Butterfly Jam se déroule dans la communauté tcherkesse immigrée du New Jersey. Le jeune Temir n'a pas connu sa mère. Il est élevé par son père, Akiz (Barry Keoghan, acteur irlandais découvert dans Dunkerque et dans Mise à mort du cerf sacré), cuisinier dans un fast food qui rêve de faire de son fils un champion olympique de lutte.
Kantamir Balagov, élève d'Aleksandr Sokourov, avait fait une entrée remarquée dans le monde du cinéma avec "Tesnota" en 2017 puis avec "Une grande fille" en 2019, tous deux projetés à Cannes dans la section Un certain regard. Ses projets ultérieurs ont été retardés par le Covid puis par l'invasion de l'Ukraine qui l'ont conduit à s'exiler en Géorgie d'abord puis à Los Angeles ensuite où il n'a pas réussi à s'adapter à la loi d'airain des studios américains. C'est en France, avec les producteurs français de Why Not Productions, qu'il est venu tourner son troisième film.
"Butterfly Jam" a un petit parfum de "Little Odessa", le film exceptionnel de James Gray des années 90 tourné au sein de la communauté russe d'Ellis Island. Mais il n'en a pas les qualités. Il souffre en effet d'un déséquilibre. D'un côté la peinture tout en finesse de ce jeune héros, écartelé entre deux mondes, celui du pays où il est né et celui de son père et de ses amis emprisonnés dans une culture violente et masculiniste. Les meilleurs moments du film sont ceux, tout en délicatesse, qui décrivent les amours naissantes de Temir et d'une de ses partenaires de sport, afro-américaine, affligée d'une maladie de peau qu'elle cache. Mais de l'autre, Balagov ne résiste pas, comme dans ses précédents films à pousser son scénario au paroxysme. Il y aura, aux deux tiers du film un événement inattendu, dont j'ai déjà trop dit en mentionnant l'existence. Rien ne le laissait présager. Son outrance sidère. Elle n'est guère crédible. Elle tire le film vers le drame et le polar alors qu'il aurait gagné à rester sur celui, tout en dentelles, de l'enquête ethnologique.
Difficile d’écrire à propos d’un film qui a autant de bons points que de mauvais.
Le film touche à des thématiques fortes (lien de communauté, racines coupées ou continues, masculinité, violence des rapports humains, etc.). Il les observe et les illustre avec une force crue, un oeil perçant et une caméra au plus proche des visages des acteurs. Pas de voyeurisme mais une immersion réussie. Et pourtant, on reste sur sa faim, car manque la réflexion, remplacée par quelques pirouettes scénaristiques.
En resort un sentiment de potentiel inachevé, d’une profondeur entrevue sans creuser, et surtout une confusion sur le message porté par le film.
Au même titre que Kirill Serebrennikov ou que Andreï Zviaguintsev, Kantemir Balagov tourne désormais en exil, loin de sa Russie natale. Dans Butterfly Jam le réalisateur du très admiré Une grande fille retrouve une exigence et une âpreté qui semblent faire partie intégrante de son cinéma. Cette rude histoire familiale au sein de la communauté tcherkesse, issue du Caucase et réfugiée dans le New Jersey, manque cependant de fluidité et ne rappelle que de loin l'intensité des films de James Gray. À défaut de constituer un ensemble dont les enjeux sont immédiatement perceptibles, Butterfly Jam reste cependant marquant pour quelques scènes fulgurantes et devient plus convaincant dès lors que la tragédie s'abat. Remarquablement interprété, le film peut alors toucher dans son humanité blessée. Au final, demeure tout de même cette impression diffuse que Balagov n'a pas réussi totalement à nous faire ressentir cette relation père/fils qui est au cœur du récit et qui étonne d'emblée par la différence d'âge peu évidente entre l'un et l'autre. Toutefois, les deux acteurs principaux, et particulièrement le comédien irlandais Barry Keoghan, au regard si singulier, possèdent une puissance de jeu qui revalorise l'intérêt du film, en dépit de ses lacunes.
C'est en 2017 que le russe Kantemir Balagov a présenté pour la première fois un long métrage à Cannes. C'était dans sélection Un Certain Regard et ce film avait pour titre "Tesnota - Une vie à l'étroit", un film dont le principal défaut était d'être gâché par la recherche excessive d’effets permettant à ce jeune réalisateur, du moins l’espérait-il, de se faire remarquer. En tout cas, 2 ans plus tard, il était de nouveau dans la sélection Un Certain Regard, avec un film beaucoup plus convaincant, "Une grande fille", d'ailleurs récompensé par le Prix de la mise en scène de cette sélection. Ayant manifesté contre l’agression de la Russie contre l’Ukraine, Kantemir Balagov a dû quitter la Russie et il s'est installé à Los Angeles. Alors qu'il vivait encore en Russie, il avait commencé l'écriture de "Butterfly jam", film parlant des rapports entre un père et son fils et dont l'action devait se dérouler à Naltchik, la capitale de la république de Kabardino-Balkarie, en Russie. In fine, nous voici avec un film tourné en anglais avec des comédiens anglo-saxons, tourné dans le nord de la France mais censé se passer dans la communauté kabarde du New-Jersey. Un film qui a fait l'ouverture de la Quinzaine des Cinéastes 2026. Pyteh, le fils, a 16 ans et il fait de la lutte, tout en se montrant inquiet du comportement de son père, un homme au caractère instable, cuisinier dans le restaurant tcherkesse tenu par sa sœur. Père immature, violence masculine, on a déjà vu cela dans d'autres films, beaucoup mieux réussis. Dans "Butterfly jam", les personnages sont mal définis et ce qui passe entre eux semble très artificiel. Peut-être faudra-t-il attendre que Kantemir Balagov soit définitivement installé dans sa nouvelle vie pour qu'il remonte la pente ! Film vu au Festival de Cannes
Kantemir Balagov est d’origine russe, tcherkesse Plus précisément, sans doute immigré aux USA, d’après le scénario du film. ???? le film comporte des ambiguïtés, spoiler: notamment une scène de viol qui pourrait choquer en dessous d’un certain age. C’est un film socio politique, en quête de racines et de vérités, de liens familiaux….techniquement c’est moyen, mais les acteurs jouent bien. Je n’ai pas remarqué de bande sonore???Cela se passe dans le New Jersey. Soucis d’intégration, soucis familiaux, le film survole les problématiques, sans vraiment les évoquer. C’est du cinéma d’auteur qui tente de réhabiliter une culture, mais n’atteint pas son objectif. spoiler: La scène de viol est le twist du film, mais hélas elle en devient le noyau. J’aurais préféré un autre discours culturel. À vous de voir.
Dans Butterfly Jam, grandir ne consiste peut-être pas à devenir meilleur que ses parents, mais à découvrir qu'ils n'étaient pas les adultes invulnérables que l'enfance avait construits. Pyteh avance, entre lutte, famille et racines tcherkesses, pendant qu'Azik découvre presque malgré lui ce que la réussite de son fils renvoie de sa propre existence.
On est dans le malaise en voyant ce film. Un homme qui désire rien de plus que ce qu'il a, un fils qui va devenir lutteur en national. Il voit tout le monde réussir, mais lui se contente du peu. Il commence à voir sa vie comme une forme d'échec qu'il masque derrière un air détaché. Barry Keoghan est touchant, Riley Keough crève l'écran. Cette réussite du fils agit moins comme une fierté que comme un miroir cruel. Ce qui semblait jusque-là suffire au père devient soudain le signe d'une existence restée sur place. Kantemir Balagov travaille précisément cette masculinité qui peine à reconnaître sa propre vulnérabilité : plutôt que de formuler son sentiment d'échec, l'homme agit, improvise, prend des décisions et cherche à reprendre une forme de contrôle sur une trajectoire qui lui échappe.
Le malaise vient aussi de cette ambiguïté permanente. Il n'est pas simplement un mauvais père ou un éternel opportuniste : il aime son fils, croit parfois réellement agir pour lui, tout en projetant progressivement sur l'adolescent ses propres frustrations. La lutte prend alors une autre dimension. Le fils avance physiquement, socialement, tandis que le père reste enfermé dans une identité dont les contours deviennent de plus en plus étroits. Barry Keoghan donne à cet homme quelque chose de profondément fragile derrière son détachement, sans chercher à le rendre artificiellement sympathique. Face à lui, Riley Keough impose une présence remarquable, plus immédiatement lisible, presque comme un contrepoint à cet homme qui ne sait plus très bien s'il protège ce qu'il possède ou s'il tente désespérément de rattraper ce qu'il pense avoir raté.
Ce film montre finalement comment un père peut tout donner, se contenter du peu, mais paraitre pour un looser aux yeux des autres. Il pose ainsi une question assez brutale : à partir de quand une vie modeste devient-elle une vie ratée ? Le regard extérieur finit par imposer ses propres critères de réussite, jusqu'à contaminer celui qui, jusque-là, ne semblait pas en avoir besoin. Et c'est peut-être là que le film devient le plus inconfortable : cet homme n'était pas nécessairement malheureux avant qu'on lui fasse comprendre qu'il avait des raisons de l'être.
A vu « Butterfly Jam » du réalisateur russe Kantemir Balagov qui figurait dans la sélection de la « Quinzaine des cinéastes » lors du Festival de Cannes 2026. Balagov a fuit la Russie suite à la guerre en Ukraine, et réalise ici son premier film américain qui a été tourné en grande partie en France. Au casting on retrouve deux des plus intéressants acteurs anglais actuels et c’est pour cela que j’ai eu envie de voir ce long métrage. Il est bien difficile de faire un résumé de l’histoire puisque le film s’éparpille dans tous les sens et suit une multitudes de personnages sans jamais les caractériser complètement. Azik (Barry Keoghan) est chef cuisinier dans un diner tcherkesse dans le New-Jersey. Il est totalement immature et inconséquent. Il vit avec son fils (Talha Akdogan) et sa soeur enceinte, mais il passe la plupart de son temps avec ses copains dont Marat (Harry Melling) qui n’est pas le plus équilibré de tous. Le scénario est très distendu, le montage fait s’éterniser certaines scènes inutilement et le rythme global du film est plutôt lent. Il est évident que le scénario parle de déracinement et de la difficulté d’intégration mais il est impossible de s’attacher à un personnage quand la caméra passe de l’un à l’autre constamment. L’immaturité indéniable des rôles masculins est un choix et les rôles féminins n’ont pas grand chose à défendre à l’image de Monica Belluci qui n’a aucune réplique. Nous assistons de façon très distancée à certains numéros d’acteurs tout en ne comprenant pas très bien où va le film et surtout ce qu’à voulu nous raconter Balagov. Une certaine mélancolie se dégage du film mais aucun charme n’opère et très vite c’est la lassitude qui gagne le spectateur. L’on ne s’intéresse jamais à cette relation père-fils sur-lignée et d’autant plus improbable que l’on a la sensation que les deux comédiens ont le même âge. Cette « confiture de papillon » a bien plus des allures de bouillie sans aucune saveur qu’autre chose.
Balagov confirme avec son nouveau film ses qualités admirables de scénariste et réalisateur à nous entraîner dans la vie d’immigrants tcherkesses aux USA. Cnest tout sauf du déjà vu bravo. Film vu au Festival de Cannes
Ce film devrait être en streaming ou télévision il est archi nul il est d’un ennui C’est du déjà vu et revu rien d’execptionel pourquoi Barry a accepté de jouer dans ce film il mérite mieux et le reste du casting une horreur se sont des amateurs mal joué Barry porte le film il crève l’écran le reste des personnages tous mauvais surtout la fille si c’était pas une fille de elle n’aurait jamais été prise elle a aucun talent et très mauvaise actrice elle sur joue elle dégage rien a l’écran elle est la et c’est tout J’ai quitte la salle au bout d’un moment merci a son agent elle devait laisser sa place a de vraies talents qui cherche a devenir acteur et n’ont pas d’agent par manque de moyen un film de télévision regarder le en streaming ne payer pas pour ça