le film se déroule bien sur Terre et pour qui aime la SF, les premières minutes intriguent, appuyées par de belles prises de vues aériennes. de nombreuses incohérences s'accumulent mais, le mystère, le jeu inquiétant du chat et de la souris maintiennent l'intérêt. le dénouement inattendu et enchanteur laisse le sentiment d'une petite production pas si mal troussée, finalement.
Un bon moment dans l'ensemble bien que l'ambiance oppressante du début laisse peu à peu place à un dénouement auquel il peut paraitre difficile d'adhérer, tant visuellement que scénaristiquement. Plusieurs références évoquent notamment Alien, Abyss et même Jurassik Park! En conclusion, pourquoi pas ?
Suite à une mission au fin fond de l'espace, l'astronaute Sam Walker revient sur Terre blessée et inconsciente après que sa capsule d'atterrissage se soit fait percuter par un objet d'origine inconnue. Alors qu'elle semble reprendre pied, la NASA l'envoie séjourner dans une villa perdue en plein cœur de la forêt pour étudier les conséquences de son voyage spatial. Là-bas, Sam est victime d'hallucinations qui la font douter de sa propre raison... Mais aussi se demander si elle n'a pas ramené quelque chose avec elle de l'espace.
Du film "Intrusion" à la série "Extant" en passant par le fameux épisode "Espace" des débuts de "X-Files", on le sait, l'idée de l'astronaute revenu différent sur Terre, possiblement à cause d'une mauvaise rencontre dans l'espace, peut engendrer de redoutables atmosphères de thrillers paranoïaques SF où, la plupart du temps, les propres doutes du personnage principal (ou de son entourage) sur sa santé mentale se mêlent à l'apparition d'étranges phénomènes afin de maintenir le trouble sur la réalité des évènements chez le spectateur.
En cela, "The Astronaut" ne réinvente aucunement cette formule mais l'applique à ses débuts de manière plutôt efficace autour de son héroïne isolée des siens par ses supérieurs au sein de cet impressionnant lieu de villégiature luxueux au milieu de la forêt. Jouant entre la bizarrerie des symptômes post-séjour spatial et la possibilité d'une menace bien plus extraordinaire dans les environs (la fascination du spectateur devant une plausible manifestation extraterrestre est un mirage qui fonctionnera décidément toujours), le film de Jess Varley parvient à nous mettre dans le même état de tension que son astronaute (interprétée par une solide Kate Mara), à la fois fébrile et désireuse de maintenir les apparences de sa bonne santé psychologique auprès de ses pairs, nous faisant scruter chaque recoin d'image à la recherche du moindre mouvement suspect. Le long-métrage va ainsi vite sortir du simple champ de vision de Sam pour faire pencher la balance sur la réelle teneur des évènements qui s'y déroulent....et complètement s'effondrer par la suite.
Au bout d'un moment, il devient en effet clair que "The Astronaut" s'enlise dans sa propre recette, comme devenu incapable de se renouveler malgré l'ajout de phénomènes encore plus hors norme ou de séquences de confrontations directes, et attend juste patiemment que la lumière soit faite sur sa grande révélation finale pour tenter d'épater son public. Sauf que celle-ci tient de la catastrophe absolue. Pas tant dans son contenu, la surprise engendrée et les corollaires que cela implique pour l'héroïne avaient un certain potentiel, mais l'exécution de ce twist est tout bonnement épouvantable. Écrite avec des pieds d'alien ayant trop macéré dans le formol, vectrice d'une rupture de ton aussi ridicule qu'imbuvable, emmenée par des effets spéciaux très gênants et des acteurs désormais aussi perdus que nous devant l'ampleur du désastre, la fin de "The Astronaut" gâche à peu près tous les efforts de tension qui ont précédé et nous laisse même sur un fou rire nerveux tant on n'avait pas vu un tel auto-sabotage depuis belle lurette.
Si c'était pour nous laisser ainsi, cet "Astronaut" aurait mieux fait de ne pas revenir du tout sur Terre.
La révélation finale est intéressante. Cependant, sur la forme c’est terriblement moyen. Les effets spéciaux sont catastrophiques pour un film de 2025. Les scènes sont littéralement des copies plan plan de Jurassique Park, ET l’extraterrestre et d’alien. À ce niveau ce n’est pas de l’hommage mais du plagiat.
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2,0
Publiée le 23 octobre 2025
Après une frayeur au moment de revenir sur Terre, l'astronaute Sam Walker pense avoir évité le pire, mais son retour s'accompagne de certains désagréments comme des hallucinations ou le sentiment d'être observée. Une simple question de réacclimatation ou véritable danger ? "The Astronaut" est donc un film de science-fiction horrifique qui a beaucoup de mal à susciter du frisson malgré un postulat de départ intrigant. Un huis clos paranoïaque cliché et répétitif qui met du temps à se dévoiler et l'on comprend pourquoi quand on voit cette dernière partie risible et ces effets spéciaux ridicules. Kate Mara fait de son mieux, mais elle ne peut pas sauver un aussi mauvais script et un film qui manque de rythme et de tension.
Vu en avant première. Ce petit film d'horreur prends son temps avant de dévoiler la vérité qui change un peu des fins classiques vu et revue. Plaira surtout au fan de SF/Fantastique
Kate Mara, astronaute revenue d’une mission spatiale, est placée en quarantaine dans une demeure moderne, coupée du monde. L’architecture, avec ses couloirs impersonnels et ses vitres immenses, semble déjà indiquer un double enfermement, physique et mental. La question centrale est simple : qu’a-t-elle rapporté de l’espace, et ce qu’elle ressent relève-t-il d’une contamination extérieure ou d’une dérive intérieure ?
Mais rapidement, la mise en scène étouffe la puissance de ce dispositif. Plutôt que de creuser la tension, le film accumule de faux sursauts, rejouant mécaniquement les codes du « jump scare » sans jamais leur donner d’ancrage. La première heure patine ainsi dans un entre-deux sans intensité : trop explicite pour maintenir le doute, trop creux pour provoquer la peur.
Le basculement final vers une autre piste (celle d’un récit extraterrestre plus frontal) n’offre guère plus de densité. Là où un tel déplacement pourrait relancer le film, il ne fait que souligner son hésitation.
Le plus problématique est que certaines mécaniques scénaristiques, censées intensifier l’inquiétude ou l'émotion, sombrent dans l’artifice total. Les scènes avec les aliens, en particulier, basculent dans le risible. Alors, je me surprend à sourire là où l’on devrait trembler ou compatir.
Reste un parfum de déception. Les corps de Kate Mara, Williams Harris et Diego Luna, pourtant capables d’incarner toutes formes de jeu, sont enfermés dans une mécanique dramatique qui ne leur laisse guère de prise. On n’aura eu qu’un récit hésitant, qui tente de paraître plus palpitant qu’il ne l’est vraiment, et qui trahit, au fond, la richesse de son point de départ.