Avis : La vie est un long fleuve tranquille - Page 2
La vie est un long fleuve tranquille
Note moyenne
3,8
23694 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
325 critiques spectateurs
5
61 critiques
4
108 critiques
3
58 critiques
2
62 critiques
1
19 critiques
0
17 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Louis Morel
61 abonnés
850 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 13 octobre 2013
Sous son titre léger et utopique, le film de Chatiliez cache une vraie réflexion sur l'identité et la famille, le tout sur fond d'une comédie drôle et tendre.
Une des rare comédie que je peux regarder de nombreuses fois sans m'en lasser. Le scénario et dialogues sont excellents. Les personnages sont assez caricaturaux et on arrive a bien rigoler des clichés en plus les acteurs jouent parfaitement leurs rôles. C'est un véritable bijou du cinéma français!
Une très bonne comédie française, caricaturant avec brio les stéréotypes liés à deux familles que tout oppose. On retiendra d’excellents dialogues, une très bonne interprétation de la part des enfants et quelques scènes cultes, brillant par leur sens absurde. On peut néanmoins regretter que toutes les possibilités qui s’offraient n’aient pas été réalisées et que le film soit si court, presque inachevé ; mais quoi qu’il en soit, ce qui a été fait est déjà une grande réussite.
Déçue par son amant gynécologue et négligeant, une infirmière décide d'échanger deux enfants à la naissance, et ne le révèle que 12 ans plus tard. C'est ainsi que vont se côtoyer les Le Quesnoy, famille bourgeoise catholique et proprette, et les Groseille, famille de beaufs vivant d'aides sociales. Étienne Chatiliez aborde donc ici un double sujet. D'une part, l'échange d'enfants à la naissance (tristement réaliste...), en posant la question de l'influence des gênes ou de l'éducation sur le comportement. D'autre part, le film se veut surtout un portrait décapant de deux mondes différents, évoluant chacun dans leurs bulles. Les deux en prennent pour leur grade, avec plusieurs gags amusants, et des personnages volontairement caricaturaux (on se souviendra surtout de Patrick Bouchitey en prêtre euphorique !). Une bonne comédie.
Outre le fait qu'il soit culte et populaire, La vie est un long fleuve tranquille, m'est apparu bien plus profond et plus triste lors cet énième visionnage. On assiste au déclin d'une famille, et à l'absurdité d'une autre, sans savoir laquelle décline et laquelle est absurde, tant elles ont toutes deux des qualités indéniables et différents causes de leur classe sociale. Parfois drôle, plutôt cocasse, attendrissant de façon presque indécelable, ce film est un divertissement agréable, qui n'a rien à se reprocher. On assiste de plus à la première de Benoit Magimel, héros aussi voyou qu'adorable, qui avait déjà l'étoffe d'un sacré acteur!
C'est un film culte, que je ne me lasse pas de voir et revoir. Encore plus que du rire, il me donne chaque fois une vraie jubilation ! - Certains trouvent que le propos est un peu gros, ou qu'il a vieilli ? Ce n'est pas mon avis. Des Le Quesnoy, j'en ai côtoyés, et il en existe encore beaucoup. La subtilité du jeu d'Hélène Vincent, par-dessus tout, est un plaisir pour fins gourmets. Parmi bien d'autres joyaux dans ce film, je retiens cette séquence, une des plus cruelles de toutes, où l'infirmière, qui vient de préparer amoureusement un repas de fête livré par un traiteur, se laisse sauter en coup de vent par le docteur, avant de le voir illico remettre son pardessus, pressé de rentrer chez lui pour écouter son intégrale du Ring. Et même les Groseille, quoique repoussants, sont pourtant parfois touchants à leur manière. Il n'y a d'ailleurs guère de séquences qui ne soient bourrées de petites subtilités, pour qui sait les voir. En guise de conclusion, le film se termine par cette percutante séquence : le petit sourire de satisfaction de l'infirmière (Catherine Hiégel) qui a enfin pour elle seule son cher docteur, devenu impotent. La boucle est bouclée. Et certains disent qu'il manque une fin à ce film ?
Un très bon film avec d'excellents acteurs de tous âges, qui doit surtout son succès à cause de la différence entre les bourgeois catholiques coincés très bien dépeints et les prolos pas très courageux et surtout profiteurs. On rigole souvent.
Je n'avais jamais ce film "culte" malgré tout ce qu'on a pu m'en dire. Quelle purge! Et le mot est faible. Absolument pas drôle, mal interprété, sauf par le jeune Benoit Magimel, déjà très bon. Rien à sauver, sinon la séquence où Daniel Gélin prend connaissance de l'inversion des deux bébés assez drôle.
Culte ! ("C'est bien mon Toc-Toc !" "Allez, je vais mettre la viande dans le torchon, on débarassera demain..." "Ooooooooh la saloooooope...") Autant de répliques cultes pour un film encore plus culte ! Désopilant !
Pour son premier film, Etienne Chatillez réalise une comédie caustique hilarante avec cette sublime histoire de rencontre improbable entre deux familles, les tradi catho Le Quesnoy et les beaufs Groseille, qui recèle de répliques cultes et de personnages inoubliables interprétés par un casting génial.
Ce premier film réalisé par Étienne Chatiliez et sorti en 1988 est très bon ! C'est l'histoire d'une famille bourgeoise et d'une famille beauf dont deux des enfants ont été échangés à la naissance, ils sont donc obligés de prendre connaissance afin de rétablir les choses. Le synopsis, et même le scénario d'ailleurs, pourrait faire penser à un ancêtre de "Les Tuche", notamment avec la famille Groseille, mais ici l'humour est tout de même beaucoup moins lourd ! On le connait, ce réalisateur ne fait pas dans la dentelle, nous sommes une fois de plus ici devant une comédie sociale assez acide et reflétant tout de même la réalité des choses avec certes quelques exagérations. Mais enfin, soyons honnête, ces deux familles, on en a tous déjà croisé une un jour ! D'ailleurs, le film ne prend pas de parti pris, ce qui est une très bonne chose, c'est à dire que finalement, à la fin du film, on ne se dit pas qu'une famille vaut mieux que l'autre, étant toutes les deux dans chacune dans leur extrême. Les clichés sont poussés mais honnêtement, ça vaut le coup car ça donne lieu à de très bons gags et à de très bonnes répliques, maintenant devenues cultes ! D'ailleurs, les gags ne sont pas méchamment gratuits, il y a une certaine réflexion derrière tout cela, on voit bien que le réalisateur à un certain regard sur la société qui l'entoure, ce film nous le prouve une fois de plus. Nous avons également un certain humour noir qui va même jusque dans la bande-annonce (tournée exprès), d'ailleurs excellente ! Même s'il avait auparavant tourné des spots publicitaires, pour un premier long-métrage, la réalisation est ici très intéressante et recherchée. Du côté des acteurs, nous avons principalement Benoît Magimel, Hélène Vincent, André Wilms, Valérie Lalande etc. qui jouent très bien. Et puis, petite mention spéciale à Catherine Jacob qui est irrésistible dans son personnage ! "La vie est un long fleuve tranquille" est donc, dans l'ensemble, une très bonne comédie !
Un film culte ! Avec des répliques à mourir de rire, des personnages haut en couleur... On peut le regarder un million de fois on découvre toujours de nouveaux petits détails cachés ou qu'on avait pas vu ! Et bravo à Hélène Vincent qui devient à la fin, à mourir de rire A voir !
L'opposition ne se joue pas vraiment entre la richesse et la pauvreté. Nous avons plutôt une famille aisée et croyante (les Le Quesnoy), attachée à l'organisation méticuleuse où rien ne semble spontané et une autre famille modeste (les Groseille) qui vit au jour le jour, dans la paresse et sans grands principes moraux. C'est sur cette base que se déroule un des films mémorables des années 80, période où la comédie française savait être à la fois légère et drôle...
Premier long-métrage mémorable pour Etienne Chatiliez qui signe ici, LA comédie populaire lors de l’année de sa sortie en salle. La Vie est un long fleuve tranquille (1988) est une comédie sociale à la fois satirique et corrosive, sur deux mondes bien distincts, celui des pauvres (des beaufs) et celui des riches (des bourges coincés et catho) qui n’auraient jamais du se rencontrer, mais le destin en a voulu autrement. Si bien que la rencontre entre les deux familles, les Le Quesnoy et les Groseille vont chambouler à tout jamais leurs train-train quotidien ! Le réalisateur spécialisé dans les comédies réussies (en témoigne Tatie Danielle - 1990 et Tanguy - 2001), parvient à réaliser l’alliance entre le burlesque, le loufoque et l’humour noir. Une heure trente de répliques désopilantes, grossières et bien tournées. Des personnages remarquablement mis en scène, on retiendra notamment Benoît Magimel, Catherine Jacob & le mémorable père Aubergé incarné par Patrick Bouchitey (on ne se lasse pas d’entendre son doux refrain « Jésus reviens, Jésus reviens, Jésus reviens parmi les tiens, … ») !