scénario, ça sonne assez juste. Mais les histoires de serial killers et de séquestrateurs de femmes "à l'américaine", on en a beaucoup vues et ça devient lassant...
Cela partait assez mal avec un défilé de mode interminable pendant le générique, et malheureusement le film est a l’image de ce générique, long et ennuyeux. Avec un scénario assez invraisemblable, et beaucoup de longueurs, un recit sans grand intérêt.
Dans « Le Successeur » la réalisation est brillante, l’atmosphère devient étouffante au fur et à mesure que l'histoire devient sordide et l’acteur principal Marc-André Grondin, presque de tous les plans et que l'on redécouvre, livre une interprétation intense.
Malgré des douleurs au cœur, la vie sourit à Ellias nommé directeur artistique d’une maison de haute couture réputée. C’est alors qu’il apprend la mort de son père avec qui il n’avait plus aucune relation depuis longtemps. Il doit se rendre au Québec pour régler la succession. Ce qu’Ellias, Sébastien de son vrai prénom, pensait être une simple formalité va se transformer en cauchemar.
On est pris par l’intrigue écrite par Xavier Legrand jusqu’à ce qu'à la moitié du film le scénario bascule dans une faille abyssale. Face à l’abominable le héros réagit de manière incompréhensible, totalement invraisemblable, et le réalisateur à en dire trop peu sur ses personnages, notamment sur les raisons de la rupture entre le fils et le père, ne nous aide pas à y voir clair. On continue de regarder le film, qui réserve pourtant d’autres surprises, avec en tête cette absurdité et l’impression d’un gâchis. En tant que spectateur, on regrette de passer, comme Ellias, de l’ascension à la dégringolade.
Quelle claque ce film , au début on a envie de décrocher , la mode ... bof , et puis l'acteur principal apprend que son père est mort, n'étant que le seul enfant , il décide malgré tout d'aller chez son père pour vider , vendre la maison et s'occuper de l'enterrement de son père . Et puis tout s'enchaine , il découvre le secret de son père il panique et ne dit rien mais ..... je vous laisse découvrir ce film .
Magnifique !!! Après "Jusqu'à la garde", Xavier Legrand nous offre un nouveau film absolument fantastique, à la mise en scène soignée et esthétique. Le scénario est juste exceptionnel. Une claque terrible !
Dans un univers où l'ascension professionnelle sert de justification à chaque prise de décision. La mort de son père survient et propulse l'intrigue des lumières étincelantes de Paris au village québécois.
Dès lors, l'atmosphère anxiogène progresse, mais la crédibilité du récit se fragilise au moment de la révélation d'un secret macabre. Bien que la narration soit intrigante, elle échoue à justifier pleinement les choix du personnage principal, donnant à ces enchaînements d'erreurs un caractère artificiel, plus scénaristique que véritablement psychologique. Ce manque de cohérence finit par agacer, remplaçant l'empathie par une frustration.
Cependant, l'intrigue se ravive avec l'entrée en scène de l'ami du père, qui multiplie les hypothèses et réinjecte notre intérêt. Cette dynamique, particulièrement réussie, culmine lors des funérailles, où un diaporama révèle la perversité des actes du père, provoquant notre prise de conscience. Malheureusement, la suite s'embourbe dans une verbalisation excessive et des choix de mise en scène qui alourdissent la conclusion.
Malgré ces faiblesses, le film brille par ses qualités indéniables : une mise en scène élégante, une thématique riche, une utilisation maîtrisée des silences, une montée en tension savamment dosée et une direction d'acteurs impeccable. Ces éléments, bien qu'entravés par certains défauts, témoignent d'un potentiel qui, hélas, ne parvient pas à s'épanouir pleinement.