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2,0
Publiée le 18 septembre 2024
Un film d'animation original hongrois avec un scénario post cataclysmique qui a son intérêt. La seconde partie est cependant sur un faux rythme qui révèle au final des formes de mélancolie qui sont peu décelables dans l'énergie de la première partie. La fin particulièrement est pour moi incompréhensible, inintéressante au possible sous couvert d'une poésie absurde. Trop long et trop philosophique ce qui affadit tout bon scénario de S.F.
Les 30 premières minutes du film sont un régal autant visuel que scénaristiquement. Mais le reste du scénario est tiré en longueur avec peu de matière, j'ai fini par m'ennuyer et attendre avec insistance la fin du film. Le mélange d'animation 3D (décor) et effet 2D (personnages) est pour le coup très soigné. Un peu déçu par ce film d'animation d'anticipation qui avec un meilleur scénario aurait pu être excellent.
Un scénario post-apocalyptique très interessant sur un possible futur fixant un âge limite de 50 ans á chaque être humain qui sera ensuite recyclé en arbre pour produire l’air dans le dernier refuge de l’humanité. Ça m’a plu!
"Sky Dome 2123" est un film d'animation hongrois qui se déroule en 2123. Dans ce monde ravagé par la sécheresse, toute personne âgée de plus de 50 ans est désormais destinée à être transformée en arbre. L'histoire suit une femme de 32 ans qui souhaite anticiper ce destin inéluctable. Son mari se trouve alors confronté à la tâche délicate de raviver la flamme de sa compagne, qui a sombré dans la dépression, ainsi que celle de leur relation. Cette dystopie se distingue par une ambiance mélancolique persistante, offrant une réflexion poignante sur l'état de notre monde, le sens de la vie et l'amour, le tout enveloppé dans une animation soignée.
Un dessin animé qui vaut le détour dans une histoire futuriste qui se passe en 2123. Le scénario est intéressant, les dessins très beaux pour servir la cause de Stéfan et Nora, un couple au passé lourd qui quittent le dôme. Le sujet interroge dans un contexte apocalyptique puisque la nature a disparu. Associé à ce désastre les humains n'ont le droit de vivre que jusqu'à 50 ans sous le dôme. A voir !
Un Régal d'animation. Ok c'est Hongrois, mais le résultat est là! et franchement çà méritait une Promo poir mettre ce film d'animation en valeur. Un thème futuriste très bien abordé, On regarde ce film de très bonne manière. A Voir!
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2,5
Publiée le 17 septembre 2025
"Müanyag égbolt" se passe dans une dystopie où les humains doivent faire don de leur corps à l'âge de 50 ans pour devenir des arbres et garantir ainsi des ressources pour toute la planète. En gros, ils sont sacrifiés pour le bien commun avec même des personnes qui décident de "partir" avant l'heure. C'est le cas de Nora, mais lorsque son mari Stefan l'apprend, il met tout en œuvre pour la sauver... Malgré ce postulat, "Müanyag égbolt" n'est pas un film d'action de science-fiction. Tibor Bánóczki et Sarolta Szabó s'intéressent surtout à ce monde dystopique avec des dilemmes en tout genre d'un point de vue relationnel, philosophique ou éthique, et une grande attention portée à cette relation de couple qui a été brisée par un drame. Une réflexion intéressante englobée dans une animation assez jolie, mais le film souffre d'un vrai manque de rythme. J'ai eu beaucoup de mal à rester dans l'histoire ou même m'attacher aux personnages même si le rythme n'y est pour rien dans ce cas. Ça se joue donc sur des détails, mais c'est ce qui fait la différence à la fin. L'esthétique est soignée, l'univers semble assez riche et l'histoire a du potentiel, mais je suis resté sur ma faim.
Dans un futur proche, la sécheresse a ravagé la Terre. L’humanité est contrainte de vivre sous des dômes artificiels. Pour réguler les ressources et la démographie, chaque individu doit se sacrifier à 50 ans et sera transformé en arbre. Voilà le pitch de Sky Dome 2123, le premier long-métrage du duo hongrois Tibor Bánóczki et Sarolta Szabó.
Un dessin animé plutôt dépressif où les humains se transforment en arbres lorsqu'ils atteignent leur 50ème anniversaire. Très esthétique mais assez sombre, donc, cette oeuvre est destinée avant tout à un public adulte, attentif au thème de l'écologie. Sans avoir été emporté par le récit, je l'ai suivi néanmoins avec intérêt, même si quelques répétitions l'étirent au-delà du nécessaire.
Ce film est avant tout une histoire intimiste. Avec un emballage de SF un peu trop pauvre. Si il y avait eu la magie foisonnante d'un ghibli dans les zones désertiques, cela aurait certainement été bien plus beau. Même si ici c'est la décrépitude que l'on souhaite montrer. C'est très bien composé, très bien écrit. Les personnages sont intéressant visuellement et au niveau de leur psyché. Tout cela est très adulte mais malheureusement, incroyablement lent. Une histoire qui aurait été très bien sur une seule heure, et ici l'on fini par s'ennuyer un peu, pour ne pas dire beaucoup par moment. C'est vraiment dommage car c'est bien.
Un plan d'intro impeccable techniquement qui nous transporte dans un univers graphique très aboutit. Une grande poésie se dégage du film sur fond de dérèglement climatique. Un questionnement sur notre rapport aux vivants et à notre anthropocentrisme. On assiste à une dernière partie qui s'étire en longueur et ou certains points de vues narratifs aurait pu être plus exploré.
Ce film d’animation hongrois déploie un récit de science-fiction poétique et mélancolique évoquant ce que l’être humain peut faire de pire offrant un futur inquiétant dont on prend pour autant le chemin. Réflexion pertinente et foisonnante d’idées.
Un régal pour les yeux (dans les décors et les personnages, vraisemblablement obtenus par rotoscopie) et une vraie réussite, où le réalisateur Tibor et la réalisatrice Sarolta, ont su faire preuve d’imagination en créant un monde postapocalyptique [évoquant « Soleil vert » (1973) de Richard Fleischer qui se déroule en 2022, où les ressources naturelles sont épuisées, les humains se nourrissant d’un nouvel aliment, « Soleil vert »] où les aliments animaux et végétaux manquent, spoiler: obligeant les humains (ceux qui vivent à Budapest, sont protégés par un dôme, le Danube étant à sec) qui atteignent 50 ans (18 000 jours) à être inoculés d’une graine pour servir de substrat à un arbre dont les feuilles serviront de nourriture . Il y a des points communs avec « Mars Express » (2023) du Français Jérémie Perrin, qui se déroule en 2200 sur Terre et sur Mars, par le graphisme et les moyens de locomotion (voiture sans chauffeur, train suspendu à un rail), ainsi qu’avec « Nausicaä de la vallée du vent » (1984) du Japonais « Hayao Miyazaki, spoiler: car les arbres produisent un pollen toxique pour les humains (d’où leur combustion au bout de 3 ans) . C’est aussi une histoire d’amour, spoiler: celle d’un couple qui a perdu un enfant, Tomi, de maladie, et dont le mari, Stefan (28 ans), tente de sauver de la dépression (et plus) sa femme, Nora (32 ans) . A signaler la belle musique du Néo-Zélandais Christopher White (49 ans).
Avec son approche visuelle proche de celle du récent ‘Mars express’ (avec une touche de réalisme supplémentaire grâce à l’utilisation de la rotoscopie, pas toujours totalement maîtrisée d’ailleurs), ‘Sky dome 2123’ s’inscrit dans la science fiction introspective de Tarkovski ou Mamoru Oshii : dans une Budapest protégée par un dôme et plantée au milieu d’un monde ravagé, les humains sont euthanasiés à l’âge de cinquante ans afin d’être “végétalisés” pour maintenir un écosystème et un approvisionnement en ressources fonctionnels sous le dôme. Lorsque Nora demande sa végétalisation avec dix huit ans d’avance faute de pouvoir surmonter sa dépression, son mari Stefan décide de tenter l’impossible pour la garder en vie. Malgré son titre, l’essentiel de l’action ne se déroulera pas dans cette métropole sous cloche mais dans le monde extérieur, à la recherche d’un mystérieux scientifique capable d’inverser le processus de végétalisation. A l’image des réalisations les plus célèbres des cinéastes-auteurs cités plus haut, ‘Sky dome 2123’ ne sera pas forcément très généreux en rebondissements, ni très disert en explications, et il déstabilisera sans le moindre doute ceux qui estiment que tout est ‘quête du héros’ et doit aboutir à une solution concrète Une production américaine aurait vu ses héros se démener, trouver une solution, concilier leurs aspirations personnelles et le sauvetage de l’humanité…ou échouer en essayant. Plutôt que de foncer et de se battre, alors même que le temps est compté à la jeune femme, le couple s’adonne à des occupations sans la moindre finalité objective (par exemple, ils rangent méticuleusement une maison abandonnée dans une ville où ils font halte pour la nuit) comme s’ils sentaient confusément l’inanité de vouloir préserver un système où l’homme est devenu une ressource recyclable comme une autre, comme s’il était plus important de “vivre” une dernière fois. Si vous voulez un scénario où les difficultés sont résolues, passez votre chemin. Si vous êtes plutôt en recherche de science-fiction réflexive et contemplative, donnant à voir quelques paysages et réalités implicites très évocatrices, alors vous découvrirez en ‘Sky dome 2123’ une sensibilité, toute de spleen et de résignation, que vous n’aurez pas souvent expérimentée dans un film d’animation. En ce qui me concerne, même si je ne suis pas obsédé par la première possibilité, peut-être ‘Sky dome 123’ penchait-il de façon un peu trop déséquilibrée en direction de la seconde.
« Notre avenir est dans les arbres» Un monde stérile sous un dôme où on meurt à 50 ans pour devenir un arbre qui nourrit ceux qui restent…elle met fin à sa vie à 30 ans en suivant le processus, il veut la sauver. Une jolie fable écologique, un beau film d’animation, hymne à l’amour, en hongrois.