Comme "barbare" le film se passe dans une petite ville américaine, où les maisons sont alignées et se ressemblent toutes.
Six personnages (de mémoire) sont dans cette histoire, et chaque personnage aborde un thème et dénonce à un certain degrés les travers de la population Etats-Unienne.
La maitresse de la classe (Julia Garner) dont tous les élèves ont disparu, sauf un.
La ville va céder à la facilité, et lui mettre la pression, la pensant responsable.
Le policier violent, client des bavures. (Alden Ehrenreich)
Le père de famille, prêt à tout pour retrouver son fils, qui enquête et secoue la police (Josh Brolin) dont le retour à l'écran fait plaisir, puisqu'à la base le rôle était pour Pédro Pascal, n'ayant pu se libérer pour des raisons d'agenda !
Le petit Alex, unique rescapé de la disparition, surprotégé par les gens de la ville, et le directeur de l'école.
Directeur de l'école campé par Bennedict Wong, ça fait du bien de le voir ici, ça change de Ant-Man et Doctor Strange, et il livre une belle prestation, que je n'aurait pas soupçonnée.
Et d'autres sujets que je vous laisserai découvrir, histoire de ne pas en dévoiler trop.
Dans sa première heure, malgré les névrauses de chacun, à leur manière ils vont enquêter pour percer le mystère de cette dispartion groupée d'enfants.
Et le film va, dans sa première heure, nous montrer le déroulé à travers les yeux et les occupations de chaque personnages.
Le montage est découpé ainsi. Si effectivement cela fonctionne bien sur les trois premiers découpages, je doit dire qu'un petit ennui se fait sentir, à cause de la répétition du procédé, nous obligeant à revenir en arrière, repartir en avant ext... dans le déroulement chronologique des événements. Evénements que l'on connait déja, mais à chaque parties terminées, un nouveau morceau du puzzle est emboité.
Très bien réalisé, avec des champs et des perspectives malignes. Une photographie ultra lumineuse et une accentuation bleutée esthétique sur les scènes de nuit et d'intérieurs avec pénombre.
Une musique oppressante, qui pompe légèrement les violons de la saga Insidious à certains moments, mais qui est marquante et remplie son rôle à la perfection.
Le film maintiens la pression en permanence, rendant le léger effet effrayant efficace, car le spectateur est à cran.
Le fait que des enfants soient concernés accentue la peur, la cruauté et l'empathie, ça fait peur, et un film d'horreur qui fait peur est un film réussi.
La deuxième partie, et la conclusion changent radicalement de ton. Pour passer dans la comédie d'horreur assumé, à la "The Monkey", en tout cas dans l'esprit certaines séquences m'y ont fait penser.
A mon sens, c'est là la bonne idée du film, mais ça divisera certainement, car on ne pourra pas faire autrement que de rire face à l'absurdité des combats et poursuites.
Et le bouquet final, diablement efficace, mais que j'ai trouvé trop vite expédiée, alors que le film passe son temps, à prendre son temps, pour la bonne cause, dommage.
On en sais pas beaucoup sur l'antagoniste, et ça me gène toujours quand c'est le cas. D'ailleurs j'ai choisi de ne pas en parler, sinon tout l'intérêt de voir le film tombe à l'eau.
Oui une part de mystère reste entière, pour moi c'est chiant, mais ça fait partit du tour de manège.
J'ai préféré "barbare" mais Evanouis est un bon film. D'avantage un thriller psychologique, qu'un fillm d'horreur au final, mais c'est quali. Bien filmé, angoissant et effrayant, il remplit son rôle, même si sa structure narrative et son montage peuvent être barbant, tellement il se répète en deux heures.
Mais accroché à la volonté de résoudre le mystère, et de voir où les plans machiavéliques de l'antagoniste conduiront, on raccrochera le wagon quoi qu'il arrive.
Un film de genre réussi, mais pour moi pas le chef-d'œuvre évanouissant que la presse en fait.
Des moments, trop démonstratif à mon gout. Un peut long pour énumérer une seule situation sous plusieurs angles. Mais je vous encourage à vous laisser tenter quand même, si le cœur vous en dit.