Sira
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FaRem

10 559 abonnés 11 328 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 septembre 2025
Sira mène une vie simple et heureuse avec sa tribu de nomades, mais lorsque leur groupe est attaqué par des terroristes, Sira se retrouve seule et livrée à elle-même dans un environnement à la fois hostile pour les conditions météorologiques que pour la présence de ces hommes dans la région... "Sira", c'est donc le portrait d'une femme extrêmement résistante et débrouillarde qui lutte pour sa survie et sa soif de vengeance. Apolline Traoré n'élude absolument pas la violence à laquelle ces femmes sont confrontées, ce qui donne des scènes vraiment marquantes par contre, son film a du mal à se situer entre le simple drame et le film de vengeance. Ça peut très bien être les deux, mais pas comme ça. L'histoire couvre une trop longue période pour être crédible. C'est impossible de croire qu'elle a vécu tous ces mois dans les rochers. Il y a tellement d'incohérences que ça gâche le film. Entre-temps, on suit également l'organisation terroriste qui est terriblement attentiste. En gros, il ne se passe rien pendant une grande partie du film qui est bien intentionné, mais ennuyeux.
Fiers R.
Fiers R.

202 abonnés 837 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2024
Un film ambitieux venu du Burkina Faso ce n’est pas commun. Qui est en plus réalisé par une femme c’est encore plus intrigant. Déjà que les œuvres nous provenant de ce continent sont rares (et notamment celles mémorables et remarquables), il serait dommage de louper un long-métrage du cru, en l’occurrence le Burkina Faso ici même si le film se déroule dans une zone indéfinie du Sahel. « Sira, une héroïne africaine » fait donc partie de ces propositions en forme de curiosité venue des antipodes qui donne envie bien qu’il faille avouer que le film n’est pas dénué de nombreuses imperfections. Mais celles-ci font aussi et en partie son charme. En effet, il faut avouer qu’hormis les films du Maghreb, une région bien plus prolifique question septième art, ou un « Timbuktu » qui arrive toutes les décennies, on ne peut effectivement pas dire qu’on soit noyé sous les propositions du continent africain. Il est donc intéressant de découvrir cette œuvre engagée et féministe.

On suit durant deux heures les mésaventures de la Sira du titre. Kidnappée devant sa famille avant son mariage puis violée et laissée pour morte par ses ravisseurs, elle va tenter de se venger de ses bourreaux et retrouver son fiancé. Les prémisses sont haletantes et le film nous montre à la fois les agissements des groupes terroristes islamistes dans ces zones de non-droit du désert africain ainsi que le sort de femmes devenues objets et enlevées par lesdits terroristes. C’est quelque chose de rarement vu au cinéma et Apolline Traoré ne manque pas d’ambition. Elle ajoute même à son œuvre très féministe une sous-intrigue maligne et intéressante qui parle de l’homosexualité masculine dans ce contexte très religieux et machiste, ajoutant un parfum de souffre bienvenu.

Problème, « Sira, une héroïne africaine » se pare d’invraisemblances notables (on a du mal à croire que Sira puisse se cacher seule durant des mois dans une grotte à côté du camp de ses ravisseurs) et de digressions inutiles qui ralentissent le rythme et sont source de longueurs (les séquences avec le fiancé) et de répétitions. Ses errances narratives handicapent un film qui aurait pu faire vingt à trente minutes de moins. Et on peut souligner aussi que le jeu de certains acteurs s’avère approximatif. L’écriture des personnages s’avère très mince et ils souvent dessinés à gros traits sans grande profondeur.

Néanmoins, le film est rare et dépaysant. Et la mise en scène de Traoré se révèle des plus ambitieuses, mettant un point d’orgue à retranscrire dans sa plus grande beauté, le cadre désertique du Sahel. La cinématographie est en effet majestueuse et impacte l’œil. Le sable orange et les étendues infinies du désert sont magnifiés par la photographie de Nicolas Berteyac. Les images sont donc sublimes et l’ensemble se fondrait parfois presque dans le genre du western mais travesti dans les étendues désertiques africaines. Le constat concernant la traite des femmes est édifiant et nous bouscule, comme si dans ces régions la place de la femme n’avait pas évolué depuis des siècles. Certes imparfait et parfois maladroit, « Sira, une héroïne africaine » déploie pourtant assez de singularité et de force contestataire pour convaincre et intriguer sans ennuyer malgré ses deux heures. Une expérience peu commune donc qui est constituée de valeurs à la fois fortes et importantes gommant en partie ses défauts majeurs.

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Mélany T
Mélany T

41 abonnés 766 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2024
La mise en scène est sublime, le récit captivant, prenant et intelligent et l'ensemble remarquable.
William
William

4 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2024
Une jeune femme rejoint son fiancé avec sa famille. Sa caravane est attaquée par l'Etat Islamique et les hommes sont tués tandis que notre héroïne est enlevée et abandonnée dans le désert. Elle réussit à s'installer à proximité du camp des rebelles mais se retrouve dans une impasse.
Sa lutte pour sa survie est captivante et on pardonnera volontiers un jeu pas forcément formidable ainsi que les incohérences du scénario, les facilités scénaristiques.
Le thème du conflit en cours au Sahel est rare et le point de vue africain est passionnant : respect des anciens, esprit communautaire, conflits ancestraux entre paysans et bergers, place de la femme africaine sont autant d'éléments qui irriguent le film et en font un bonheur pour l'occidental avide de comprendre ces cultures si éloignées.
Frederic S
Frederic S

1 abonné 72 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 avril 2024
ce film est prenant au niveau de sa description précise des conditions de vie dans ces régions du monde.

spoiler: Je ne mets que 3* car la fin du film m'a fait décrocher: la facilité avec laquelle l'héroïne entre et sort du camp, sa facilité à tuer tout le monde en une rafale de kalachnikov..., bref la fin en mode Rambo 3 ne colle pas du tout avec le personnage. Ca a gâché ma très bonne impression de la première moitié du film.
Philippe Chateau
Philippe Chateau

3 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mars 2024
Bonjour, un film à " L'africaine ", scénario cucul la praline, sur un sujet grave, jeux d'acteurs mauvais etc... Si vous avez 1h30 à perdre
Turned
Turned

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2024
Étonnante surprise que ce film venant du Burkina, resté inédit à ce jour en salles en France et pourtant passé par la Berlinale. Le récit est à la fois sidérant par sa violence et par ses rebondissements, à commencer par la résistance de l'héroïne (Nafisatou Cissé, formidable "transformer" dans ce rôle casse-gueule). Le film agit littéralement comme s'il nous enfermait avec elle dans le Sahel, en proie à des agresseurs sans foi ni. Le désert est le second personnage du film, invisible et omniprésent (comment s'y cacher ? comment y survivre ? comment s'en échapper ?...). Appoline Traoré, dont c'est le quatrième film, pose implacablement les jalons ce qui commence comme une tragédie et se transforme peu à peu en thriller, apolitique malgré sa situation géographique sensible. Tout se déploie autour de Sira et sa capacité à surmonter les épreuves. Dans une mise en scène à la fois sobre et magistrale, au service des violences spectaculaires exercées par les terroristes, Sira voit d'emblée les hommes de son clan décimés, puis se fait violer par le meurtrier de son père avant d'être abandonnée entre dunes et rocaille. Mais elle survit... Le scénario ambitieux ménagera des rebondissements inattendus. Le propos est féministe (Sira pourra prendre appui sur un groupe de femmes esclaves et solidaires), mais jamais levé en étendard, et le film peut se lire au premier degré comme un film d'action(s). Malgré les épreuves, Sira qui fera preuve d'une froide détermination à assouvir sa vengeance, restera une idéaliste romantique, qui rêvera toujours de son promis. Ce dernier aspect de sa personnalité n'étant pas sans provoquer l'audace la plus folle du scénario, en toute fin du film, dont on attend déjà avec impatience le prochain de l'autrice.
V Delerue3
V Delerue3

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 octobre 2023
La vie dans les campements est très bien évoquée, c'est le début du film, j'adore le désert, sa lumière, ses bruits..

Mais la violence des premières scènes m'a été insupportable, notamment le viol, j'ai quitté la salle...je le regrette.

Dans ma compréhension le ciné est un spectacle, un plaisir..
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