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Clntra
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3,5
Publiée le 28 décembre 2023
Film de De Herr très noir, autant habituellement une pointe d'espoir émerge, autant ici le personnage principal parvient à s'évader mais découvre un monde de barbarie sans aucune possibilité de communiquer avec quiconque. Il en est réduit à retourner dans sa prison et donc à se suicider. Il n'y a aucune revolte. Je comprends bien ce sentiment d'impuissance. Mais De Her filme merveilleusement bien ces magnifiques paysages et donne à voir la violence de ceux qu'on peut considérer comme des colons.
10 ans après son dernier film, Rolf de Heer nous propose une immersion dystopique imaginée et écrite pendant le confinement. Une fable divinement incarnée par Mwajemi Hussein dont c'est le premier film. Révélation du réalisateur : elle n'avait même jamais été dans un cinéma de sa vie. Ce film nous propose plusieurs pistes d'explications pour tenter de comprendre ce qu'il s'est passé pour que spoiler: l'humanité blanche en vienne à assassiner les non-blancs. Le message est clair: De Heer appuie là où ça fait mal.spoiler: Le racisme.
A travers un monde apocalyptique qui nous rappelle ce que pourrait provoquer le réchauffement climatique pour les futures générations, De Heer présente un film coup de poing, soigné et piquant. Vous n'en ressortirez pas indemne.
Une femme est abandonnée au milieu d’un lac asséché en plein désert, par des hommes vêtus de masques à gaz. Elle est noire. Et enfermée dans une cage de fer. C’est le point de départ d’un récit presque sans parole mais pas sans voix, où la violence du monde sauvage fait écho à celle d’une humanité qui, elle, pourrait choisir la solidarité (et de protéger les rêves de sa jeunesse). Allégorie d’une bonté sagace dans un monde post apocalyptique? Récit inversé d’une résilience? (la soumissions laisse place à la résignation, balayée sans bruit par une détermination qui emmènera le personnage jusqu’aux confins de l’humanité du plus doux au plus terrifiant). Les paysages sont immenses, quand les sons comme les plans rapprochés servent le minuscule et le fragile… « The Survival of Kidness » est un film radical et engagé qui paradoxalement sert d’écrin à votre propre chemin. L’expérience est forte, poignante!
Un étrange petit film pas totalement satisfaisant mais en tout cas très intriguant. Certains plans assez longs et figés nuisent au rythme du film. Il faut aller au-delà de ces défauts pour apprécier la grande beauté des décors et le mystère des symboles. Je n’ai pas passé un super moment en le voyant mais maintenant certaines images ou scènes continuent à tourner dans ma tête et j’ai très envie de le revoir.
Un film inclassable dont les images lentes et les silences nous poursuivent bien après la projection. Peu d'espoir dans ce film qui parle de racisme, de génocide, de domination d'humains sur d'autres humains. Avec en arrière plan une société ravagée par ses industries. Une dystopie qu'on espère pouvoir éviter à nos petits enfants et arrière, arrère petits enfants ... L'Australie pour décors et le silence pour dialogue, un film ovni à voir.
La mise en scène est belle et soignée et la dystopie captivante, intelligente et édifiante. Mais la fin est quelque peu déceptive. L'ensemble reste réussi.