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Lecter_H
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3,5
Publiée le 7 février 2025
1983 dans l'état de l'Idaho, un groupe de suprémacistes d'extrême droite sème la terreur au nom d'une idéologie terroriste basée sur la haine raciale. Terry Husk, un agent du FBI va enquêter et tenter de coincer les malfaiteurs actifs de cette secte. Le film raconte la longue chasse à l'homme façon jeu du chat et la souris. Le style est sombre, mystérieux, angoissant, tendu et prend aux tripes. La conduite du film est assez simple et linéaire. La compréhension de l'intrigue est donc plutôt simple. Une bonne mise en scène, riche en action et qui prend une direction old school que l'on doit à la période durant laquelle se déroule les faits. Des faits d’ailleurs inspirés d'une histoire vraie. On pourrait juste reprocher au film son côté prévisible et sans réelles surprises. Mais il est indiscutablement bien filmé et bien interprété. Sans être un chef d'œuvre, le film est bon à tout égards et il interpelle car très violent sur le fond et sur la forme.
"The Order" est un film que j'ai bien apprécié. Un long-métrage très tendu et aussi captivant. Certaines scènes d'action sont intenses et les acteurs nous plongent bien dans l'intrigue de ce film.
Encore un film casse-gueule qui se révèle contre-productif. Tellement qu'on se demande si ce n'est pas fait exprès. Dans le style, American History X était bien meilleur, malgré un Jude Law très bon.
Un film qui lentement montre l’action d’un agent du FBI contre un groupe de suprematiste blanc dans les années 80 . De bon acteurs et en particulier Jude Law magistral.
Justin Kurzel a mis en scène l'adaptation par Zach Baylin du livre de non-fiction « The Silent Brotherhood: The Chilling Inside Story of America's Violent, Anti-Government Militia Movement de Kevin Flynn et Gary Gerhardt », paru en 1989.
Le combat, entre 1983 et 19884, de l'Agent vétéran du FBI Terry Husk (Jude Law, excellent) contre un groupuscule nazi, spoiler: qui démontre que le point commun entre tous les types de terrorisme – du nazisme au communisme en passant par l'islamisme – est la pauvreté intellectuelle : le refus d'embrasser le développement personnel qui contribue au développement collectif .
J'ai malheureusement eu du mal à entrer dans le film lors du premier acte, car un trio de « spectateurs » manquant cruellement d'éducation de base n'arrêtait pas de bavarder. Jusqu'à ce que j'appelle la Sécurité pour les ramener à la raison. Refusant toujours obstinément de comprendre que nous étions assis dans une salle de cinéma pour regarder un film, je leur ai alors ordonné de se taire. Car, contrairement à eux, nous voulions apprécier ce film. Ces trois idiots ont fini par quitter la salle. Dieu merci !
The Order fai preuve d'une sophistication visuelle de chaque instant, tandis que Justin Kurzel et Adam Arkapaw amènent l'âpreté nécessaire pour ce polar ancré dans les codes du Nouvel Hollywood. Néanmoins, son scénario très direct amenuise sa portée, préférant illustrer son combat idéologique sans personnages fouillés dignes de ce nom. Une réflexion certes nécessaire face au suprémacisme, mais qui laisse un léger arrière-goût de trop peu. Reste heureusement un casting impliqué et un côté coup-de-poing des plus appréciables ! Pas mal donc
Quand on regarde de loin, « The Order » semble faire typiquement partie des films balancés directement en VOD (autrefois on appelait cela des direct to DVD). Casting de seconds couteaux et d’ancienne gloire ou star du septième art (ici Jude Law), sortie en salles annulée dans certains pays et en catimini aux États-Unis, postulat de polar comme on en voit tant, etc. Et le début du film, pas désagréable pour autant, nous confirme cette impression. Pourtant, plus on avance dans l’intrigue et plus ce long-métrage nous impacte et devient imposant. Et c’est logique au final car, au générique de ce film, il y a aussi les très talentueux Nicholas Hoult et Tye Sheridan, rendant le casting finalement plutôt attrayant. On se rend compte aussi que la sortie n’a pas vraiment été sacrifiée en salles mais que le studio distributeur est Prime et qu’il se garde une certaine exclusivité au chaud pour sa plateforme tandis qu’une sortie dans quelques salles rend le tout plus prestigieux. Ensuite, le sujet est plus pointu et moins commun que prévu puisqu’il est basé sur des événements réels concernant un gang de suprémacistes blancs dans les années 80. Et, enfin, c’est Justin Kurzel à la barre, le cinéaste australien à qui l’on doit le tétanisant « Les Crimes de Snowtown » ou, plus récemment, « Nitram » (et aussi les ratés « Assassin’s Creed » et « Mac Beth », il faut l’avouer). Dernière information notable, le film a été présenté en compétition à la dernière Mostra de Venise, preuve que « The Order » n’est pas une banale série B destinée à garnir les catalogues de streaming pendant les Fêtes. Et sa vraie nature se montre au cours de son visionnage, un film policier sous tension et à combustion lente qui nous happe durablement et marque les esprits.
L’intrigue nous plonge donc dans les années 80, dans une région entre l’Idaho et l’État de Washington où une communauté raciste héritée du tristement célèbre Klu Klux Klan sévit. Une région des États-Unis peu filmée et magnifique qui ajoute un certain cachet visuel au film et que Kurzel utilise à bon escient pour baigner le long-métrage dans une atmosphère encore plus fantomatique et nihiliste comme il les affectionne. On va suivre une enquête fédérale sur une partie de cette communauté de suprémacistes ayant fait scission et encore plus extrémiste semblant liée à des braquages et des meurtres dans la région. « The Order » prend son temps mais n’ennuie jamais, nous distillant un poison qui traverse l’écran rendant l’ambiance lourde. Plus on avance, plus ce sentiment de pesanteur sera prégnant. La bande sonore de Jed Kurzel, le frère du cinéaste, est anxiogène au possible et magistrale; elle participe à rendre ce long-métrage étouffant. La manière dont Kurzel filme les scènes de braquage et d’action est anti-spectaculaire au possible mais très brute, rendant paradoxalement le tout impressionnant et magnétique jusqu’au final désenchanté, à la lisière du fantastique. On apprend aussi beaucoup de cette faction et du livre dont elle s’inspire grâce à des intermèdes intimes lors de l’enquête passionnants même si la prêche du personnage d’Hoult, cœur du film, n’est pas aussi puissante qu’espéré. Si l’interprétation est plus en mode mineur (Hoult comme Law semblent la jouer sobre, trop sobre pour être mémorable d’ailleurs), il n’empêche que « The Order » est une bonne surprise qui fait froid dans le dos et résonne avec certaines populations américaines encore aujourd’hui. Un polar intense, froid, glauque et sous tension qu’il faut laisser fermenter pour l’apprécier encore plus.
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3,5
Publiée le 26 décembre 2024
Après "Snowtown" et "Nitram", Justin Kurzel raconte une nouvelle histoire vraie sinistre en l'occurrence spoiler: la traque de Bob Mathews et de son groupe de suprémacistes qui ont voulu reproduire le plan décrit dans le roman "The Turner Diaries". Directement lié au contexte nord-américain actuel, "The Order" est un thriller captivant et tendu notamment dans le feu de l'action avec des séquences nerveuses et immersives qui sont particulièrement bien exécutées. Une traque ou plutôt une chasse linéaire, car tout est exposé directement pour opposer les deux camps, ce qui n'impacte pas négativement l'histoire, car ça permet de voir le mode de fonctionnement du groupe et l'exécution de leur plan en plusieurs étapes. Cependant, tout ce qui touche à l'enquête de police méritait mieux et n'est sauvé que par la solide performance de Jude Law et de Tye Sheridan. Par contre, la cinématographie est remarquable avec ce contraste entre la beauté de la nature et la brutalité humaine. Au final, un bon film à la fois simple, solide, efficace et haletant.