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Artriste
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3,0
Publiée le 3 mars 2025
Thriller, coécrit et réalisé par Simon Bouisson, dont c'est le premier long-métrage derrière la caméra, Drone est un film de bonne facture. L'histoire nous fait suivre Émilie, une jeune femme commençant à Paris une prestigieuse formation d'architecture qui, pour payer ses études, travaille comme camgirl la nuit. Seulement, alors qu'elle n'a confié son secret à personne, un soir, un drone vient se poster devant la baie vitrée de son appartement et l'observe. Les jours suivants, dès qu'elle est seule, il apparaît et la suit même en dehors de chez-elle. Émilie se demande alors qui se cache derrière cette machine avec qui elle noue une relation étrange. Ce scénario nous plonge pendant un peu plus d'une heure et demie dans une intrigue prenante. Cette dernière a le mérite d'être originale et de traiter de la technologie avec cet appareil volant faisant preuve de voyeurisme, en plus d'évoquer un sujet peu commun qu'est l'architecture. Si cela est intéressant, le récit souffre tout de même de quelques défauts. Celui-ci aurait mérité à être plus étoffée et plus profond dans son propos. De plus, il aurait gagné à être raccourci d'une bonne vingtaine de minutes, notamment dans sa première partie un peu trop redondante et qui peine à évoluer. Malgré cela, on est pris dans ce tourbillon ambigu, notamment à la faveur de son ambiance oppressante dû à cet appareil volant embarquant une caméra espionnant les agissements intimes, même si elle aurait pu être encore plus prononcée et davantage anxiogène. Le fait que la grande majorité de l'action se déroule de nuit aide également grandement à rendre la machine inquiétante. L'ensemble est porté par des personnages pas suffisamment développés mais tout de même appréciables, interprétés par une distribution correcte jouant de façon très naturelle comprenant Marion Barbeau, Eugénie Derouand, Cédric Kahn, Stefan Crepon, Bilel Chegrani, Alysson Paradis et Anne Loiret. Tous ces individus entretiennent des rapports ne procurant pas réellement d'émotion. Des échanges soutenus par des dialogues assez neutres. Sur la forme, la réalisation du cinéaste en herbe français s'avère bonne. Sa mise en scène forcément très aérienne est d'un bel effet. Sa caméra est perpétuellement en mouvement et exploite bien sa technologie pour nous offrir des plans créatifs. Ce visuel nocturne est accompagné par une excellente b.o. signée Paul Sabin, essentiellement composée de musiques électroniques à la fois mélodiques et percutantes. Cet espionnage futuriste s'achève sur une fin pas entièrement satisfaisante venant mettre un terme à Drone, qui, en conclusion, est un film méritant le coup d'œil.
L’idée du drone qui suit cette jeune femme est géniale ce qui aurait pu laisser place à plusieurs idées mais ceci dit y a trop de longueur ce qui fait qu’on ne s’attache pas aux personnages , c’est superbement bien filmé en revanche . En ce qui concerne la fin du film je crois avoir rien compris ou alors c’est bâclée ^^
Simon Bouisson, connu pour ses explorations du numérique et de ses dérives, signe avec Drone un thriller psychologique ancré dans notre époque ultra-connectée. À travers le regard d’Émilie (Marion Barbeau), une étudiante qui voit sa vie envahie par une présence invisible mais omniprésente, le film joue sur une tension progressive qui transforme la fascination en terreur. Une angoisse subtile et contemporaine
L’idée de départ est aussi simple qu’efficace : un drone anonyme qui observe une jeune femme. D’abord perçu comme un élément anodin, presque bienveillant, il devient peu à peu un outil de harcèlement, une menace sourde qui grandit dans l’ombre. Bouisson tisse une atmosphère oppressante où la frontière entre sécurité et intrusion s’efface lentement. Le spectateur, comme Émilie, oscille entre paranoïa et réalité, se demandant si la menace est véritable ou si elle découle d’une angoisse intérieure. Une mise en scène immersive
La réalisation joue sur une mise en scène minimaliste mais redoutablement efficace. Plans serrés, angles de vue subjectifs, bruits mécaniques feutrés : tout contribue à instaurer une tension latente. La présence du drone, souvent filmé à hauteur d’œil ou en plongée, évoque un regard omniscient qui ne quitte jamais sa cible. Cette sensation d’être traqué sans pouvoir identifier son bourreau confère au film une atmosphère proche du cauchemar éveillé. Un propos fort sur notre rapport à la surveillance
Au-delà du thriller, Drone pose des questions troublantes sur notre époque. Dans un monde où caméras de surveillance, objets connectés et IA infiltrent chaque recoin de notre quotidien, jusqu’où s’étend réellement notre vie privée ? Le film interroge le consentement, la traçabilité de nos mouvements et la manière dont la technologie, censée nous protéger, peut devenir une arme contre nous. Une performance habitée
Marion Barbeau, révélée dans En corps de Cédric Klapisch, livre ici une interprétation captivante. Son jeu, tout en retenue et en fragilité, donne corps à cette spirale anxiogène. Face à elle, Cédric Kahn incarne un rôle mystérieux, ajoutant une couche supplémentaire de tension à l’intrigue. Un film efficace, mais qui aurait pu aller plus loin
Si Drone réussit à installer un climat inquiétant, il lui manque peut-être une montée en puissance plus marquée dans son dernier acte. Certains spectateurs pourraient rester sur leur faim, espérant un final plus percutant ou une révélation plus audacieuse. Cependant, la force du film réside dans son réalisme : l’horreur n’a pas besoin d’effusion de sang pour être terrifiante.
Alors je n'aime pas avoir ce genre de propos mais j'ai trouvé le film profondément débile. Notamment son personnage principal qui a aucun moment n'est crédible et logique. Le film n'apporte aucune ambiance, aucune vie dans son récit tout comme dans sa mise en scène. Et pourtant son concept de Fenêtre sur Cours modernisé est génial mais le réal n'en fait rien. Mention spéciale pour les plans en drone qui sont superbe. A part ça, aucune menace, tension n'est ressenti. Le vide à l'état pur.
Le concept d'un thriller autour d'un drone était excellent mais le fond est complètement inintéressant. Le film fait de la sensibilité sociale avec comme trame de fond la pros...tion de son héroïne principale. Personnelement je passe mon tour sur la proposition
Une nuit, Émilie remarque qu’un drone silencieux l’observe à la fenêtre de son appartement. Les jours suivants, il se fait de plus en plus présent, voire même inquiétant.
C’est le second film français à mettre en scène des drones, un an seulement après le (décevant) thriller 2.0 d'Olivier Abbou (Drone Games - 2023). Pour son premier long-métrage, Simon Bouisson s’est attelé à un thriller très… très soporifique où sans surprise, spoiler: il est question de "male gaze" et de masculinité toxique à travers le regard d’un drone piloté par un voyeur.
Comme trop souvent avec les films utilisant des drones, on sens que les réalisateurs veulent utiliser leurs gadgets coûte que coûte, histoire de les rentabiliser. Les plans aériens qui virevoltent sans raison, en dehors de nous donner la nausée sont légion et n’apportent rien à l’intrigue principale (le film d'Olivier Abbou ou encore Ambulance (2022) de Michael Bay en faisait largement les frais).
Le scénario de Drone (2024) traite aussi bien du voyeurisme que de la précarité étudiante spoiler: (à travers le personnage d’Émilie, une “camgirl” qui cherche à s'insérer dans la vie active). Cela aurait pu être intéressant, du moins, sur le papier, car en fin de compte, tout ça s'essouffle assez vite.
Un sujet orignal pour ce film, où le scénario n’a pas réussi à me convaincre. Si les idées sont présentes, elles m’ont semblé peu abouties ou trop dispersées pour être totalement convaincantes.un scénario nullissime des acteurs mal dirigés. des dialogues d'une platitude ... . d'un ennuyeux mortel. Mais comment ce film a pu avoir autant d'assez bonnes critiques . cela restera un mystère .
Emilie, étudiante en architecture, se fait de plus en plus espionner par un drone. Le premier film de Simon Bouisson ressemble à un thriller de science-fiction, mais tout ce qu’on voit dans Drone est déjà possible, et c’est tout l’intérêt du film. Même si le drone est légèrement futuriste, c’est avec des éléments simples que le réalisateur parvient à créer une tension suffisante. En 1h50, la narration ne s’essouffle pas, car les obstacles dans la vie d’Emilie sont multiples. Le voyeurisme dont elle fait l’objet, mais aussi la sphère compétitive et élitiste du monde des architectes qu’elle découvre peu à peu.
C’est l’occasion de voir des choses inhabituelles, la communauté autour des drones, mais aussi le monde méconnu de l’architecture.
Bouisson trouve une méthode rusée pour exprimer le point de vue du drone, à la fois sourd et silencieux ; la communication inexistante le rend d’autant plus effrayant et énigmatique. C’est aussi un prétexte pour enchaîner des plans de vitesse, aériens, qui ajoutent un certain style à Drone.
On ressent une critique acide du regard des hommes, un écho compréhensible aux maux actuels mais qui manque parfois de subtilité. Je regrette un dénouement évasif et trop moralisateur.
Le jeu de Marion Bardeau (En corps) est prometteur. Elle porte facilement la tourmente de la persécution qu’elle subit, jonglant aisément entre la timidité, l’anxiété et la rage de son personnage.
Entre It Follows et Black Mirror, si vous aimez les thrillers technologiques vous ne serez pas déçus.
Un premier film intriguant, vraie curiosité qui interroge sur l'utilisation potentiellement intrusive des nouvelles technologies. Le "regard" en miroir de l'héroïne et du drône est intéressant et apporte quelques jolies vues. même si une paranoïa contagieuse s'installe, l'approche est toutefois un peu naïve, les personnages pas tous convaincants. En outre, la question essentielle reste en suspend.
Un très bon Thriller, captivant du début à la fin, sur la problématique très actuelle de l'omniprésence d'internet et de son usage pervers, diabolique. Une jeune femme qui cherche à s'épanouir dans la voie qu'elle a choisi mais qui n'est qu'une proie, dont on use, abuse, la proie sexuelle des hommes, dans le monde réel comme dans le monde virtuel. Des acteurs très justes, particulièrement Marion Barbeau et Eugenie Derouand. Une musique qui sied parfaitement à la mise en scène.
Ce thriller paranoïaque sur fond de voyeurisme est assez bien fichu car on se pose des questions sur le drone espionnant cette jeune étudiante dans la précarité : est-ce le fruit de son imagination ? Et si ce n'est pas le cas, qui la suit jour et nuit ? En cela, le film brouille bien les pistes et se laisse bien suivre car les acteurs sont bons et le rythme assez soutenu. Quant à la fin, elle est assez inattendue et pourra rappeler à certains cinéphiles celles de "The den" ou encore de "Unfriended : Darkweb". Quoi qu'il en soit, ce long-métrage se laisse bien suivre même s'il manque tout de même de scènes mémorables.
J'ai bien aimé, film à suspens thriller et un côté fantastique. ... Dommage tout n'est clair notamment la fin pour moi, l' actrice principale est excellente, à la fois mystérieuse, introvertie et attirante....il faut le voir, il peut y avoir une suite !.
10 595 abonnés
11 630 critiques
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3,0
Publiée le 20 janvier 2025
Émilie, une jeune architecte en herbe, n'est pas du genre à se faire remarquer, et pourtant, elle devient la cible d'un mystérieux drone... Une présence intrusive, intrigante et surtout inquiétante. On ne sait rien sur cet appareil qui pourrait même être le fruit de son imagination. Simon Bouisson ne se contente pas de faire un thriller psychologique autour de cette "compagnie" non désirée puisqu'au-delà de ce voyeurisme poussé à l'extrême, il évoque également la précarité étudiante et ce qui en découle. Les deux aspects ne se marient pas toujours bien, mais ça donne de la consistance au récit avec donc Émilie qui est en quelque sorte traquée sur différents fronts. Le scénario est plutôt simple, mais l'exécution est solide. J'ai apprécié l'ambiance paranoïaque et surtout l'aspect technique dès que le drone est en action. Bref, c'était vraiment pas mal et engageant jusqu'au bout.