Évanouis
Note moyenne
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821 critiques spectateurs

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72 abonnés 117 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2025
WEAPONS (2025) frappe fort : le film installe d’emblée une atmosphère oppressante, combinant horreur, mystère et tension. La comédienne Julia Garner en pivot, les prestations des autres acteurs sont solides, offrant une mosaïque de personnages hauts en couleur, tirées vers le haut par une mise en scène qui n’hésite pas à être viscérale sans tomber dans le tape-à-l’œil. La photographie, le montage renforcent le malaise de façon efficace !
Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2025
Quelle claque ! Ce film regorge de facettes différentes et nous plonge en immersion totale dans cette histoire d'enfants disparus dans la nature. Le traitement du scénario est vraiment qualitatif, partageant le point de vue de différents personnages dont on ne comprend parfois pas le lien avec l'histoire principale, mais dont le puzzle va s'emboîter au fur et à mesure. La part de mystère tient bon jusqu'au bout, la tension monte, on met nos nerfs à rude épreuve et les quelques jump scares ont eu raison de moi. La dernière partie est très audacieuse, car elle va autant vous faire sursauter que vous faire rire, puis vous remettre sous tension, le mélange des genres en si peu de temps est maîtrisé sans tomber dans les clichés. Casting impeccable, enquête prenante, moments horrifiques mélangés à une pointe d'humour noir, je pense que l'on tient là un des meilleurs films de cette année. Mon blog : cinephile critique
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 août 2025
Évanouis est une véritable claque cinématographique, et sans doute LE film d’horreur / thriller de l’été 2025. Dès les premières minutes, on est happé par un scénario d’une précision chirurgicale, où le suspense grimpe crescendo jusqu’à atteindre des sommets de tension.

Le montage, savamment découpé en chapitres à la manière d’un Tarantino ou d’un Nolan, donne au récit une profondeur et une richesse narrative rares : chaque chapitre suit un personnage différent, offrant un angle unique qui éclaire peu à peu les zones d’ombre et fait progresser l’histoire avec une fluidité impeccable.

Les acteurs sont tout simplement sublimes. Chacun incarne son rôle avec justesse et intensité, porté par une direction d’acteur au plus près de l’émotion et un placement de caméra millimétré qui capte chaque regard, chaque frisson. On sent un travail d’orfèvre derrière chaque scène.

Résultat : un des meilleurs thrillers horrifiques de ces dernières années. À voir absolument, et si possible… en courant vers la salle, les bras écartés (vous comprendrez).
Cinévore24

446 abonnés 939 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 août 2025
3 ans après «Barbare» (un film qui m'avait convaincu dans sa première moitié et bien moins dans sa seconde), le réalisateur-scénariste Zach Cregger nous revient avec ce second film dans la veine horrifique.
Un film qui semble cartonner au box office américain et dont je dois avouer que je ne comprends près très bien le succès, celui-ci se rapprochant plus pour moi d'une forme d'arnaque que d'une œuvre vraiment maîtrisée et réussie.

S'ouvrant à la manière d'un conte obscur et à l'ambiance presque hypnotisante sur fond de balade rock (une intro qui m'a bien plu), le film décide de nous balader durant 2h à travers son récit divisé en chapitres et en points de vue pour lever le voile sur cette disparition d'enfants au sein d'une petite ville.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le ton et la construction de ce film m'ont particulièrement agacé, déroulant une narration faussement labyrinthique et complexe pour dissimuler un "twist" prévisible et finalement plutôt pauvre en terme d'écriture spoiler: (la coupable est une vieille ensorceleuse malade qui manipule les êtres autour d'elle comme des marionnettes et les transforment en zombies/armes prêts à se lancer sur leur cible au moindre danger pesant sur elle)
, faisant tourner le film assez vite en rond et se terminant pas un (looong) dernier segment en mode "et là, vous avez compris hein, vous avez compris où je voulais en venir ???", ne faisant que confirmer la fragile illusion sur laquelle veut se reposer ce (soi-disant) bon film.

La galerie de personnages au sein de celui-ci n'aide pas non plus, certains étant pour le moins insupportables (mention spéciale au flic et au drogué, dont je me foutais pas mal) et dont les segments sont bien trop artificiels, juste là pour raccrocher avec la suite.

Alors oui, au niveau formel, la réalisation et la photographie sont propres et maîtrisés, conférant une certaine ambiance et esthétique à l'ensemble, notamment lors des séquences de cauchemar (même s'il faudra m'expliquer comment le personnage de Josh Brolin a pu faire un cauchemar aussi élaboré et divinatoire). Mais si l'écriture ne suit pas (comptant en son sein plusieurs incohérences), ça ne suffit pas pour convaincre, loin de là.
Et pour une œuvre vendue comme un film d'épouvante-horreur, l'épouvante-horreur n'y marche que trop rarement, désamorcée trop souvent par un humour malvenu (et sans doute involontaire).

Bref, vous l'aurez compris, ce «Weapons» («Évanouis» en français...pourquoi ? Aucune idée) ne m'a vraiment pas convaincu et m'a laissé assez indifférent au final : bien trop long, redondant et peu palpitant dans sa construction en puzzle, se mélangeant les pattes au niveau du ton à adopter, et voulant "complexifier" artificiellement une histoire sans grande surprise et pas toujours très crédible spoiler: de sorcière et de sortilège
.

Le genre de film prometteur, mais qui manque sa cible, et pas qu'un peu.
Matt
Matt

25 abonnés 282 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 août 2025
Tellement déçu mon dieu tellement déçu…. On nous a survendu un film d’horreur soit disant le meilleur de l’année… a quel moment il y a de l’horreur dans ce film ? Entre humour décalé, mise en scène mal faite, moment censé être « angoissant » à la limite du ridicule et mal placé, et j’en passe… mais qu’est ce que je viens de voir là ? J’ai rarement été autant trahi par une affiche, une promotion et des critiques de personnes sans doute payer pour en dire du bien, je ne vois que ça.
Pi c
Pi c

52 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 août 2025
comment un final gâche un film...

Je ne vais pas spoil rassurer vous mais simplement parler de mon ressenti.
Pour moi le film avait vraiment du potentiel, sa structure narrative est hyper intéressante, on vit la vie d'une petite ville de banlieue résidentielle américaine où tout les enfants sauf un d'une classe de primaire ont disparu.
Cependant le film retrace le même événement à travers plusieurs personnages, ainsi les questions des uns sont résolues plus tard. Permettant aux spectateurs d'avancer dans l'enquête sans perdre d'intérêt. À la manière de l'excellent 11:14.


Bien que certaines ficelles scénaristiques soient bien trop visibles, et que les indices soient plutôt mal répartis selon moi. Le film reste intéressant et plutôt prenant pour ses 2heures et son visuel plutôt classique.


Néanmoins le besoin d'ajouter de l'humour eet le ridicule de certaines scènes détruisent totalement l'intérêt qu'on porte au film, malgré une poignée de scènes gores sympathiques (mais clairement pas révolutionnaire) et un casting hyper convainquant.


Au final on se retrouve avec un sous Cure où les screamers inutiles fusent et l'humour potache détruit l'ambiance installée.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2025
Évanouis de Zach Cregger captive par son ambiance trouble et sa structure audacieuse. Quand tous les enfants d’une classe disparaissent à 2h17 sauf un, la ville de Maybrook s’enfonce dans l’angoisse. Ce thriller sensoriel, entre Ça et Les Revenants, préfère l’attente au choc, la paranoïa à l’explication. Julia Garner excelle en institutrice soupçonnée, tandis que Josh Brolin incarne un père rongé par le vide. Le film joue sur la fragmentation du récit, avec des chapitres adoptant le point de vue de personnages différents. Caméra à hauteur d’enfant, silence pesant, lumière crue : chaque détail vise l’immersion émotionnelle. L’heure 2h17 devient symbole, faille, obsession. Plus qu’un mystère, Évanouis parle de deuil, de peur collective et d’incompréhension.

Tourné dans la chaleur étouffante de la Géorgie, Évanouis impressionne par sa rigueur formelle et son casting sans fausse note. Le jeune Cary Christopher bouleverse en rescapé mutique, tandis qu’Amy Madigan, glaçante, renforce l’ambiance de suspicion. Inspiré par un deuil personnel, le film se construit comme un exutoire émotionnel plus qu’un récit logique. Chaque personnage semble hanté par une absence, chaque silence pèse plus que les dialogues. Mais si la forme fascine, le fond laisse un goût d’inachevé : la résolution, abstraite, divise. Audace ou échappatoire ? Évanouis ne tranche jamais, laissant le spectateur dans le doute. Pas un chef-d’œuvre, mais une œuvre forte, imparfaite, qui préfère suggérer que répondre. Un cauchemar atmosphérique plus troublant que réellement effrayant.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 août 2025
Drame horrifique écrit et réalisé par Zach Cregger, Évanouis est une arnaque complète, un foutage de gueule intégral, un crachat au visage du public. L'histoire se déroule à Maybrook, en Pennsylvanie, dans une petite ville paisible qui va connaître un événement la marquant à jamais. Une nuit, à 2h17, dix-sept enfants de la même classe de primaire quittent simultanément leur domicile et disparaissent. En se rendant en classe le lendemain, Justine Gandy, leur enseignante, arrive et ne trouve qu'un seul élève, Alex Lilly. Une enquête policière est ouverte et Alex et Justine sont interrogés, mais l'enquête et les interrogatoires ne révèlent rien. Ce scénario s'avère particulièrement pénible à visionner pendant toute sa durée d'un tout petit peu plus de deux heures. Pourtant, l'intrigue commence de façon prometteuse, à l'instar de son synopsis qui attise la curiosité. Mais elle semble également dévoiler tout de go l'ensemble du récit. On se demande donc bien ce que va raconter la suite. Et c'est là que commence la purge. Car oui, l'histoire qui se déroule pendant plus d'une heure et demie est totalement déconnectée de ce qu'on nous vend. Celle-ci nous fait suivre via des chapitres différents personnages qui se croisent, nous montrant ainsi le point de vue de chacun. Mais tout ceci est totalement vain tant ça n'a rien à voir avec ce qu'on nous présente au début. Et ce découpage en chapitres n'est pas du tout judicieux, pour ne pas dire contre-productif. C'est absurde et s'enfonce dans le grotesque au fil des minutes en tombant dans le genre fantastique qui ne colle pas du tout au réalisme instauré au départ. Il n'y a absolument aucun fond, c'est le néant, le vide intersidéral. Aucun sujet n'est traité, si ce n'est des ébauches restant en l'état. Résultat, ça semble aussi interminable que minable. On se demande quel est le sens de tout ça ? Quelles sont les motivations à cela ? Pourquoi ça n'a aucun rapport ? Tant de questions qui resteront sans réponses. On s'attendait à une enquête policière, à un thriller, à de la tension, à de l'angoisse. Mais non, rien de tout cela, juste le vide. La dernière demi-heure raccroche tout de même un peu les wagons mais c'est beaucoup trop tard et surtout ça devient de plus en plus risible au fil des révélations concernant l'origine de ces disparitions. Rarement un scénario n'aura été aussi médiocre. On dirait vraiment que le métrage a été produit uniquement pour balancer quelques scènes chocs de par leur violence primale et pour tenter de nous faire sursauter à plusieurs reprises. Et en cela il fonctionne car quelques séquences sont marquantes par leur violence. Mais au service d'aucun propos. Le ton se veut lui très étrange. Il mêle en même temps drame et légèreté, ce qui donne un rendu ne s'accordant pas avec son point de départ. On sourit par moment car c'est complètement aberrant. L'ensemble est porté par des personnages manquant cruellement de profondeur et de développement. Des rôles interprétés par une distribution tout de même convaincante comprenant Julia Garner, Josh Brolin, Alden Ehrenreich, Austin Abrams, Cary Christopher, Benedict Wong, Amy Madigan ou encore June Diane Raphael. Tous ces individus entretiennent des rapports insipides soutenus par des dialogues aucunement intéressants. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain se veut de bonne facture. Sa mise en scène fait le travail, sans pour autant bénéficier d'une touche esthétique personnelle. Les passages se déroulant dans la pénombre sont pour leur part très mal éclairés, alors que les environnements dans lesquels se déroulent l'action sont eux très quelconques. Ce visuel correct est accompagné par une bande originale de qualité, aux compositions percutantes ayant un impact sur les situations et les images. Reste une fin pathétique, à l'instar de l'ensemble de ce film scénaristiquement cataclysmique. En conclusion, Évanouis est une vaste blague, un ratage sur toute la ligne, un long-métrage navrant et énervant tant il se moque de son public via son scénario mensonger et indigne d'être diffusé sur grand écran et de prétendre faire partie du septième art.
RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 août 2025
Une nuit, à 02h17, tous les élèves de la classe de primaire de Mlle Gandy -à l'exception d'un- se sont réveillés, sont sortis de leurs lits, ont descendu l'escalier, ont ouvert la porte d'entrée de leurs maisons, ont couru dans l'obscurité... et ne sont jamais revenus.

Une claque. Tout simplement. De celles à la force de frappe si rare qu'elles vont s'inscrire directement dans les meilleurs firmaments récents du genre pour y demeurer comme un modèle dans les années à venir.

Certes, on la pressentait avec les premières bandes-annonces qui nous avaient introduit à son postulat aussi fou qu'alléchant et "Barbare" nous avait déjà laissé une belle marque sur la joue mais rien n'aurait pu nous préparer à cet incroyable "Weapons" que Zach Cregger a choisi de dégainer en guise de second long-métrage.

Bien entendu, "Weapons" (qui donne logiquement un affreux "Évanouis" en VF) fait partie de ces films où il est dur d'en livrer une chronique sans en déflorer le mystère si savamment institué et qu'il mérite de conserver jusqu'à sa découverte. Pas d'inquiétude ici, on privilégiera une certaine retenue (malgré tout notre enthousiasme difficile à contenir) en restant à la surface de son récit et des nombreux secrets qu'il y a à percer afin d'en vanter les qualités.

Dès le départ, le film fait d'emblée preuve d'ingéniosité en dévoilant quelques éléments-clés supplémentaires de son concept, sans doute sciemment laissés dans l'ombre durant la promotion, et qui vont avoir une influence fondamentale sur la manière dont sa mosaïque d'évènements et de personnages va nous être délivrée.
Pour la faire courte, "Weapons" va se construire sous la forme d'un puzzle de points de vue entremêlés qui, si elle n'a plus rien de vraiment originale au cinéma aujourd'hui, va être pensée ici avec une maîtrise tout bonnement impressionnante pour à la fois faire avancer le récit (et sa multitude de pions placés dans le même état d'incompréhension que le spectateur) et en conserver en permanence le caractère énigmatique captivant, et ce même quand le brouillard commence à s'y lever.
Ainsi, les quelques craintes de redondance que ce choix de narration pouvait peut-être soulever dans ses prémices sont purement et simplement balayées en cours de route par une portée chorale qui ne cesse de gagner en ampleur, en intelligence d'orchestration, en indices et en visages brillamment dessinés d'une communauté brisée jusqu'à un acte final cassant, lui, littéralement tout sur son passage.

Quelque part, par certaines thématiques partagées (une génération sacrifiée pour une autre, une petite ville américaine où un mal insidieux s'est infiltré, etc) et les apparitions d'un protagoniste amené à rester emblématique et susceptible de provoquer une rupture d'anévrisme au clown Grippe-Sou en personne (la filiation en clins d'oeil est assez flagrante), "Weapons" laisse parfois à penser que Zach Cregger livre ici sa propre version certes très lointaine mais tout de même cousine de "Ça", marquée de son empreinte (car oui, au bout d'à peine deux longs-métrages, on peut déjà parler d'"empreinte" susceptible d'engendrer toutes les folies, c'est dingue en soi) et traversée des préoccupations résolument modernes de l'Amérique actuelle (par ce que recouvre son titre, la désignation aveugle de boucs-émissaires sous les cris de la vindicte populaire ou bien l'onde de choc d'une vérité balancée au sein de la rationalité d'un quotidien de certitudes devenues inébranlables), le tout sans se défaire de notes d'humour parfaitement distribuées dans un vrai p*tain de film de genre, assumé comme tel, avec une générosité jamais prise en défaut de bout en bout !

Enfin, et plus largement, "Weapons" se définit surtout comme un conte de fée contemporain d'une noirceur absolument jubilatoire, détournant certaines de ses figures archétypales (identifiées ou reconnaissables) dans une réalité de banlieue américaine qui ne semblait attendre que de les accueillir à bras plus ou moins ouverts pour imploser d'elle-même devant un phénomène inexplicable. Les miettes toujours plus riches et appétissantes semées sur la route de la résolution de ce dernier conduiront vers un retour de flammes forcément jouissif, n'ayant même plus besoin de la couverture symbolique pour s'exprimer. Zach Cregger le représentera ainsi frontalement, faisant exploser dans le cadre délibérément choisi de son film le déchaînement de fureur contenu dans les versant les plus obscurs des contes sur un ton désormais débarrassé de toutes les brides que l'enveloppe de son mystère se devait de maintenir jusqu'alors.

Sommet d'un été 2025 déjà très riche en propositions de genre de très bonne tenue, "Weapons" / "Évanouis" en est clairement un aussi de cette année cinéma, tous registres confondus.

Définitivement ce que l'on appelle une claque.

Une de celles où l'on a même carrément envie de tendre l'autre joue pour un rapide second visionnage.
22sur20 | Alex
22sur20 | Alex

108 abonnés 333 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 août 2025
ÉVANOUIS : 9/20

Comment peut-on qualifier ce film de réussi, ou même de “film d’horreur de l’année” ?

Parce que oui, sur le papier, l’histoire paraît originale — une classe d’enfants qui disparaît subitement à 2h17 du matin, sans aucune explication… — sauf qu’à la fin du film, l’explication, tu la cherches encore.

Sans spoiler, la “raison” de leur disparition tient en une seule phrase, dont les motivations ne sont jamais justifiées. Et pourtant, le film effleure des thématiques intéressantes, comme le harcèlement scolaire, sans jamais aller au bout. Je ne parle même pas du nombre d’incohérences, c’est abyssal.

Le film prend une éternité à démarrer. La faute à une structure scénaristique en chapitres, chacun centré sur un point de vue différent. Problème : certains sont totalement hors sujet et/ou inintéressants. Résultat : un rythme long, mou et fastidieux. On s’ennuie sec.

On a l’impression que le film ne sait jamais ce qu’il veut être : drame, comédie, parodie, conte horrifique ? Il passe d’un ton à l’autre sans aucune cohérence.

Je reconnais quand même que les acteurs s’en sortent bien dans l’ensemble.

Mais dès que le film tente de faire peur… c’est le fou rire assuré. Et quand tu rigoles à la première scène censée faire peur, la peur disparaît pour de bon. Ton cerveau passe direct en mode “auto-défense” et rigolera à toutes les scènes suivantes, parce qu’il ne peut plus prendre le film au sérieux.

Moi perso, j’ai pas rigolé. Mais dans la salle, ça se marrait fort. Donc si vous avez 15 € à claquer pour vous taper un délire entre potes, avec trois scènes tellement nulles qu’elles en deviennent drôles : allez-y.

Sinon, passez votre chemin.


Plus de notes sur insta : 22sur20
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 268 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2025
Évanoui va sand doute être l'un voire le film d'horreur de l'année. Intelligemment construit autour de plusieurs personnages clefs dont on suit le point de vue, le film prend son temps à démarrer. Le suspense est au rendez-vous tandis que la révélation finale fait brusquement tomber le film dans un conte horrifique mêlé d'humour qui n'est pas sans évoquer aussi le style de Stephen King. Parfait film de divertissement, Évanouis est assez surprenant et la qualité de l'interprétation participe à cette réussite. Un très bon film d'épouvante original et parfaitement rythmé. A voir absolument si vous aimez le cinéma de genre.
ffred

1 987 abonnés 4 252 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 août 2025
J'attendais ce film avec impatience, intrigué par ce qu’on annonçait comme un film d’horreur audacieux. Mais au final, c’est surtout la déception qui l’emporte.

Certes, une ambiance étrange et moite s’installe rapidement, et la tension est plutôt bien posée, mais ça ne décolle jamais vraiment à mon goût. Même l’arrivée de la fameuse tante, censée relancer le récit, ne suffit pas à faire basculer le film dans quelque chose de vraiment fort ou original.

La mise en scène de Zach Cregger est correcte, sans plus, et le scénario reste finalement peu inventif malgré quelques jump scares efficaces. L'histoire est vue sous l'angle de plusieurs personnages, cela finit par tourner en rond. C’est plutôt bien joué, surtout par Josh Brolin et Julia Garner, mais ça ne sauve pas l’ensemble, qui finit par ressembler à une sorte de grand guignol, plus amusant que réellement effrayant.

Un film qui avait du potentiel, mais qui m’a plutôt ennuyé. Bref, grosse déception.
Ségolène G.
Ségolène G.

19 abonnés 30 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 août 2025
Ahalal c'était bien parti mais la fin m'a gâcher tout le film. Les bons points : les acteurs sont bons, l'histoire en elle même est originale, le différent point de vue des protagonistes important de l'histoire ça c'est cool. Mais alors j'ai trouvée ça super long pour 2/3 jumscares, l'histoire est bâclée, pleins de questions laissées en suspens, trop d'incohérences. Les enfants ont disparus mais personne ne les cherche tout va bien dans le meilleur des mondes. Et je ne parle pas du gros fou rire que je me suis tapée à la fin qui m'a enlevé toute l'angoisse du debut spoiler: (la façon de courir a la Naruto, le drogué qui se réveille a chaque fois en gueulant après avoir été frappé genre 5 fois par l'autre gars, la mamie qui se fait courser normal par une horde de gamins disparus et personne ne réagit quand il la bouffe en pleine rue).
Dommage dommage encore un flop dans le genre Thriller/horreur. Un jour peut-être on aura qqch qui tient la route.
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2025
Beaucoup aimé !
Cregger transforme l'essai dans ce mix entre du Altman et du Stephen King (saupoudré de Gone Girl ^^).
Étonnamment moins horrifique que Barbarian, Weapons nous abreuve quand même régulièrement de séquences bien tendues, et de variations de ton cohérentes suivant lexpoint de vue des persos (6 personnages principaux et autant de changement de focus sans que cela paraisse rébarbatif à mon sens)

Le film est aussi bien gore, jusque dans son final curieusement fun

Le souci tient pour moi de ce climax, certes réussi, mais expédié en 10 min après tout ce build up exemplaire
Ça méritait plus d'ampleur et un vrai épilogue


Quoi qu'il en soit c'est une réussite (et Cregger prouve direct qu'il sera l'auteur parfait pour Resident Evil)
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 août 2025
Oh, une jeune fille qui court les bras en l'air, une possédée de 02h17 ! Non, juste nous, qui avons tenté de fuir la vision de spoiler: Benedict Wong avec ses atroces yeux exorbités
... On en a encore des frissons. A part sa longueur abusive de plus de deux heures, dû à son parti-pris (ultra audacieux) de montrer la même histoire sous plusieurs angles différents (ce qui rallonge singulièrement l'avancée de l'intrigue), Évanouis possède quelques scènes d'épouvante qui marquent assez durablement (très honnêtement, quand on a essuyé un Smile 2 classifié en -16 pour deux gouttes de sang, et que celui-ci se contente d'un -12, on se demande ce que fument les gens qui allouent ces classifications : peut-être viendront-ils aussi courir les bras en l'air, y'a de la place dans les rangées du bas). En tout cas, la première qualité qui marque est l'envie de faire peur, vraiment peur, en montrant tout (et en limitant les jumpscares idiots : il doit y en avoir seulement trois ou quatre, avec un coup d'archer sur un violon dans la BO : vous ne pourrez pas les louper) donc en n'épargnant pas le choc répété d'un spoiler: crâne sur un autre, en montrant un visage déformé de Benedict Wong
(désolé, on n'arrive pas l'oublier) qui pourchasse sans relâche une Julia Garner (une excellent actrice, décidément !) terrorisée et qui ne comprend rien à la situation (un peu comme nous), en s'offrant une scène finale qui n'a rien à envier à celle du Parfum, sauf qu'en plus, ce sont des enfants innocents (ce qui nous rend assez fébrile dans les films d'épouvante). La mise en scène est soignée, la BO (quand elle veut bien lâcher ce fichu violon) est qualitative, l'intrigue est très mystérieuse (on suit tour-à-tour les personnages, et chacun apporte une pièce au puzzle), et finalement ce n'est pas tant la question "d'où ils sont passés, les gamins ?" (car on le découvre étonnamment tôt !) que celles de "pourquoi, et comment ?" qui intéressent (une subtilité dans l'enquête qui ne se contente donc pas de remettre la main sur les enfants). Ce que l'on découvre (sans aucun spoiler, car cela vaut le coup) est loin de ce que l'on s'imaginait, est bien défendu par les images horrifiques que cela provoque (à défaut d'être bien expliqué : pourquoi spoiler: la vieille sorcière avait besoin des enfants ? Elle n'a pas l'air plus guérie à partir du kidnapping, et elle n'explique jamais clairement son plan, alors on ne sait pas trop ce qu'elle voulait en faire
...), et le jeu d'acteurs est là pour achever la bonne qualité du film. Julia Garner est parfaite en jeune professeure portée sur la boisson qui subit l'accusation publique, en plus d'être désespérée pour sa classe qui a disparu (elle nous fend le cœur), le père d'élève un peu brut de décoffrage qui retourne sa veste après "un certain incident" est un bon personnage à suivre, et même spoiler: la vieille sorcière sans sourcils et avec sa perruque rousse à la frange du Diable
est un visage étrange qu'on n'oubliera pas (en plus de Wong). Les quelques jumpscares plus bas du front nous ont évidemment fait quitter tout contact avec notre siège : spoiler: le demi-gamin à la place du lustre, la sorcière qui surgit devant la lampe torche dans la cave...
Ça ne vole pas haut dans ces rares moments, mais on ne peut pas dire que cela ne fonctionne pas (à part un abus total des scènes "Oh une porte ouverte, ça fait peur, attendons devant..." : une fois ça va, pas dix). Autrement, Évanouis se démarque de la concurrence horrifique par sa mise en scène audacieuse d'imbriquer toutes ces histoires subjectives ensemble, laisse Julia Garner, Josh Brolin, Benedict Wong et Amy Madigan être plus que parfaits pour leur rôle, ose montrer des scènes plus crues que d'habitude, et s'offre un scénario solide pour faire frissonner juste ce qu'il faut. Si vous voulez un chouette film d'épouvante, arrêtez tout, levez les bras, et courez dans votre ciné le plus proche. Pas à 02h17, par contre.
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