Voici votre texte corrigé et avec une syntaxe améliorée :
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Du vent, du vent, du vent. Voilà ce que promet *Vaiana 2*, une suite aussi inintéressante et opportuniste que Disney sait les faire. En tant que cinéphile et fan de la compagnie, je n'avais aucun a priori sur le film : je voulais vraiment l'aimer, mais je dois constater que cette suite est un sous-produit de son prédécesseur. J'utilise le terme "produit" car pour Disney, les films sont aujourd'hui devenus de simples produits à vendre au client. La stratégie marketing est claire : sortir un premier film super qui t'en met plein les yeux, puis jouer sur cet aveuglement pour capitaliser au maximum sur la marque en dépensant le moins d'argent possible ou, ici, le moins d'idées créatives possibles. Toute marque joue sur cette image qu'elle sait construire au fil du temps en redoublant d'efforts et de créativité, mais une fois la réputation établie, elle a tendance à se reposer sur ses lauriers et finit par en faire le minimum. Pourquoi proposer du haut de gamme et dépenser plus en argent, en temps et en intellect, alors qu'en proposant du bas de gamme, le client viendra quand même puisqu'il n'aura plus de doute sur la qualité du produit ? Mais attention, ce subterfuge a ses limites.
Par exemple, lors de ses débuts, Marvel s'est assuré de proposer de la qualité en mettant les bouchées doubles pour présenter chaque Avenger, livrant par la suite un film efficace tant quantitativement que qualitativement. Les phases 2 et 3 ont également été honorables. Cependant, avec le succès grandissant du MCU, les producteurs de Marvel ont considérablement relâché leurs efforts, se mettant à faire des films avec le moins de travail possible. Pourquoi ? Parce que le spectateur viendra voir le film, engageant ainsi des millions. Résultat : Marvel perd de sa popularité, alertant Kevin Feige qui a affirmé qu'il fallait changer de stratégie. Ce constat de film écervelé, comptant uniquement sur ce que la marque évoque, trouve un exemple parfait avec *Venom : Let There Be Carnage*, qui a engrangé 506 863 592 dollars pour un budget de 110 millions de dollars.
Le média hollywoodien ne cesse donc de nous proposer des sous-produits, en particulier quand il s'agit de grandes licences comme le MCU, Men In Black, Fast and Furious, Ghostbusters ou encore Star Wars, qui d'ailleurs a signé sa fin lorsque Lucas a serré la main du patron de Disney pour conclure l'affaire.
Revenons à nos moutons : Disney ne déroge pas à cette dégradation généralisée qui touche les grands noms du divertissement. Pire, alors que Disney prônait jadis la créativité, l'authenticité et la magie d'une innocence perdue et désintéressée, elle met aujourd'hui comme principe fondamental : l'enrichissement et le profit. Dire qu'une entreprise n'a pas pour but de faire du profit reviendrait à dire qu'une voiture n'a pas pour finalité de rouler. Mais, forte de sa popularité, la compagnie aux grandes oreilles commence à s'essouffler au niveau de sa créativité, trop paresseuse pour la renouveler. Cet essoufflement est sans doute dû à cette popularité, et en deuxième lieu, à un surplus d'argent. Disney n'a jamais su faire de suites réussies, *Aladdin 2*, *Mulan 2*, *Le Livre de la Jungle 2* ou *La Petite Sirène 2* le montrent bien. *Vaiana 2* ne déroge pas à cette règle. Non seulement cette suite n'apporte rien d'original, principalement au niveau narratif et visuel, mais elle est très en deçà de l'excellent *Vaiana : La Légende du bout du monde*. *Vaiana 2* est juste une arnaque où les producteurs ont dû proposer ce film parce qu'ils devaient proposer quelque chose au cinéma. La meilleure formule pour résumer cela : moins ils ont fait, mieux ils se portent. Sérieusement, ce film ne sert à rien, peut-être seulement à faire la transition forcée entre le un et un trois. Mais quelle transition ?
Pour comprendre ce manque de qualité, il faut savoir que *Vaiana 2* aurait dû être une série. Finalement, Disney change d'avis et décide de le sortir au cinéma, mais le problème, c'est que les deux anciens réalisateurs du premier ont pris leur retraite. Inconnus au bataillon, les deux nouveaux réalisateurs se limitent clairement à faire le strict minimum : à certains moments, l'animation est sublime (plans rajoutés pour le cinéma), mais le reste, en termes de visuels, de couleurs ou de l'océan, est décevant, sans fantaisie ni trouvaille par rapport au premier. Mais, le pire du pire s'avère être le scénario : l'élément perturbateur arrive comme un cheveu sur la soupe, pas crédible et inconsistant, les personnages sont aussi intéressants que le vent dans le ciel, mais qu'on ne voit pas, le traitement des personnages de *Vaiana 2* est inexistant, à l'instar de son alchimie avec Maui. Et en parlant de ce dernier, en tant que dieu métamorphe, les choix de transformation étaient multiples, ce qui aurait pu rendre l'animation intéressante et classe ; dans le premier, lors d'une des scènes de dévouement, les animateurs ont fait le choix de transformer Maui en aigle : ainsi, Maui se transformant en volatile pour voler dans les airs, pour redevenir Maui, fendant grâce à son hameçon la roche pour ensuite permuter en aigle. Cette animation était parfaite : entre créativité et fluidité. Mais le 2 se contente de nous montrer un Maui se transformant en aigle (comme le premier), en bestiole (comme le premier) et en poisson (comme le premier). Je pourrais m'éterniser, mais la critique durerait des pages et des pages : *Vaiana 2* est une énième suite paresseuse, recyclant ce qui peut l'être car créer est devenu tellement difficile. C'est tellement dur que Disney ne trouve rien de mieux que de surfer sur ses anciens succès, quitte à les dénaturer, ressortant des anciens produits des placards et du frigo pour proposer des sous-produits, des produits périmés, sans aucune consistance, comme l'atroce *Le Roi Lion* de John Favreau.